Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Vendredi 31 octobre 2008

Le site officiel du RWF me donne raison lorsque j'affirme la totale complicité du PS avec Rudy Aernoudt, ce trublion flamand, qui se prend pour un philosophe (voir sa description sur Wikipedia) et qui n'est rien d'autre qu'une torpille accueillie avec plaisir par les partisans de son excellence Di Rupo .

En effet, le support du parti socialiste belge à cet individu, en l'invitant à un débat, ressemble à celui que le parti de François Mitterand avait apporté à Jean-Marie Lepen dans le but de diviser la droite et comme maintenant, il semblerait que l'UMP montre un intérêt nié bien entendu, mais bien réel pour le nouveau parti d'Olivier Besancenot. Celui-ci oblige les politiques du PS français à virer à gauche toute, et à perdre une partie de l'électorat nécessaire, pour une victoire à la présidentielle.

Dans le fond le PS joue les mêmes partitions que celles de Mitterrand et de Sarkozy, car le MR va devoir encore durcir ses positions de droite et de ce fait, déplaire aux électeurs peu portés à l'extrémisme. Finesse suprême, ce Flamand à l'accent rugueux pourrait peut-être s'imposer en bonne place dans la liste électorale du MR et donner ainsi une coloration au parti réformateur qui déplairait à une partie importante des libéraux wallons et des wallons tout court. Donc le stratège montois bénéficiera de cet allié décrié certes, mais tellement utile pour diminuer l'impact du parti adverse sur les prochaines élections régionales.

J'ai donc plaisir à publier l'intégralité du texte du RWF:

" Peu avant un débat programmé à la Libraire Molière ce mardi soir, des militants R.W.F. de la section de Charleroi ont montré leur désapprobation face au tapis rouge qui était déroulé sous les pieds de Rudy Aernoudt, "le bon Flamand" qui va nous montrer comment il faut diriger la Wallonie.

Le copain de Jean-Marie Dedecker était en effet invité à débattre de l’avenir du pays avec le Ministre PS Paul Magnette. On remarquera que le PS n’est certainement pas le dernier à faire de la publicité au populiste surgi du littoral. Quoi de plus normal quand l'on veut tailler des croupières au MR, le parti le plus menacé par la liste ultra libérale de Rudy Aernoudt. Il n’y a pas de petit profit...

La semaine passée, le quotidien bruxellois Le Soir avait consacré deux pleines pages et son éditorial à la création du nouveau parti (?) alors que ce même journal avait gracieusement accordé un quart de page au R.W.F. lors de sa fondation. Dans la même logique, la RTBF invite Rudy Aernoudt plus que de raison.

Pour mémoire, le Président du R.W.F., Paul-Henry Gendebien, en neuf ans d’existence du parti, a pu s'exprimer à deux reprises à Mise au Point (RTBF) et deux autres fois sur les antennes de Matin Première (radio).
Et encore, pour l'occasion, il était chaque fois flanqué d’un contradicteur (Hasquin et Cheron), ce qui n’est pas le cas des autres orateurs. Comme un Herman De Croo ou un Mark Eyskens, des ténors flamands qui peuvent répandre à satiété sur les ondes francophones leur vision lénifiante, et donc faussement rassurante pour la population wallonne, d’une Belgique « konfederaal ».

Pas de chance pour le donneur de leçon Rudy Aernoudt, une enquête très récente semblerait démontrer que la fonction publique est plus importante en Flandre qu’à Bruxelles et en Wallonie. Normal, dans la mesure où de nombreux emplois dans les administrations fédérale et bruxelloise, ou des entreprises publiques comme La Poste, sont accaparés par des Flamands, au mépris des équilibres linguistiques."

Évidemment, l'attention de la presse belge vis-à-vis de Paul-Henry Gendebien ne peut qu'être minime, sinon nulle, car accepter l'idée d'un retour à la France suppose une perte importante de revenus pour elle et tout le monde sait que cela, elle ne peut l'accepter,  marquant ainsi son mépris pour l'opinion  publique  qui aimerait être informée plutôt que d'être déformée !  

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Jeudi 30 octobre 2008
Suite à mon article précédent "Pourquoi la France ?", certains se sont révélés encore sceptiques sur les capacités de ce pays qui pourraient nous accueillir.

