Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Mardi 30 septembre 2008

« Sauvetage Fortis et Dexia : le risque pour le contribuable ne sera pas nul », tel est le titre choisi pour RTL Info.be à propos de la décision gouvernementale.

 

Et de mentionner dans l'article que Didier Reynders a confirmé « que les opérations allaient alourdir la charge d'intérêt de la dette appelée à être couverte à terme par des dividendes.  C'est une opération de la dette », a indiqué le ministre des Finances revenant sur la nationalisation de Fortis et soulignant que, concernant le dispositif, le raisonnement suivi était le même pour Dexia.

 

"Il y aura une charge liée aux charges d'intérêts de la dette jusqu'à ce que des dividendes viennent la couvrir. Mais il y a aussi un risque avec la possibilité de voir ce montant en tout ou en partie perdu ", a-t-il poursuivi.

 

"C'est un pari qu'il ne faut pas juger en 24 heures. Ce qui est déterminant, c'est la capacité de tenir sur la distance", a lancé le ministre des Finances à ceux qui mettent en évidence la mauvaise tenue des cours boursiers.

 

Le premier ministre Yves Leterme, poursuit l'article, a assuré que le gouvernement avait agi en sorte qu'il y ait " le moins de risque possible pour le contribuable ", rappelant que 17,6 milliards d'euros avaient été mobilisés ces dernières heures dont 5,7 milliards d'euros à charge du niveau fédéral belge. Il sera fait "appel à un minimum d'argent du contribuable ", a-t-il précisé.

 

Lorsque l’on connaît la crédibilité à apporter aux paroles du premier ministre, il y a déjà de quoi s’inquiéter.

 

Il est vrai que la situation était grave et qu'il fallait préserver Fortis. Mais sa reprise par BNP Paribas n'aurait été désastreuse que pour les détenteurs d'actions cotées en bourse. Aucune perte sur les comptes à vue ou les carnets de dépôt.

 

Sans être spécialement de gauche et même en raisonnant en libéral, il faut admettre que celui qui place son argent en bourse sait les risques qu'il prend et qu'il ne répercutera jamais ses gains, quand il y en a, vers l'État. Dans ce cas, pourquoi les pertes réalisées doivent-elles être reportées sur le dos de tous les contribuables, même les plus pauvres qui n'ont aucune épargne à préserver .

 

Fortis que je sache n'était pas une banque d'État et s'est lancée dans des plans d'investissements hasardeux. Pourquoi l'État belge doit-il lui servir de garantie ? Pour l'emploi ? Mais BNP Paribas n'a pratiquement pas de structure semblable en Belgique et l'aurait conservée pratiquement en l'état, ce qui ne sera pas nécessairement le cas d'un bon nouveau gestionnaire du groupe rescapé.

 

Et si le gouvernement estimait le sauvetage de Fortis obligatoire pour l'état belge, pourquoi ne pas avoir exigé 51 % de participation, ce qui lui donnait le pouvoir d'orienter la stratégie bancaire . À 49 %, le décideur reste privé, même si l'État a des représentants dans le Conseil d'administration, et peut donc commettre les mêmes excès que son prédécesseur.

 

Pourquoi un commis d'état serait-il moins capable ou moins diplômé qu'un employé, sorte de mercenaire qui exige souvent à la fois le pouvoir de décision et le parachute doré, en cas de ratage .

 

Dans le fond, l'on retrouve le même processus de pensée tant dans la gestion de la crise institutionnelle que dans la crise bancaire. Parions sur un avenir radieux et risquons la catastrophe totale s'il ne se présente pas.

 

Le problème, c'est que dans un cas comme dans l'autre, les probabilités d'aggravation de la situation sont plus importantes que celles de l'apaisement.

Drôle de vision politique que de vouloir diriger un pays sur base d'un pari, peut-être acceptable, mais pas nécessairement gagnant !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Lundi 29 septembre 2008

Il y a des petites actions qui plaisent parce qu’elles sont un encouragement à l’action et comme le ruisseau devient rivière avant de s’afficher fleuve, elles contribuent à l’agrandissement du projet et sont source d’espoir en l’avenir.

