Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Dimanche 31 août 2008

C’est parti.  La grande parade du cirque Belgique vient de faire sa rentrée.

Écolo à Borzée, le CDH au monde sauvage et le PS à Chevetogne ont commencé leur numéro par les habituelles rengaines qui, à force d’être entendues, deviennent de véritables « scies ». Le MR lui demande au ministre président de Flandre de lui lâcher les baskets.

Ecolo file le parfait amour avec Groen dans une Belgique où les Wallons aiment les Flamands et ceux-ci acceptent les prémisses de cet amour fusionnel par respect des conventions et peur du qu’en-dira-t-on.

Le CDH est tout à ses sans-papiers, une urgence qui passe avant toute autre priorité. La nouvelle sœur Thérèsa des églises occupées veut une solution rapide à ce problème complexe qu’est l’immigration. La Maison Belgique, refuge de tous les déshérités de la terre.

Le PS plaide pour une solidarité sociale et rêve de pouvoir enfin inscrire la majorité des Wallons au CPAS local. Une intervention sur les achats de mazout ? Oui, mais pas sans être inscrit et contrôlé comme étant ménage à revenu faible, mais aussi les personnes à revenus modestes, c'est-à-dire les travailleurs ne gagnant pas plus de 23.705 euros par an. De quoi transformer d’honnêtes travailleurs en assistés sociaux.

Attendons le numéro du MR qui va certainement en faire rire plus d’un.

Mais il suffisait de suivre le débat de RTL-TVI de ce dimanche midi, pour se rendre compte que la défense des francophones est un leurre pour aguicher le passant et l’entraîner a participer à la comédie collective.

Du côté des invités flamands, rien à dire. Ils affirment, ils veulent et ils savent qu’ils auront. Du côté des francophones (comment oser les traiter de Wallons sans porter insulte à la majorité des citoyens de cette région ?), les grandes exigences d’avant les vacances semblent bien lointaines.

Lorsque que le représentant de l’empereur PS décrète que les problèmes économiques et sociaux ont priorité sur le communautaire, alors que le traitement de celui-ci est obligatoire pour pouvoir les résoudre effectivement, lorsque celui du parti de la liberté annonce que les exigences minimales francophones sont la nomination de trois bourgmestres et du maintien des « facilités » dans les communes de la périphérie bruxelloise, lorsque celui de l’humanisme à visage démagogique explique que le gouvernement fonctionne déjà et que sa poupée ne fait pas toujours non, non et non, alors l’on se dit que le spectacle pourrait encore fois se terminer mal pour les wallons.

De nouveau, les Flamands sont demandeurs et nos politiques francophones (belges ayant optés pour la langue française) demandent peu, si peu et encore, ce ne sont pas eux qui veulent le changement.

Bien entendu, l’on a étrillé comme d’habitude les politiciens flamands avec l’aide efficace d’un Pascal Vrebos qui jouait les procureurs de la mauvaise foi flamande. Attitude normale du présentateur d’une radio-télévision, organe de propagande d’une Belgique de papa. Souvent , l’on critique la RTBF, mais j’y trouve des journalistes plus libres et moins orientés dans leurs développements.

Mais, jamais le problème réel n’a été abordé. Il est pourtant d’une simplicité enfantine. Le couple belge fait ménage à part depuis quelques années. Plutôt que de faire des débats politico-comiques, ne serait-il pas plus judicieux de commencer par faire l’inventaire de tout ce qui a été déjà partagé et parfois volé à l'autre, et d’accepter une liquidation à l’amiable.

Mais cela, et j’en suis convaincu, n’arrangerait pas les nationalistes flamands. La Belgique est une merveilleuse maison où le maître (flamand) doit simplement mettre son personnel (wallon et bruxellois) au pas. Avancer, pas par pas, étape par étape, comme ils l’ont fait depuis 1962 vers un fédéralisme puis un confédéralisme dominateur où la région la plus riche exploiterait encore mieux la plus pauvre.

Ce n’est pas un hasard, si la communauté flamande a choisi comme capitale Bruxelles. Ils la domineront par un étranglement territorial et par un asservissement financier.

Quo vadis, Domine ? Où vas-tu, Maître ?

Je vais vers une Belgique flamande avec une vitrine internationale et une colonie.  À moins que … les citoyens wallons et bruxellois se révoltent enfin et plongent le pays dans une situation telle que la Flandre soit obligée de jouer son jeu toute seule.

L'histoire éternelle et amusante de l'arroseur arrosé !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Vendredi 29 août 2008

Les couteaux sortent des fourreaux, les ministres annoncent les positions fermes qu’ils vont adopter face à leurs collègues du gouvernement et Yves Leterme annonce la reprise en main de sa majorité en déclarant la réouverture des travaux concernant l’immigration et la régularisation des « sans-papiers ».