Voici donc quelques arguments qui montrent, en quelques lignes, ce qu'est ce pays devenu résolument orienté vers le futur.


Au niveau de l'innovation

La France consacre près de 2,2 % de son PIB à l’innovation, ce qui, en valeur, la place au 4e rang mondial. Elle devance notamment le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie. En termes de dépenses publiques, elle se situe en haut du classement des pays de l’OCDE, devant les Etats-Unis.

Avec seulement 63.8 millions d’habitants et un territoire métropolitain de 550 000 km², la France est la 5e économie mondiale avec un PIB s’élevant à 2 515 milliards de dollars en 2007. Plus d’un million d’entreprises ont été créées ces 5 dernières années, soit près de 550 par jour. Les quelque 20 000 entreprises étrangères installées en France ont bien compris le parti à tirer de l’économie française.

Au niveau de sa puissance économique

En 2007 comme les années précédentes, la France s’impose comme l’une des destinations favorites des investissements directs étrangers (IDE) : selon la Cnuced, elle a attiré près de 158 milliards de dollars d’Investissements Directs Etrangers (IDE), ce qui la situe au 3e rang mondial derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

La France compte 20 000 filiales d’entreprises étrangères, tous secteurs d’activité confondus. Elles emploient près de 2 millions de salariés, soit deux fois plus qu’il y a dix ans : 1 salarié sur 7 (soit plus de 14 % des salariés en entreprise) travaille dans une filiale d’une entreprise étrangère. C’est davantage qu’en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis.

Au niveau de sa main d’œuvre

Contrairement aux idées reçues, les Français travaillent plus et mieux que bien d’autres pays ! Avec l’un des meilleurs taux de productivité horaire du monde, un nombre de jours de grèves inférieur à celui des Etats-Unis, et l’assouplissement de la loi sur les 35 heures, ils offrent aux entreprises l’un des meilleurs PIB par heure travaillée de tout le continent européen.

Les Français affichent en effet des performances exceptionnelles en termes de productivité. La France obtient en effet l’une des meilleures productivités horaires au 2e rang européen, avec une performance supérieure de 20 % à la moyenne européenne.

Au niveau du monde c'est la plateforme d’accès idéale à l'Europe

10 500 kilomètres d’autoroutes, un million de kilomètres de routes, 2000 kilomètres de lignes TGV, 6 aéroports internationaux… la France est parfaitement irriguée par un réseau d’infrastructures parmi les plus performants au monde.

Trait d’union entre l’Europe du Nord et la Méditerranée, largement ouvert sur l’Atlantique, seul pays connecté aux plus grandes économies européennes que sont le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne, la France occupe indubitablement une place clé sur un marché de 27 pays et de 493 millions de consommateurs à fort pouvoir d’achat, réunis dans un rayon de 2 000 km autour de sa capitale.
Source: Invest in France Agency.

Si  la Wallonie devenait une région de France, elle ajouterait encore à son rayonnement intellectuel et technique, à ses capacités d'innovation et ses nouvelles frontières toucheraient directement celles des pays du nord de l'Europe.

Dans le fond, un solution gagnant/gagnant pour notre région mais également pour la République.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Mercredi 29 octobre 2008

Beaucoup de mes amis me demandent pourquoi je me tourne vers la France au lieu de croire encore dans l’État Belge.

Bien entendu, le colonialisme du politique, de l’économie et du social par les Flamands m’insupporte.

Bien sûr, leur haine atavique de la culture et de la langue française me paraît abominable. Il est évident que leur mépris pour les Wallons est un élément de colère permanent.

Mais surtout, je ne peux plus croire à la Belgique de papa, celle qui fut une puissance industrielle mondiale. Elle est définitivement morte.

Par manque de moyens et par la montée en puissance de nombre de nations entreprenantes et innovantes, elle a perdu et perdra encore ses meilleurs étudiants, ses meilleurs ingénieurs et ses meilleurs techniciens qui s’expatrieront pour trouver une vie professionnelle digne de leur qualité.