Un militant a placé une banderole " Liège - Ville française " à l‘entrée du tunnel Hocheporte à Liège restant plus de deux heures à la vue des automobilistes qui entraient dans la ville.

Nous voilà loin des récriminations de certains qui trouvent le RWF inactif. Si l’on voit l’idée du retour à la France s’afficher les 14 juillet à Liège et sur les ponts d’autoroutes, aux fêtes de Wallonie tant à Namur qu’à Liège, et de manière spontanée par des distributions de tracts sur les marchés ou à certaines grandes manifestations, c’est chaque fois aux militants du RWF qu’on le doit uniquement.

Il faut remercier ces acteurs qui portent notre message au peuple wallon, parfois avec certains heurts, car si l’accueil est généralement sympathique, certains défendent avec agressivité l’idée d’une Belgique ancienne.

Ils finiront pourtant par comprendre que la Belgique qu’ils aimaient d’un amour respectable est morte définitivement et que ce sont des soubresauts post-mortem qui agitent encore nos politiques.

Cela nous conduit à ce que j’appelle la grande combine. Fortis est en difficulté et risque la faillite. Aussitôt les comparses du Benelux se débrouillent pour venir à son secours. Cinq milliards d’euros à charge de l’État belge pour une participation à 49%. Ce n’est donc pas une nationalisation (ce qui exigerait 2% de plus), mais le soutien financier d’actionnaires publics et privés. Pas pour les clients qui ont moins de 20.000 euros sur un carnet de dépôt ou sur un compte courant et qui sont garantis contre elle. Non, pour ceux qui ont acheté des actions pour jouer sur les hausses du titre. Si le titre avait doublé de valeur, l’état serait-il intervenu pour reprendre les bénéfices engrangés ?

Certes non. Pourquoi l’état ne prend-il pas à sa charge toutes les pertes sur actions, faites par des sociétés confiées à de mauvais gestionnaires . Peut-être va-t-il déjà récidiver pour Dexia ?

Agit-il ainsi pour sauver l’économie du pays ? Ou pour ne pas laisser ce groupe hollando-belge passer dans le camp français et privilégier ainsi les accords Benelux que l’on vient de reconduire sans même consulter la nation, ni la plupart des parlementaires ?

Poser la question est y répondre.

Le jeu choisi par notre gouvernement est terriblement dangereux. Nous ne sommes pas les États-Unis et si ces banques avaient de nouveaux problèmes dans les prochains mois, la Belgique finirait par se retrouver avec une dette colossale sur le dos.

Décidément, j’aime les petites actions de militants et je déteste les actions qui sont plus un jeu de casino qu’un soutien au commerce et à l’industrie. Ce jeu est complètement dévoyé et les faits le prouvent !
Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Jeudi 25 septembre 2008

D’après une interview accordée au Soir par Olivier Maingain, le président du FDF serait un des deux négociateurs lors de l’ouverture du dialogue communautaire du MR, l’autre étant Armand De Decker, belgicain et monarchiste notoire.

"Il n'y aura pas d'accord institutionnel si des priorités des uns et des autres ne sont pas rencontrées ", dit Maingain. Mais déjà, il refuse de se prononcer sur l'ordre des sujets qui seront abordés. "Nous discuterons de l'organisation de nos travaux", répond-il à la question.

Interrogé sur l'idée de mettre la nomination des bourgmestres de la périphérie au frigo jusqu'à juin 2009, il souligne que " fondamentalement, on sait bien qu'il ne peut pas y avoir de grand accord institutionnel si on ne règle pas ça 'aussi ' . Et on peut trouver des formules acceptables pour tous ".

Et de dire que la recherche d'accord "ne pourra se faire avec l'épée de Damoclès flamande sur BHV au parlement".

Voilà donc l’épine dans les souliers des Flamands que je décrivais dans mon article précédent, mais aussi dans ceux de Didier Reynders.  Fin possible du Cartel MR/FDF ou fin des négociations intercommunautaires ?

Qui sait ? Peut être même fin de l’union des francophones, le PS, le CDH et les écolos étant trop heureux de mettre un concurrent en difficulté à l’aube de nouvelles élections.