L’on apprend donc que rien n’avait été conclu, ni décidé avant les vacances et que l’on recommence à chercher un consensus.  Va-t-il falloir neuf mois pour le trouver, comme pour la formation du précédent gouvernement ? Pourquoi pas ? Maintenant que Di Rupo a placé ses pions dans le gouvernement fédéral, il dit lui-même que " le parti socialiste laisse quelques semaines à la ministre de la Politique de Migration et d'Asile pour appliquer l'accord de gouvernement en matière de régularisation des sans-papiers »

Et de préciser que son parti ne démissionnera pas. « Je ne vais pas fuir. Je préfère rester et lutter. Et de toute façon, on peut faire autre chose que quitter le gouvernement : on peut, par exemple, bloquer tous les dossiers de l'Open Vld »

Nous voilà donc prévenus, nous risquons pendant quelques semaines d’avoir de nouveau un gouvernement inactif où une faction bloque l’autre au mépris de la survie économique et sociale.

Mais si on l’entend peu pour l'instant, nous allons bientôt aussi avoir Bart De Wever qui a été obligé d’avaler une pilule amère le 15 juillet et qui va faire pression sur ses partenaires du CD&V pour ne pas perdre la face aux yeux de ses électeurs.

Et puis le spectre des élections de l’année prochaine hante déjà les esprits de tous.
Comment se faire remarquer par les électeurs et leur prouver que l’on va les défendre avec vigueur ?

Plus de social ? Plus de justice ? Plus de pouvoir d’achat ? Plus de gestion ?
Mais comment faire pour encore être crédible dans un pays au système électoral proportionnel ? Le gouvernement doit obligatoirement se composer de partis qui établiront une nouvelle fois le fameux « compromis à la belge » qui nous a déjà fait tellement de tort dans la cohabitation communautaire.

Mais cette fois, les francophones vont-ils pouvoir encore monnayer leur acceptation aux exigences des partis flamands pour bénéficier de dotations financières ?

L’électeur wallon, en tous les cas, se montre de plus en plus rétif à ce genre de troc où il est toujours perdant en final.

J’affirme de façon péremptoire que voter pour un parti traditionnel, quel qu’il soit, est une folie, car son programme sera de toute façon corrompu par celui de ses adversaires avec lesquels il sera contraint de s’allier.

Cela veut dire que le seul choix possible et sensé est de soutenir un parti comme le RWF. Bien sûr, certains diront que le programme n’est pas crédible et ils se trompent, car bien plus que de se détacher de la Flandre, le résultat qu’ils pourraient amener c’est le choix du scrutin majoritaire qui régit la France et qui donne une ligne politique, de gauche ou de droite, cohérente pour cinq ans au pays.

Ce système ne saurait pas être applicable en Belgique, car, nous serions alors totalement à la merci du parti le plus puissant qui ne pourrait qu’être flamand compte tenu de l’appartenance du plus grand nombre d’électeurs de cette communauté.

D’autre me diront encore, que l’accession à la chambre de deux ou trois représentants du RWF n’influerait pas dans la politique nationale belge. Ils se trompent, tout dépend des individus qu’ils y auront envoyés.

S’ils se révèlent actifs, provocateurs dans le sens noble du terme, s’ils utilisent les médias, principal objet de conditionnement de l’opinion, alors tout devient possible.

Il est un constat que beaucoup d’entre nous font, la Belgique ne peut plus, ne sait plus continuer comme cela. Comme vient de le dire le puissant patron de la FEB, un flamand bien entendu, nous allons droit dans le mur et le gouvernement n’a pas ou peu de réactions valables face à la crise. Les syndicats tiennent à peu près le même langage.

L’ennui, c’est que tant que le problème communautaire ne sera pas résolu, aucune stratégie ne pourra diriger le pays vers le redressement économique. Ou alors, il faudrait revenir à l’ancien état unitaire d’avant 1962 et c’est complètement impossible.

Le cap est mis sur le divorce et les biens du ménage Belgique ont déjà commencé à être partagés. Qui voudrait rendre ce qu’il a obtenu après de nombreux conflits et disputes qui ont rendu la vie en commun impossible.

Tiens, nous n’entendons plus les trois médiateurs, sages, sauveurs choisis par le roi, nous expliquer comment « rabibocher » le couple. Serait-ce la preuve qu’il ne leur reste qu’à pleurer sur une tentative avortée, qui n'a servi qu'à gagner du temps ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Jeudi 28 août 2008
Un des visiteurs du site m'a adressé le courriel suivant:

Votre site, très intéressant m'est connu par hasard.

J'en profite pour vous poser la question suivante : Pourquoi, depuis le 1er juin ou 1er juillet 2008, les radios suivantes que je recevais via l'A.L.E, sont-elles devenues muettes, bien que ma chaîne HI.FI  de marque Technics, les indiquent toujours : France Inter, France Info, France Culture et France Musique ?

Leurs fréquences sont les suivantes : France Inter = 88,80 Mgherts, France Info = 97,50, France Culture = 98,20 et France Musique= 98,90.


A l'ALE, on m'a répondu que ces stations avaient changé leur politique de programmes  ! ! !.

J'ai essayé d'envoyer un Mail à Radio France, j'ai donné mon adresse courriel, et j'ai reçu un simple avis.:Bien reçu, on vous répondra mais je n'ai rien reçu. 
Ces radios sont pourtant une intéressante et enrichissante liaison avec la France !

Voici la réponse que je lui ai transmise avec un soupçon qui, je l'espère est injustifié, mais l'on peut honnêtement se poser la question d'un cafouillage ou d'une mise à l'écart volontaire.