Au moment où les ingénieurs nucléaires se posent la question de savoir s’il seront au chômage d’ici quelques années, la France avec son projet Iter développé à Cadarache (sud de la France) offre des milliers d’opportunités aux spécialistes. (Voir l’article sur www.liege-france.be/ITER180708.htm).

Car la Belgique est devenue un état nain qui conserve ses rêves de grandeur, mais dont des pans financiers et économiques entiers basculent vers des propriétaires et pays étrangers.

C’est pourquoi il faut rêver, il faut désirer, il faut vouloir le rattachement à la France, sixième puissance mondiale.

Contrairement à beaucoup de bruits injustifiés, la France se redresse dans la tourmente mondiale et c’est avec plaisir que je vous communique une partie des Baromètres Ernst & Young sur l’attractivité de l’Europe et de la France (édition 2008). Ils confirment l’importance de la France et de sa région capitale en matière d’attraction des investissements internationaux.

« L’Europe a conservé sa position de région leader au travers de l’accueil de plus de 40% des IDE mondiaux mais les pays poussés par une forte croissance économique ont marqué une nette progression.

- La France se classe en seconde position pour le nombre de projets accueillis en 2007 (541 projets contre 713 pour le Royaume-Uni, le leader);

- La France se classe en 5e position pour les emplois créés par ces projets : 14 500 emplois.
  Elle est devancée par le Royaume-Uni (24 200 emplois), la Pologne (18 400), la République Tchèque (15 100) et la Russie (14 930);
 
- La France confirme sa transition vers une attractivité tertiaire, notamment car les centres de décision et de R&D sont les principaux relais d'attractivité ;

- La France, en revanche, capte très peu d'entreprises issues des BRIC ;

- La France a une excellente capacité de fidélisation (63 % de projets d'extension contre 28 % en moyenne en Europe);

- La part des investisseurs internationaux interviewés ayant des projets pour la France se réduit passant de 25 % en 2007 à 19 % en 2008. Ils ne perçoivent pas de variation dans l'attractivité de la France.

- Le niveau de la fiscalité, la flexibilité du droit du travail et les charges et coûts salariaux restent depuis 2002 les trois handicaps persistants du site France,  même si les niveaux d'insatisfaction sont en légère baisse. »

Voilà ce qu’ils ne pourront pas dire sur la Belgique ! Encore moins sur la Wallonie !

Choisir la France pour y ancrer notre région, c’est rejoindre une nation où nos terroirs, notre culture, notre langue, nos manières de penser seront respectés. Mais c’est aussi appartenir à un état puissant qui marquera encore longtemps l’Europe et le Monde.

Voilà pourquoi j’estime mon choix sentimental, mais aussi pragmatique ! J’espère convaincre mes concitoyens de faire désormais le même choix.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Mardi 28 octobre 2008
L’hebdomadaire satirique Père Ubu annonce avec les précautions d’usage que CORELIO, l’ancien groupe de presse VUM qui était dirigé par l’homme d’affaires anversois André Leysen, serait occupé à négocier le rachat de La Libre Belgique auprès des frères Le Hodey, propriétaires du titre.

Il serait également question de céder La Dernière Heure, si le groupe CORIELO n’en veut pas, au PERSGROEP, détenteurs des grand quotidiens flamands Het Laatste Nieuws et De Morgen, mais également des journaux économiques et financiers De Tijd et L’Echo, en collaboration avec le groupe Rossel (via la société Mediafin).

Si ce rachat devait être finalisé, il ne resterait dès lors plus qu’un seul groupe de presse belge aux mains des francophones : Rossel, l’éditeur du quotidien bruxellois Le Soir et des titres du groupe Sud-Presse (des familles Hurbain et Marchand).

Pauvres collègues journalistes francophones, il va falloir dans ce cas avaler des couleuvres pour rester en place.

Ce sera encore un pas de plus vers une colonisation active de la Wallonie par le biais d'une presse au service de la Flandre.  Heureusement que la France a pris en main l'énergie et une partie du secteur bancaire en Belgique. Car le victoire reste toujours à l'économie réelle plutôt qu'à la communication (oserais-je dire la propagnande ?).



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Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Mardi 28 octobre 2008

Plusieurs Anversois envisagent de fonder un parti musulman pour les élections communales de 201, indiquent ce lundi 27 octobre, les journaux De Standaard et Het Nieuwsblad.