Décidément, la Belgique unitaire est bien malade et il serait temps pour les Wallons de réclamer une évaluation indépendante (pourquoi pas de l’Europe) des biens à partager avant de décider la proclamation de l’indépendance et ensuite choisir le destin que la majorité des citoyens voudront à ce moment précis. Le rattachement à la France, l’union dans un confédération, pourquoi pas avec la Flandre, mais aussi avec le Luxembourg, ou la tentative de vivre seul, solution peut-être difficile à réaliser !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Mercredi 24 septembre 2008

« Le gouvernement fédéral ne dispose plus de majorité sur les bancs flamands du parlement, mais il existe en revanche une large majorité flamande pour le dossier le plus important : celui de la réforme de l'État », a indiqué mercredi le premier ministre Yves Leterme sur les ondes de Radio 1 (VRT).

Pourtant, le gouvernement fédéral  ne compte que 42 députés flamands sur 88 au parlement et est donc en minorité. Mais « il existe par contre une large majorité en Flandre sur le principal dossier à savoir celui de la réforme de l'État. », a affirmé avec assurance le rescapé du Congrès du CD&V.

Cela signifie que les négociations entamées devront obligatoirement convaincre les partisans qu’une évolution significative de l’état fédéral ira dans le sens de l’intérêt de la Flandre. Faute de quoi !!!

Cela signifie aussi que la pacification communautaire, comme aiment l’appeler les belgicains, ne se fera que si, les six négociateurs francophones ne comprennent que des « esprits éveillés » au dialogue. Il semble qu’Olivier Maingain sera écarté de ceux-ci, faute de quoi toute discussion ne pourra se faire.

Nos francophones ne voulaient pas la présence du diable flamand (N-VA) dans leurs réunions. Admettre la présence d’un séparatiste républicain, quelle horreur. Cette fois, ce sera au tour des Flamands de refuser la présence du diable bruxellois (Olivier Maingain ou son représentant au MR. ( un fransquillon qui réclame l’extension de la région Bruxelloise, le respect éternel du régime des facilités linguistiques et autre atteinte à la grandeur de Moeder Vlanderen).

Cette fois, le cartel MR-FDF risque lui aussi de voler en morceaux. L’on sait que le FDF a déjà mangé son chapeau, mais comment pourrait-il le faire à quelques mois des élections ? Et le MR pourrait-il se passer de cet allié sans perdre la place de 1er parti à Bruxelles que les sondages lui attribuent encore ?

Lorsque l’on parle de climat apaisé qui permettra au gouvernement fédéral de s’occuper de l’économique en priorité, l’on oublie que dans la partie « négociations institutionnelles », cela va chauffer.

Et la seule manière de ne pas le faire sauter sera de respecter la règle de l’Omerta, vous savez, la règle du silence absolu. Pas de déclarations intempestives ! Pas de témoignages !

Chut, ne réveillons par l’électeur qui va enfin somnoler et laissons-les profiter quelques jours de plus des portefeuilles ministériels et des mandats qui risquent de devenir difficiles à renouveler !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 24 septembre 2008

 « Seuls, les Flamands peuvent oeuvrer dans ce sens (la partition de la Belgique - ndlr)), les Wallons sont trop mous, trop peureux, ils sont restés trop "belges" pour faire avancer les choses. »

Qui a écrit cette magnifique ode au courage wallon ? Yves Leterme ? Bart Dewever ? Un flamingant rabique ? Non, elle peut être lue sur un blogue rattachiste. Je rassure mes lecteurs, il ne s’agit pas du RWF qui croit, lui, dans les capacités de révolte du peuple wallon . Il n'attend pas l'aide (désintéressée ?) des flamands pour espérer un confédéralisme improbable !

« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge ! » aurait dit Voltaire. Cette phrase dont la paternité réelle appartiendrait  à Antigonos II, roi de Macédoine, les rattachistes sincères pourront désormais la répéter à l’envi !

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous - Communauté : Parlons politique
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Mardi 23 septembre 2008

C’est un grand cri de soulagement chez les politiques francophones, la N-VA a rompu (en partie) son alliance de cartel avec le CD &V.

Bart Dewever le diable a quitté le parti angélique d’Yves Leterme. Désormais, le dialogue institutionnel est ouvert avec des Flamands raisonnables, belgicains et royalistes, la totale, quoi !