Cher Monsieur,

 

A vous lire, je pense, mais ne puis affirmer qu’il s’agit probablement d’une politique anti-française au moment où notre population wallonne déclare une volonté de rattachement à la France en cas de scission du pays.

 

Comme vous le savez  probablement l’ALE est devenue Tecteo un SCIRL dont le Conseil d’administration est composé de différents administrateurs politiques de la province de Liège et  a des ambitions très capitalistes, bien que son Président du Conseil soit l’inamovible André Gilles, député provincial socialiste.

Tecteo Group a l'ambition d'étendre ses activités de gestionnaire de réseau de distribution (GRD) en matière d'électricité et surtout de fournisseur direct de chaînes télé, d'accès à Internet (sans oublier l'ouverture de lignes téléphoniques) au-delà des frontières liégeoises. Il y a peu, l'intercommunale a pris le contrôle de l'opérateur bruxellois Brutélé et elle vient de signer l'une des plus grandes opérations industrielles des dernières années en Wallonie : l'achat de huit câblo-opérateurs wallons pour environ 500 millions d'euros. Et elle ne compte pas s'arrêter là.

Avec son nouveau nom, Tecteo se présente comme un groupe aux activités diverses alliant une marque de télécommunication, VOO (télévision numérique, Internet à haut débit et téléphone) et une tâche de GRD sous une nouvelle marque (RESA). Le groupe intègre aussi un bras armé (Tecteo Invest), chargé de gérer ses participations financières et un véhicule énergétique (Tecteo Energy) qui pilotera les partenariats dans le secteur.

Comme la société est totalement inféodée à des politiques, l’on peut penser, sans toutefois rien affirmer, que ceux-ci, au moment où un sondage dévoile que 49% des Wallons seraient prêts à demander le rattachement à la France et à l'aube d'élections, désirent diminuer tant soit peu l’influence française sur notre région. Difficile de ne plus retransmettre les chaînes de télévision mais il est beaucoup plus facile de supprimer la retransmission des émissions de radio françaises.

La réponse (et vous avez eu de la chance d’en avoir reçu une, VOO est connu pour son mutisme aux demandes de ses clients) n’est pas significative. Le fait de changer la politique de programmes des radios françaises ne signifie pas qu’elles cessent d’émettre et pour le cablo-opérateur suivre un changement de fréquence d’émission est un jeu d’enfant.

Quant à Radio France, que voulez-vous qu’elle vous réponde. Elle n’est pas maître de la captation des télé-opérateurs en Wallonie.

Je vous suggère de demander l’explication à André Gilles, mais je doute qu’il vous réponde. J’ai essayé en son temps à propos des services de VOO, dont je me plaignais, sans aucune réponse.

Etre un homme politique ne signifie pas nécessairement s’intéresser aux problèmes de quelques électeurs !

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Jeudi 28 août 2008

La communauté française mérite-t-elle vraiment son appellation ?

Je suis tombé par hasard sur le portail Internet de la Communauté française et y ai juste jeté un coup d’œil rapide. Est-elle réellement française ? Au niveau de la rédaction, du vocabulaire et du soin apporté à sa langue véhiculaire sur son site, il semblerait que ce ne soit pas tout-à-fait le cas !

En prenant par curiosité l’option Enseignement, formation et recherche, dans le lien « Questions/réponses », je suis tombé sur la question suivante: nos écoles sont-elles des lieux démocratiques ?

Voici la copie conforme de la réponse :

Non, l'école n'est pas par essence un lieu démocratique. Elle rassemble des élèves de tous niveaux et de tous milieux sociaux. Différences qui ne pourront jamais être ravalées.

 

Définition de l’adjectif ravalé : Qui a fait l’objet d’un ravalement. Façades ravalées.


Les élèves sont donc de vieux bâtiments à restaurer d’urgence.

Mais je donne la suite du texte pour que vous en sachiez autant que moi…

du bon français qui n’exprime pas grand-chose sauf que les fautes de frappe sont excusables sur ce site de l'enseignement !

   

Mais le rapport maître/élève déterminant l'ensemble des droits et des devoirs devrait aboutir, en pratiquant la politique du débat, à la mise en place de structures démocatiques au sein de la classe, les conseils de participation. De même dans le rapport direction/enseignant.

 

Trouvé sur le portail de la Communauté française (http://www.cfwb.be/index.php?id=portail_q-r_enseignement) AccueilQuestions / Réponses > Enseignement, formation et recherche

 

Pour mieux m’imprégner de la rigueur francophile et de la culture francophone de Belgique, j’ai été consulter, toujours au hasard,  les activités culturelles proposées aux enseignants et associations de parents.

Je vous les livre telles que figurant sur le site

ACTIVITÉS PROPOSÉES

Info. 1 : Quelque chose d’Anne Franck – Spectacle

Info. 2 : Toernee général - Spectacles

Info. 3 : Le sourire de Bouddha – 1600 ans d’art bouddhique en Corée

Info. 4 : Journées du Patrimoine – Les classes du Patrimoine et de la Citoyenneté

Info. 5 : 2ème édition du Salon de la Musique – Festival

Info. 6 : Jeunes Journalistes – Projet d’éducation aux médias

 

Info. 2

TOERNEE GENERAL

Pendant 2 semaines, le Théâtre National et le KVS proposent leurs coups de coeur

choisis parmi les créations belges les plus marquantes de ces dernières saisons.