Si des musulmans osent créer un parti communautaire dans une ville comme Antwerpen, pourquoi Rudy Aernhoudt n’oserait-il pas d'appeller le nouveau parti qu'il compte présenter aux élections régionales 2009 "Rassemblement Flamand en Wallonie" ? Le RFW pourra ainsi s’opposer au RWF dans un combat pour tenter de faire pencher la balance en faveur de la Flandre plutôt qu’en faveur de la France. Etre belgicain, c'est être forcément en faveur du colonialisme flamand.

En effet, en date du 2 août 2008, La Dernière Heure publiait un article titrant « Un million de Flamands habitent en Wallonie ». Et d’expliquer dans celui-ci qu’à « Jodoigne, par exemple, on enregistre une augmentation annuelle de l'ordre de 10 % de Flamands ayant décidé de s'y établir. Beauvechain, Hannut ou encore Flobecq sont autant de communes qui voient les Flamands affluer.

En l'absence de recensement, il est cependant bien difficile d'évaluer l'ampleur de ce flux migratoire, mais une récente étude de la Confédération flamande de l'immobilier (CIB) fait état de près de 250.000 Flamands ayant opté pour la Wallonie en 2006.

Les Flamands semblent en outre attirés par d'autres facteurs que le prix. En Brabant wallon, ils optent pour des espaces où la verdure est encore largement présente. Bien souvent bilingues, ils aiment également que leur enfant puisse poursuivre des études en français, tout en parlant le néerlandais à la maison. Et puis, le Brabant wallon est également très bien desservi par les autoroutes, ce qui permet de rallier Louvain et Tirlemont en très peu de temps.

Combien sont-ils réellement à avoir décidé de quitter la Flandre pour rallier le Sud ? En l'absence de recensement, il est bien entendu difficile d'avancer des chiffres précis. Plusieurs centaines de milliers, c'est certain ! Un million, même, selon l'Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF).

Difficile à certifier, mais si l'on déduit le nombre d'étrangers installés en Wallonie, cela signifierait qu'un Wallon sur trois est un... Flamand ! »

C’est probablement sur ce type d’article que ce Rudy qui n’est pas encore le nôtre, bien que récemment installé en Wallonie, mais qui s’affirme déjà de Wallonie (flamande) s’appuie dans son interview donnée sur la RTBF (francophone pas encore flamande), ce dimanche.

En bref, il compterait donc sur un atavisme ethnique pour réussir à gagner un siège confortable de député et pouvoir se joindre ainsi à nos rentiers du portefeuille parlementaire wallon. C’est un job envié lorsque l’on voit le taux d’absence aux débats de ces chers (au sens strict du mot) politiques.

Mais il semble oublier que la langue et la culture françaises de notre pays wallon sont terriblement destructrices de l’identité flamande, à tel point que nombre d’ardents défenseurs du peuple wallon ont dans leurs ascendants des parents flamands et ont oublié depuis longtemps la moedertaal, parfois même au profit du wallon.

Qui sait, dans le complexe d’infériorité que cultivent nos cousins du nord, pense-t-il avec délectation que sa descendance aura la joie d’oublier le plat pays qui fut celui de leur géniteur et s'intégrera parfaitement à son nouveau milieu.

De toute façon, pour avoir un rien de crédibilité, il ferait bien de suivre rapidement des cours intensifs de maîtrise de la langue française et de l’accent qui s’y rapporte. En effet, s’il est un péché que nous ne saurons pas lui pardonner, c’est le massacre de la " langue de chez nous ", comme aime à le chanter Yves Duteil.

Alors, que faire de cet individu narcissique et opportuniste ? Pourquoi ne pas le placer comme conseiller belgicain auprès de nos 12 sages qui se réunissent, peut-être ?, une heure chaque semaine devant une page blanche.

Blanche ? À espérer pour le gouvernement s’il veut tenir encore quelques semaines ou quelques mois avant de devoir convenir de son échec devant les électeurs et avouer la mauvaise gouvernance qu’il en a résulté !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Lundi 27 octobre 2008

Information de ce jour sur  RTL-Info « Charles Michel exclut toute alliance avec le PS ».