C’est oublier les exigences  émises par le parlement flamand depuis 1999. C’est oublier que les élections auront lieu, au plus tard, en juin 2009 et qu’un assouplissement même léger des dites exigences serait un suicide politique par rapport aux électeurs flamands.

Mais nos politiques wallons et bruxellois sont rassurés. Ils vont pouvoir à nouveau faire le grand écart et faire avaler des couleuvres aux Wallons notamment.

Quid de BHV ? Il semblerait que ce sera au parlement  fédéral de régler le problème. En force bien entendu, avec l’aide du N-VA et du Vlaams Belang (tiens, on l’oublie souvent celui-là malgré son poids parlementaire). La majorité flamande écrasant la minorité francophone, une belle démonstration de la démocratie, une belle preuve du mauvais accord de fédéralisme conclu en son temps !

Quid de la nomination des bourgmestres de la périphérie ?  Rien à voir, ils sont sous l’autorité flamande.

Quid de l’élargissement de Bruxelles ? Les frontières sont intangibles et il n’est pas question de revenir sur leur tracé.

Quid d’une nouvelle région germanophone ? Pourquoi pas ? Ce ne sera qu’un  petit (mais prospère) bout de territoire enlevé à la Wallonie.

Etc.  Que la liste des désaccords est longue et pourtant Reynders, Milquet, Di Rupo et Javaux sont heureux. L’on va pouvoir enfin négocier. Prennent-ils vraiment les Wallons pour des demeurés ? Croient-ils aux  miracles ?

La fameuse « page blanche » est déjà noire des volontés flamandes. Alors faut-il encore une fois plier. Oh, pas à tout fait bien sûr, mais un peu… jusqu’à la prochaine querelle communautaire.

La Belgique sombre. Mais plus elle mettra de temps à couler, plus la Wallonie sera affaiblie et difficile à accepter par la France. Faut-il que l’on en arrive à une révolte lors de grands conflits sociaux ? C’est le danger qui menace de plus en plus la paix sociale dans notre Région, mais il serait dommage d’attendre d’être au fond pour tenter de remonter la pente.

Chaque jour perdu est un jour de trop ! Qu’attendent donc nos politiciens pour oser enfin taper sur la table et réclamer un partage juste de l’État . Qui sait, ce serait peut-être le recul des demandes outrancières flamandes.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 22 septembre 2008
Alors que notre ministre président exaltait les réussites d'un gouvernement wallon " nosse" Daerden international, son vice-président, buvait littéralement ses paroles, à tel point que tout cela lui est monté à la tête !
Attention l'abus de paroles lénifiantes peut affecter l'état de veille et provoquer des endormissements soudains. A écouter avec modération !

Depuis un nouveau slogan va entraîner la masse des électeurs à la victoire totale du PS wallon:

"Demotte au micro. Daerden au dodo"
Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous - Communauté : Parlons politique
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Dimanche 21 septembre 2008

Bien entendu, Les politiciens wallons n'ont pu ignorer la présence des partisans du retour à la France, mais ils ne les ont pas vus, ne les ont pas entendus.

Ce n'est pas nouveau et fous sont ceux qui croient qu'un revirement d'opinion puisse s'effectuer dans leur conscience.

Dans le fond, Rudy Demotte et les autres l'ont dit et répété, tout va très bien en Wallonie. Après le plan Marshall nº 1, voici le plan Marshall nº 2. Buvez en paix, bonnes gens, le lion est mort ce soir, noyé dans un verre de pékèt. Jacques Hélian et Henri Salvador sont devenus les égéries de ces grands esprits qui se décernent des autosatisfecit devant un verre de champagne. Quand ce n’est pas du cirque, c’est du music-hall !

Comment n'entendent-ils pas, la révolte gronder ! Le pouvoir d'achat, l'amélioration de l'emploi, la restauration d'entreprises, tout cela est lié dans cette Belgique flamingante qui nous étrangle chaque jour, un peu plus.

Il est important pour les candidats RWF de se rendre compte, que leur premier travail s'ils ont des élus sera de combattre tous ces profiteurs du système politique belge. Rejoindre la France rapidement semblera utopique à beaucoup d'électeurs, mais leur volonté immédiate de donner un grand coup de pied dans la fourmilière peut les guider dans leur choix.