Ce festival qui réunit le Théâtre National et le KVS pour une programmation

théâtrale commune, faite des coups de coeur de chacun, choisis parmi les spectacles

phares de ces dernières saisons, des deux côtés de la frontière linguistique.

Ainsi, le public des deux communautés sera invité à découvrir ce qui se passe « de

l’autre côté de la frontière » ou à voir et revoir des spectacles auxquels il n’a pas eu

l’occasion d’assister.

Les représentations néerlandophones se donneront de préférence au Théâtre

National et les francophones au KVS. Toutes les représentations seront surtitrées.

Toernee General se veut aussi un moment convivial et sera jalonné de rencontres,

de débats et de fêtes.

Informations : LE THEATRE NATIONAL DE LA COMMUNAUTE FRANCAISE

Boulevard Emile Jacqmain 111-115

1000 Bruxelles

 

Extrait de la Circulaire N° 2417 DU 26/08/2008

 

Je dois avouer que ce titre réellement poétique (Poète, prend ton luth et me donne un baiser) m’a laissé dans une profonde perplexité. Était-ce une interprétation artistique de « Tournée générale » inspirée par le Michel Daerden, Vice-président de cette communauté ? Était-ce  du brusseller, langue éminemment  littéraire et moderne ? Ou simplement la préfiguration du futur espéranto belgicain, le flamiwal ?

 

Monsieur le Ministre Christian DUPONT, ministre de l'Enseignement obligatoire (encore une perle du site, deux fois ministre sur moins de 10 mots) est-il le digne successeur de Maria Arena, pour ne même pas trouver un collaborateur capable de rédiger et surtout de superviser les textes du site et aussi des circulaires administratives ?

 

Madame la Ministre Fadila Laanan, ministre de la Culture et Monsieur le Ministre Marc Tarabella, ministre de la Jeunesse quatre fois ministre sur 19 mots, décidément, ils ont vraiment peur que cela ne se sache pas. Je sais une cela témoigne d’un respect poli de la part du rédacteur, mais comme il semble aimer un certain modernisme !)  vont-ils intervenir pour que le ridicule ne tue plus l’image du français de Belgique.

 

J’avoue avec le plus grand repentir, que je ne puis pardonner cette médiocrité parfaitement belge, pardon, brussello-wallonne.

 

Et cela me donne encore plus envie de voir la Wallonie rejoindre la patrie française, là où quand la médiocrité s’installe, le pouvoir finit par se fâcher !

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous
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Lundi 25 août 2008
Voici un message qui m'a été transmis par la Ligue Wallonne de Bruxelles et que je relaie bien volontiers.

2004. Le Mouvement wallon est englué dans la photographie "pirennéenne" : Une Belgique heureuse montrant la grandeur du passé flamand. Une mystique nationaliste flamande. Les voix des chantres d'une Wallonie libérée du joug flamand, d'une Région wallonne autonome : Robert Collignon, André Cools, Jean-Marie Dehousse, André Genot, Etienne Knoops, Fernand Massart, Robert Moreau, François Perin, André Renard, Guy Spitaels, se sont éteintes… Cette génération de tribuns, d'éveilleurs de conscience n'a pas été remplacée.

La génération suivante des Michel Foret, José Happart, Serge Kubla, Jean-Claude Van Cauwenberghe ont endossé les costumes d'apparat des pontes…

Une jeune génération d'historiens wallons tarde de s'émanciper de l'éblouissement de la fresque de Henri Pïrenne "Histoire de Belgique", en sept volumes, orientée par une conception nationaliste d'une glorieuse et prestigieuse Flandre. L'éveil d'une conscience wallonne aiguë de Liège à Comines en passant par Arlon, Namur, Charleroi, Tournai, s'est assoupi.

Les Fêtes de Wallonie se préparent dans une atmosphère morose… La capitulation de Fourons, le veule lâchage, a refroidi les ardeurs… Une frilosité des esprits.… Une chape anesthésiante d'autosuffisance d'acquis autonomistes s'est étendue sur la Wallonie au rythme de mélodies lancinantes : "Priorité à l'économique et au social", "Laissons mûrir le fédéralisme", "Nous ne sommes demandeurs de rien"…

A mots feutrés, il est question de "Nation francophone". La frilosité ankylose la génération de ceux qui ont été portés en politique sur les fonts baptismaux du Combat wallon.

Enivrés par le "Contrat d'Avenir pour la Wallonie" créé en 1999 par Elio Di Rupo, porteur d'un discours plus néobelgicain… Replongés dans un sommeil artificiel par un "Contrat d'Avenir renouvelé"… La Wallonie se range sous l'emprise flamande…

Pendant ce temps, la Flandre attise sa hargne sur le plan des revendications et cultive un sentiment nationaliste puissant, généralisé d'appartenance collective à une communauté.