Information de Didier Reynders du temps la tentative de la formation d’un gouvernement « Orange Bleue », il est exclus de gouverner avec le PS. Mais Joëlle, l’amie de Di Rupo, était là et a obligé l’orgueilleux liégeois à passer sous ses fourches caudines de la gauche !

A moins d’avoir 51% des voix, le MR sera devant le même problème, lors des élections régionales 2009. Alors galéjade du rejeton de la famille Michel ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous - Communauté : Parlons politique
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Dimanche 26 octobre 2008

François Perin a accordé une longue interview à l’hebdomadaire Knack du 21 octobre.

Une très intéressante description de l’homme et de sa carrière politique est faite. Homme intègre, mais versatile, il a évolué tout au long de sa vie parmi une série de partis. Mais ne dit-on pas qu’ils n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis .

Dans son article le journaliste écrit « Lors de la Seconde Guerre mondiale, François Perin, alors âgé de 20 ans, adhéra au mouvement clandestin « Wallonie Libre » et devint membre, en 1944, du Parti Socialiste Belge (PSB). Ses critiques lui reprocheront plus tard d’être le recordman absolu de la versatilité politique, car le professeur a accompli, au long de sa carrière, plusieurs bonds politiques curieux. Un parti n’est qu’un instrument, estimait François Perin, et il a toujours agi en conséquence. Mais tant ses amis que ses ennemis reconnaissant que cet homme au tempérament fort, orateur brillant, doté d’une intelligence fine et d’un humour mordant, a amené en politique un niveau intellectuel d’une rare élévation. »

Mais plus loin,  dans l’interview accordée, le journaliste ajoute encore : «  François Perin ne s’engagera vraisemblablement plus. Pourtant, l’idée rattachiste gagne incontestablement du terrain en Wallonie. Cela n’a pas encore abouti à des glissements au niveau des partis politiques. La liste Rassemblement Wallonie-France de Paul-Henry Gendebien n’a même pas obtenu 2 % aux élections communales de 2006. Et François Perin, qui était âgé à l’époque de 85 ans et avait soutenu la liste de son ancien adversaire, ne récolta que 504 voix de préférence. En fait, Perin trouve qu’un parti politique rattachiste est par principe une mauvaise idée. Celui qui veut rattacher la Wallonie à la France n’a, en effet, par définition, aucun programme à proposer aux électeurs belges en termes de contenu. Il est préférable d’influencer l’opinion publique avec un travail d’étude sérieux. »

L’analyse semble assez pertinente, encore qu’elle témoigne à nouveau d’une orientation nouvelle, ce qui n’est pas nouveau chez lui.

Comment ne pas être d’accord sur le fait que les électeurs reprocheront au RWF un manque de contenu au programme si ses candidats se contentent de déclarer qu’ils veulent le rattachement à la France . J’en suis intimement persuadé et l’ai souvent déclaré.

Dans mes réflexions du 21 octobre dernier, paru sous le titre « Les manœuvres électorales ont commencées », je disais notamment:  « Au RWF de montrer qu’il n’est pas qu’un mouvement de quelques amoureux romantiques de la France, mais bien le rassemblement de citoyens qui se disent qu’il vaut mieux faire partie de la sixième puissance mondiale et d’une société de plus de 60 millions d’individus, avec laquelle nous avons la chance de partager la langue, la culture et un bon nombre de ses valeurs.

 

L’on dit souvent que l’élection de quelques candidats d’un parti ne peut être suffisante pour avoir une influence significative au parlement ou dans les institutions. C’est totalement faux, car s’ils sont actifs et se joignent aux forces qui vont dans le bon sens, il peuvent être l’aiguillon qui fait changer les choses. L’on a bien vu en Flandre la force du petit NV-A dans le cadre du cartel avec le CD&V, tout puissant.

 

Comme le RWF accepte fraternellement toutes les sensibilités politiques, de la gauche à la droite en passant par le centre, ses candidats devraient s’engager à participer activement à la vie politique belge en défendant toutes les propositions législatives qui sont favorables à la Wallonie, économiquement et socialement, de quelque bord qu’elles proviennent, car il est important que notre région soit en bonne santé pour rejoindre dans les meilleures conditions nos frères français.