Il est important de rejoindre la France, mais dans le meilleur état économique et social possible. Intervenir dans le débat économique et social belge, c'est s'assurer toutes les chances de réussir cette union tant désirée.

Le monde entier le sait. La Belgique est un pays nain et la Wallonie, quelles que soient ses qualités,  est microscopique à l'échelle planétaire. Seule la France nous rendra cette grandeur que de nombreuses générations de Wallons ont portée à de nombreuses nations.

Merci au RWF d'avoir par sa seule présence amené un peu d'air frais dans la capitale wallonne et de nous permettre de croire dans un possible rêve !


Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Samedi 20 septembre 2008

Vous trouverez ci-dessous le texte d'un message émanant de France.
 
Les auteurs, mal cachés sous le nom collectif « Les Arvernes et Parisii » sont les principaux animateurs – environ une vingtaine – d’associations, cercles et mouvements patriotiques français de divers horizons politiques.  Tous s’intéressent à ce qui se passe à 1h20’ de Paris par le Thalys, voire se passionnent.

Ils se sont réunis récemment boulevard Saint Germain pour traiter spécialement de la situation au nord et de l’attitude à avoir au sud.  Ils ont décidé de vous envoyer un message clair de soutien, notamment en vue de vos réunions prochaines. Le texte du message ci-après a été élaboré collectivement et fait l’objet d’un vrai consensus.

La Belgique de son historien Pirenne n’est plus pérenne. La construction post-Waterloo éclate par la volonté d’indépendance de Flamands qui veulent être « entre eux » et ne plus « traîner le boulet wallon et welche ».

Seule Bruxelles les freine. Car ils la revendiquent. Capitale de leur Flandre et des Belges, siège d’institutions de l’U.E., la ville est en Flandre. Mais sa population millionnaire compte plus de 90% de francophones : Flamands francisés depuis des siècles (la vieille bourgeoisie flamande en est presque seule responsable), autant de Wallons, et beaucoup d’immigrés non flamandophones. Difficiles à absorber par moins de 6 millions de Flamands en mal d’homogénéité qui brident – voire briment - déjà tous les francophones au nord de la frontière linguistique belge.

Les Hollandais discutent des inconvénients et avantages d’une – très hypothétique ? - réunion de la Flandre à la Hollande.

L’éclatement n’a en tout cas pas échappé à des mouvements allemands bien dotés qui s’intéressent depuis longtemps aux cantons germanophones d’Eupen et Saint-Vith (70.000 h.), comme, du reste, à d’autres communautés de dialectes germaniques voisines du Reich.

Les fédéralistes européens eux aussi s’en préoccupent, discrètement, mais intensément. Impuissants à sauver l’unité de ce modèle - tant vanté, mais naufragé - d’Europe unie, ils cherchent à en récupérer les morceaux pour l’« Europe des régions », espérant administrer Bruxelles en « district fédéral », et créer ainsi le peuple, le territoire et la personnalité juridique que l’UE aspire à posséder.

Les Français, en bons derniers, bien plus nombrilistes aujourd’hui qu’expansionnistes, commencent seulement à s’intéresser à ce qui se passe à 1h20’ de Paris par le Thalys. Trop de leurs élites jouent les autruches, ou sont plus belgicaines et européistes que les Belges.

Ces élites ont été une nouvelle fois étonnées de découvrir la vox populi dans de récents sondages : le peuple dans ses profondeurs ne réagit pas à leur diapason : 54% pour accueillir les Wallons s’ils veulent devenir français, alors qu’il y a eu peu d’information et encore moins de publicité.

Nous, Français qui aimons notre pays, adressons aux gens de Wallonie et de Bruxelles le message suivant :

- Vous n’avez besoin d’aucune ingérence dans vos choix cruciaux. Ils vous appartiennent ; même s’ils intéressent la France au premier chef.

- Que vous choisissiez par référendum l’indépendance, ou une gestion par l’U.E., ou la réunification française, la France devra négocier ses nouvelles relations avec la Flandre indépendante et avec la Wallonie et Bruxelles.