Robert Collignon, dans une interview accordée au quotidien Le Soir, rubrique "A bout portant" des 18 et 19 septembre 2004, s'il a compris le sentiment d'un aboutissement des réformes institutionnelles qui a envahi les citoyens, ne comprend pas la mise en sourdine du Combat wallon : "Je pense que le Combat wallon a été fédérateur de toutes les tendances. On l'a laissé tomber. Je regrette qu'on n'ait pas pu créer un mouvement wallon fédérateur partant des syndicats et des partis. Le PS demeure l'héritier du Combat wallon mais il l'a occulté".  Robert Collignon appelle à une remusculation des politiques wallons.

2008. Les Wallons sortiront-ils de leur sommeil artificiel ? Les politiques wallons se remusculeront-ils ? Les Fêtes de Wallonie marqueront-elles les retrouvailles par la Wallonie de son statut d'antan sur le plan économique et social ? Fierté wallonne.

http://liguewallonnebruxelles.skynetblogs.be/

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Dimanche 24 août 2008

Ceci pourrait ne pas être une fiction

Notre envoyé spécial du Groupe Est-Presse,  José Jédite, a rencontré Yves Leterme à sa descente d’avion et a obtenu ces quelques réponses aux questions que se posent nos concitoyens.  Voici cette interview exclusive.

José Jédite – Monsieur le Premier Ministre, vous rentrez de Pékin et vous allez aborder de nombreux problèmes pour cette rentrée politique. Qu’en pensez-vous ?

Yves Leterme – Je dois dire que notre délégation sportive s’est bien comportée puisque nous avons même eu une médaille d’Or.

JJ – Oui, mais les belges attendent de vraies mesures contre l’augmentation du coût de la vie. Que va faire votre gouvernement ?

YL – Mon gouvernement est cohérent et prêt à soutenir l’évolution de nos sportifs nationaux pour porter encore plus haut l’honneur de notre pays en 2012 à Londres.  Je vais d’ailleurs m’atteler à la difficile tâche de convaincre le CIO d’accepter les drapeaux régionaux dans les stades olympiques.

JJ – Pensez-vous que le mazout de chauffage risque d’augmenter ?

YL – Je sais. Une certaine presse a largement commenté les prouesses de mon ami et supporter du Standard Michel, lors d'un match de tennis. Heureusement, il y avait des témoins qui ont pu témoigner qu’il avait été admirable ce jour-là. Il était totalement sobre.

JJ – La crise communautaire risque de pourrir encore plus le climat pré-électoral. Avez-vous des propositions concrètes pour l’apaiser ?

YL – J’ai beaucoup aimé relater l’ambiance typiquement unitaire qui régnait parmi nos athlètes. Je pense que j’ai bien rendu ce bonheur unique dans les chroniques que j’ai publiées chez votre concurrent Sud-Presse que je remercie pour avoir eu cette excellente idée.

JJ – Vous avez évoqué une proposition de loi sur une diminution de la dotation royale ? Allez-vous la présenter au parlement.

YL – j’aime être concret. Je vais donc proposer d’augmenter en nombre la  délégation sportive de notre pays aux  prochains JO.

JJ – Mais enfin Monsieur le Premier Ministre, vous n’avez répondu à aucune des questions posées . Cela fait-il partie de votre manière de gouverner le pays ?

YL – Vous le savez, je l’ai déjà dit et je le répète, je m’y connais mieux en sport qu’en politique. Je ne veux pas tromper l’électeur en tenant un langage de bois. Je lui dirai donc que pour toutes ces questions ennuyeuses, il voit mes Vice-premiers ainsi que mon président de parti.

JJ – Avez-vous quelque chose à ajouter ?

YL – Oui je crois beaucoup dans l’avenir du Standard de Liège. La preuve, j’ai déjà mémorisé la Marseillaise pour pouvoir chanter avec l’équipe quand elle sera devenue française.

JJ – Vous croyez donc à la scission du Pays ?

YL- Je ne sais pas. Mais avec tout ce qui se passe, l’on ne sait jamais. En Flandre, on ne plaisante pas avec ceux qui ne réussissent pas à  convaincre les francophones de s’incliner devant la toute-puissance flamande. Aussi, serais-je peut-être obligé de m’exiler et de demander l’asile politique à la France ? Et en cela, je risque même de devancer les Wallons.

JJ – Monsieur le Premier-ministre, je vous remercie pour cette interview où vous avez répondu avec une sincérité qui plaide en votre faveur. Nous savons maintenant que si vous êtes responsable, vous n’êtes pas tout-à-fait coupable.

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous
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Dimanche 24 août 2008

Beaucoup d’internautes se demandent au hasard de leurs visites sur les sites favorables au retour de la Wallonie à la France, ce que sont les rattachistes.

Les rattachistes sont hélas divisés en « chapelles » à la recherche d’une identité disparue ou en voie d’extinction.

Il y a les nostalgiques d’une France virtuelle qui confondent  allègrement les différentes péripéties qui l’ont agitée au  cours des siècles pour en arriver à dire :

«  La FRANCE est une Valeur en soi, bien supérieure à tous les régimes qu'elle a connus. Appelez cela du "nationalisme" si vous voulez, du nationalisme à la De Gaulle, pour qui "la France n'est pas la France sans la grandeur ".

Une espèce de profession de foi où le nom d’un état politique est déifié au point de ne plus en connaître les caractéristiques qui le régissent.

Mais l’intervenant sur le blogue où ces propos ont été recueillis précise sa pensée :

« Il y a "rattachistes" et "rattachistes". On ne peut s'empêcher de comparer l'attitude et le sentiment des membres du groupe "Liège-France" avec ceux de certains francophiles du parti officiel qui, "au fur et à mesure que l'heure du rattachement se rapproche", avouent ressentir "une certaine nostalgie de la Belgique"... »

Bien entendu, pour ces fidèles, la majorité des Wallons qui sont  attachés à une histoire qui a été commune pendant plus de 175 ans ne pourront pas entrer dans le paradis annoncé.

«  Le problème est que ces "rattachistes" font passer toutes sortes d'idées avant le rattachement, qui devrait être la seule doctrine, le seul objectif : la laïcité, la protection des "minorités", la lutte contre l'extrême droite (pourtant inexistante en Wallonie), le républicanisme, etc.  Personnellement, j'aurais été rattachiste aussi bien à l'époque de Louis XV, ou de l'Empire que de la République, n'importe quelle République, aussi bien la 3e que la 5e, celle de De Gaulle, qui a songé un moment, pour lui succéder, au comte de Paris. »

Foi extraordinaire qu’il faut saluer avec respect. À comprendre cet intervenant, il aurait été français à l’époque de la Gaule antique, sous les Mérovingiens et même sous le régime de Vichy.

Mais soyons sérieux, notre auteur dans ses affirmations existentielles parle d’un parti officiel. Quel est-il ?

Il s’agit bien sûr du RWF, le Rassemblement Wallonie France, une minorité politique encore insignifiante, il y a un an ou deux, mais qui, sous la pression agressive des Flamands à l’égard des francophones belges et la triste constatation de la médiocrité politique qui règne dans le pays, est en passe de faire une percée spectaculaire lors des futures élections. Du moins, c’est l’espérance de ces militants et sympathisants.

À l’heure où le divorce entre Wallons et Flamands est en train de se mettre en place, un récent sondage montre un basculement important de l’acceptation, sinon du désir du rattachement à la France.

Faudrait-il refuser la majorité des votes parce qu’ils ne correspondraient pas à l’idéal de quelques « fous» de la France et rater ainsi une intégration au pays qui est notre patrie à la fois charnelle et culturelle, sixième puissance au monde ?

Ce n’est apparemment pas la ligne qu’a choisie ce parti. Son socle idéologique est bien plus rationnel que sentimental, même si certains de ses membres sont des « enragés» de la cause (et j’en suis).

La France est comme la Wallonie, avec les mêmes options politiques, philosophiques ou religieuses. Le citoyen wallon ne sera pas obligé de se convertir à une pensée unique en entrant dans sa patrie retrouvée. La grande différence, c’est que la colonisation économique et sociale flamande disparaîtra peu à peu de son vécu et qu’au lieu de vivre sous la devise que j’ai plaisir à modifier « l’union belge fait la force flamande», il parlera de Liberté, Égalité et Fraternité.

Car ce sont dans ces trois valeurs qui sont à la base des Droits de l’Homme et du Citoyen qui ont fait la France, celle qui est loin d’être parfaite, mais qui est celle dont nous rêvons tous.

Il ne faut pas confondre l’histoire d’un territoire, modifié au fil du temps, avec  les valeurs que la France doit représenter de mieux en mieux, de plus en plus.

Et c'est parce que ce parti semble vouloir aller dans le sens d’un éveil de tous les Wallons, qu’ils soient des Belges désespérés de leur pays, qu’ils soient des Wallons pragmatiques ou des Romantiques de la Grande France que je lui consacre cet article.

Je suis persuadé qu’il fera prendre conscience à beaucoup que le seul espoir d’un avenir meilleur sera dans ces grandes retrouvailles.

Et aux timorés qui rappellent qu’un divorce entraîne toujours des séparations douloureuses, je répondrai qu’ils ont raison, mais que l’on trouvera des solutions au fur et à mesure que les problèmes se poseront.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Vendredi 22 août 2008

Willy De Waele, le bourgmestre de Lennik qui a retiré le drapeau belge de la maison communale le remplaçant par le drapeau flamand, affirme, dans un entretien accordé vendredi au journal Le Soir, ne s'être " jamais senti Belge ".

"C'est quoi ce sentiment belge? Parlez-moi belge ... Où est la langue belge ? La langue, par définition trait d'union entre les peuples, il n'y en a pas en Belgique. La Belgique a vécu parce que la francophonie ne veut pas apprendre notre langue et ne veut pas respecter notre langue", affirme le bourgmestre.

Willy De Waele explique avoir décroché le drapeau belge de la façade de la maison communale " parce qu'après 50 ans de manipulations constitutionnelles, ce pays est devenu ingouvernable". Il ne voit que le confédéralisme comme solution à la grave crise qui secoue l’état belge..

Il promet de hisser à nouveau le drapeau tricolore "quand le néerlandais et le territoire flamand, avec Hal-Vilvorde scindé de Bruxelles, seront à nouveau respectés en Belgique".