- Dans l’hypothèse de votre propre indépendance, nous vous suggérons de négocier avec l’État français un traité de relations étroites, politiques, économiques, culturelles, qui écarte le danger de servir une fois de plus de tampon de la nouvelle Sainte-Alliance contre notre pays.

- Nous savons que le peuple français dans ses profondeurs vous accueillera avec grandes joie et fierté, si vous choisissez la France.

- Si vous faites le choix de la France, vous aurez, avec notre aide, à convaincre des « élites » françaises encore en majorité réticentes du bien-fondé de ce choix tant en ce qui concerne les modalités institutionnelles d’un statut adapté de la Wallonie et Bruxelles au sein de la République et le coût de la réunion pour un pays où la solidarité entre les régions est très solidement ancrée, que dans les équilibres internes français tant sociaux que politiques (modification des poids respectifs de nos partis), ainsi qu’entre les partisans du fédéralisme européen et ceux de « la France contre les empires ».

Gens du pays, de Wallonie comme de Bruxelles : à la question posée en langage populaire clair : « on s’associe ou on se marie ? » c’est d’abord à vous de répondre.

Sachez simplement que nous ferons en sorte que soit avec vous, en toute hypothèse, le peuple de France, la Nation.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Samedi 20 septembre 2008

Les fêtes de Wallonie qui se déroulent à Namur ce samedi vont entraîner une foule de discours, tous plus lénifiants que jamais.

Au pire, l’on entendra quelques-uns déclarer que « si les Flamands veulent nous quitter, qu’ils s’en aillent ». D’autres parleront de la fusion de la communauté française avec la Wallonie pour devenir la Communauté francophone. Bonne idée puisque cela permettra d’annexer éventuellement le Québec ou le Congo, aussi francophones que nous.

Certains enfin commenceront à faire preuve de lucidité comme Charles Picqué qui vient de dire : « En Flandre certains jouent avec le feu (…) Je pense qu'on va fort vidanger l'État fédéral au profit des régions. Un certain nombre de Flamands pensent pouvoir gagner sur tous les tableaux: avoir beaucoup d'autonomie, subordonner Bruxelles et garder un minimum d'État fédéral bien maîtrisé par eux ». Quand il se rendra compte que ce ne sont pas certains, mais la presque totalité des Flamands qui le veut, il sera bien tard pour Bruxelles.

Mais qui osera dire qu’il est déjà fort tard pour la Wallonie ? Qui osera rappeler la stratégie flamande tant privée que politique qui consiste à prendre le maximum des affaires industrielles, sociales, financières à son profit depuis bien des années ?

Personne, je le crains. Et pourtant. Si un Homme politique (avec majuscule pour signifier la grandeur de son geste) disait, criait à cette occasion. « Messieurs les flamands, baissez les masques. Depuis des années, sous les règles scélérates de la majorité démocratique que vous avez, vous vous emparez des rouages de l’État, vous le colonisez à votre profit et vous vous servez de Bruxelles, devenue entre-temps votre capitale, comme d’une vitrine et de la Wallonie comme territoire d’expansion économique. »

Et s’il ajoutait téméraire « C’est assez ! Nous demandons le partage des biens communs. Les ports, les aéroports, les bâtiments publics et ensuite que chacun retourne à ses affaires. Vous, complètement isolés dans un territoire Thiois rétréci et nous, ouverts au monde grâce à notre fusion dans la République française. »

Mais ce n’est qu’un rêve. Il n’y en aura pas un seul pour faire autre chose que de parler misérablement de solidarité interpersonnelle ou de la nomination de quelques bourgmestres.

Mon seul espoir, c’est qu’un jour, un élu du RWF, deux, trois ou encore plus puissent se lever pour annoncer que la comédie est enfin terminée et entraîner avec eux les politiques qui vont toujours, mais toujours, dans le sens où l’électeur les pousse pour ne pas perdre les avantages qu’ils ont acquis, De véritables moutons de Panurge !

François Mitterrand a dit : « Gagner ou perdre. On ne reste jamais stationnaire. Car ne pas bouger, c’est commencer à perdre. »

Alors, vous les grands politiques wallons, ceux des plans Marshall, « 4X4 » ou autre « Pacte pour l’Avenir », quand allez-vous enfin bouger ?

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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  • : 19/07/2008

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