Quand aurons-nous un (ou plusieurs) maïeur wallon osant prendre la même décision ? Car ce que reproche ce VLD flamand est tout aussi valable pour notre région. En le pastichant, ils pourraient affirmer que la Belgique a vécu parce que les néerlandophones veulent imposer leur langue à tout le pays, y compris en Région wallonne et de ce fait, la survie du pays est réellement compromise.

Est-il normal que des Di Rupo, des Demotte, des Onkelincks et des Arena recommandent des classes d’immersion en flamand pour nos enfants ?

La connaissance du flamand est-elle plus importante et passe-t-elle avant celle de l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien ou le russe ? Cette langue ouvre-t-elle de meilleures possibilités d’avenir pour eux . Où la pratiqueront-ils ailleurs qu’en Flandre et aux Pays-Bas ?

Nos politiques veulent-ils sacrifier leur avenir au profit d’un royaume qui n’en finit pas de mourir ?  

Pourtant, le parti socialiste fut, en son temps, un ardent défenseur de l’identité wallonne et la Région, dirigée par Robert Collignon, respectait la personnalité française de ses habitants et tentait de les défendre contre la main-mise flamande sur son économie.

Pourquoi les temps futurs remplissent-ils de terreur nos hommes politiques à l’idée d’un divorce irrémédiable ? Pourquoi capitulent-ils devant l’arrogance des riches bienfaiteurs qui assurent soi-disant la survie financière des assistés sociaux que nous serions devenus ? Pourquoi ne redressent-ils pas la tête comme il serait normal qu’ils le fassent ?

Nous en revenons au titre de cet article. Les flamands sont-ils plus intelligents que les wallons ?

La réponse est non. Ils sont tout simplement plus courageux dans leurs prise de décision concernant l’avenir de leur peuple et c'est là leur seule réussite.

Il faut espérer que ce courage finira par toucher quelques politiciens wallons qui n’auront pas peur de perdre leur statut avec les nombreux avantages qu’il comporte pour se battre, eux aussi, pour la mission que les électeurs leur assigne, conduire la région à la réussite et à la prospérité.

Et la France se révèlera tôt ou tard être cette chance de développement harmonieux au sein d’une nation à laquelle nous appartenons par l’histoire, par la culture, par le cœur !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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Mercredi 20 août 2008

Comme tout le monde, j'écoute la radio et je regarde la télévision française surtout et belge.

Mais quel idiome parlent nos journalistes ?
De quelle banlieue exotique proviennent-ils ?
Ont-ils fait leur école de journalisme dans un établissement technique parmi les élèves les plus analphabètes ?

Une expression à la mode et qui me hérisse est "people". Le Roi d'Espagne, le Président de France, Johny Halliday et Steevie, Justine Henin et Zidane font partie de ces pipels.

C'est d'ailleurs une expression bizarre pour qualifier les tenants d'un microcosme argenté auquel s'intéressent les concierges, les ménagères de 50 ans et les adolescents en mal de modèle ! People signifie en anglais, le peuple (d'une nation) ou tout simplement "les gens ". Or l'expression signifie dans la bouche journalistique les personnages qui sont tout, sauf le peuple. Ce sont les privilégiés, les vedettes, les puissants, les riches, tout ... sauf les gens qui, d'une manière voulue ou non, ne participent pas au scandale public.

Même Yves Leterme, notre soi-disant Premier-Ministre d’un royaume où le souverain est de plus en plus aux abonnés absents, joue maintenant le rôle de Tintin, ce jeune reporter belge au « Pays de la Longue Marche vers la Démocratie ».

Pourquoi ? Parce qu’il s’y connaît mieux en sport qu’en politique, comme il l‘a déjà affirmé ? Ou simplement pour se créer une image de « pipel » capable d’émouvoir tous les lecteurs de la rubrique sport du Groupe Sud-Presse ?

Et notre souverain ? A ce qu’il paraît, il paie sa tournée comme tout le monde lors de se vacances aux iles grecques ! Pourquoi ? pour attendrir "nosse minisse" Daerden et tous les piliers de comptoir de nos estaminets ?

 Je me demande en quoi d’ailleurs il est souverain. Certainement pas en remède pour la restauration de la paix civile entre les communautés vivant sur le territoire national, pardon fédéral.

Et notre Joëlle Milquet, celle qui annonce de son lieu de détente estivale qu’en six mois, elle a vieilli de 10 ans ? Pipel aussi ? Elle veut faire pleurer toutes les féministes humanistes sur la dure tâche d’une femme en politique, d'une poupée qui fait non, non et non ?.

Mais le terme "pipel", au-delà de la mise en avant des bruits et chuchotements à destination des concierges révèle surtout  la volonté de détruire la langue française et par conséquent l'identité profonde des peuples qui y sont attachés.

L'usage de termes impropres venant d'une langue étrangère se généralise, peut-être simplement par manque de culture et de possibilité d'expression verbale, mais aussi par la volonté de se montrer proche du citoyen lamba, pensant ainsi se mettre à son niveau et le séduire.

Ce matin, j'entendais un mannequin déclarer que, si elle était entrée dans une émission de télé-réalité, c'était grâce à sa "relookeuse" qui l'avait recommandé à un "caster" de TF1. Et un interlocuteur de 56 ans ,voulant montrer toute sa richesse intellectuelle, affirmait qu'il la kiffait graaave (prononcé comme il l'a dit, l'accent circonflexe n'est pas suffisant !) en l'entendant dans l'émission.

Vers quel siècle des ténèbres nous dirigeons-nous ? Quand mettra-t-on fin à cette forme de "jeunisme bobo" mâtiné de borborigmes sortis tout droit de la bouche de "rebeus" des cités qui détruit une des plus belles langues du monde pour en faire un mélange de barbarismes qui n'ont même plus le sens du mot dont ils pourraient dériver ?

Mais il faut avouer que les médias, aussi ignares soient-ils,  ne pourraient nous conduire à cette nouvelle tour de Babel du vingt-et-unième siècle, sans l'aide précieuse et la collaboration de l'école et de ses enseignants, enseignants copains, mais aussi complices de ce laisser-aller culturel. Même Ségolène y participe avec sa bravitude. 

Mais rendons à César ce qui lui appartient et à nos journalistes régionaux les expressions tellement « in » telles que le kern, le ring, le premier et autres utilisations de mots flamands pour parler le « flamafranc », spécialité typique des intellectuels « belches » .

 Et cela, c'est censé être top et méga-génial ! Allez soyons définitivement un bon sujet de sa majesté, nous dirons plutôt que c’est tof, une fois !

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous
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Lundi 18 août 2008

Dans son édition du  lundi 18 août, la Libre Belgique rapporte que « Bernard Clerfayt, secrétaire d'État aux Finances et bourgmestre (FDF) en titre de Schaerbeek dénonce les règles applicables dans les administrations communales bruxelloises depuis les lois linguistiques de 1962-1963 et qu’il propose de faire évoluer les règles contraignantes et inadéquates qui obligent les pouvoirs publics à tenir compte de clés de répartition linguistiques non conformes à la réalité sociale et aux enjeux contemporains de Bruxelles.  Elles garantissent 25% d'agents néerlandophones dans toutes les administrations alors que le nombre de néerlandophones ne dépasse jamais les 15 pc dans les communes. Il propose dès lors de faire correspondre le rôle linguistique des agents communaux au volume des affaires traitées.

Bernard Clerfayt répondait à Pascal Smet, ministre bruxellois de la Mobilité et à Jean-Marie Dedecker, sénateur, qui s'étaient exprimés sur Bruxelles la semaine dernière dans Le Soir, se déclarant également favorable à l'idée d'ouvrir certaines fonctions administratives à des agents maniant l'arabe, le turc, l'allemand et le bulgare.

Il ajoute, mais sans doute s’agit-il là d’une boutade ou d’une provocation, que l'on pourrait accorder aux 120.000 électeurs francophones de la périphérie les mêmes garanties que celles accordées aux 60.000 électeurs flamands de Bruxelles, soit 17 sièges au parlement flamand et un ministre au gouvernement. »

Le constat d’une sur-représentation des Flamands à Bruxelles et l’ironie ne changent rien au terrible fait qu’il est le résultat encore une fois du fameux « compromis à la belge », compromis où pour des raisons électorales ou financières, les élus wallons et bruxellois s’aplatissent devant les revendications flamandes (maintenant, il ne faut plus dire flamingantes, c’est devenu la même chose) et leur donnent un pouvoir auquel ils n’auraient démocratiquement pas eu droit.

Il est un peu tard pour constater que la loi de la majorité s’applique à l’état fédéral, écrasant ainsi le vote de l’électeur francophone et qu’elle n’est pas appliquée par privilège spécial à Bruxelles Capitale.

Il est aussi irresponsable de vouloir prouver la grande tolérance des francophones (décidément, je n’aime vraiment pas ce terme mi-bruxellois, mi-wallon) en proposant d'ouvrir les administrations à toutes les langues pratiquées sur le territoire.

C’est ce qui a créé le problème linguistique flamand en Belgique. Si comme en France, en 1830 lors de la révolution, le français était devenu la seule langue officielle du nouvel état, le pays n'en serait pas là et les flamands utiliseraient leur langue comme les wallons le font actuellement. C'est à dire que ce serait une langue régionale de convivialité et d'appartenance et non l'enjeu d'une lutte pour une suprématie linguistique.

Nos politiciens veulent-ils demain d’autres problèmes de ce genre avec les communautés d’immigrés les plus importantes ?

Je sais, Rudy Demotte, le ministre-président de la Région Wallonne avait déjà fait le premier pas en manifestant la volonté d’aider financièrement les communes wallonnes qui s’ouvriraient à d’autres langues que le français. Mais comment un élu FDF, allié aux libéraux wallons peut-il copier servilement un socialiste « grand teint », fut-il même en même temps ministre-président de la Communauté française ?

Non, Bruxelles et sa Belgique ne sont pas l’exemple à suivre, ni pour nos régions, ni pour les États européens, car il ne conduit qu’à des augmentations de probabilité de conflits futurs !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
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  • : 19/07/2008

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