 

En revanche, ils s’engageraient également à rejeter et à combattre fermement toutes celles qui vont à l’encontre de ces objectifs et à se montrer particulièrement attentifs à un juste partage des richesses nationales, indispensable en cas de scission.

 

En effet, l’électeur doit craindre des « arrangements » entre les politiques qui seraient défavorables à la Wallonie, comme cela est arrivé à chaque négociation institutionnelle dans le passé.

 

En ce sens, le RWF s’imposerait comme un mouvement d’unité nationale wallonne en opposition aux luttes idéologiques fratricides des personnalités politiques wallonnes qui permettent à la nation flamande d’être à chaque fois la grande gagnante des négociations entamées entre communautés. »

 

Cela rejoint en partie la pensée de François Perin , mais s’en écarte définitivement lorsqu’il  dit « qu’un parti politique rattachiste est par principe une mauvaise idée. »

 

C’est la voie la plus directe, après plus de 50 ans de ratage fédéraliste et qui offre une réponse viable au problème d’une crise mondiale. L’avenir d’une Wallonie indépendante, seule, isolée de tous dans la tourmente de la mondialisation est encore plus difficile à croire pour l’électeur wallon que l’idée du retour à la France.

 

C’est pour cela que beaucoup se « raccrochent » à la Belgique en train de sombrer. Mais pourquoi veulent-ils absolument rester sur un canot en perdition alors qu’un transatlantique s’offre à eux ?

 

Pour ceux qui veulent consulter l’article traduit par les bons soins de Jules Gheude, cliquez sur ce lien : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/96/12/PERIN---KNACK.pdf

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Samedi 25 octobre 2008

Suite à l’élaboration du budget fédéral 2009, Yves Leterme avait prévu de demander une participation aux régions et notamment à la Flandre et à la Wallonie de 500 millions d’euros.

Kris Peeters, le ministre-président de la Flandre n'est pas prêt à bloquer 500 millions d'euros "sur un compte d'épargne " de l'État. Il a donc formulé au premier ministre Yves Leterme une contre-proposition d'un montant de 400 millions.   

Comment ? En allégeant le budget du fédéral qui « refilerait » des compétences à la Communauté et à la Région flamandes..    

Il propose que la Flandre (Communauté et Région) reprenne au  fédéral une vingtaine de compétences, sans modification législative. Il s'agirait notamment des campagnes de vaccination (46 millions), des ateliers protégés et des ateliers sociaux (47 millions) ou encore du Fonds social mazout et de diverses mesures en matière d'énergie (112 millions).     

Par cette attitude, ce flamand du CD&V montre bien qu’il ne veut plus qu’un sou flamand parte dans un budget dont les Wallons et le Bruxellois profiteraient d’une partie par solidarité fédérale.

Notre président de la Région Wallonne, Rudy Demotte, va-t-il enfin commencer à comprendre et pour récupérer un peu d’argent, revoir les conditions de captation et de valorisation de notre eau, vendue moins cher en Flandre que chez nous ?

Cela lui permettrait peut-être de supprimer la taxe sur la détention d’une télévision et de rendre ainsi un peu d’égalité au citoyen belge qui finira par regretter  d’être né en Wallonie.

Marre de ces Flamands qui dirigent notre pays, colonisent notre région et font la moue dès qu’il s’agit de solidarité nationale. Il serait temps qu’on leur fasse payer leur égoïsme par le rejet de l’autorité qu’ils nous imposent.
Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Vendredi 24 octobre 2008

Selon RTL-Info, un sondage « express » réalisé par internet pour le compte du quotidien Le Soir donne comme résultat que « 60 % des francophones bruxellois et des Wallons estiment que le premier ministre Yves Leterme a bien géré les dossiers Fortis et Dexia. 63 % trouvent qu'il sort grandi de sa gestion de la crise financière et bancaire.  67 % des sondés reconnaissent qu'ils ont changé d'avis sur l'homme politique ces derniers temps et que cet avis est meilleur qu'auparavant.

 

Le 19 octobre, sur ce même blogue, je dénonçais la propagande active des médias en faveur de ce flamand, ancien allié de la NV-A, premier ministre actuel pratiquement imposé par le palais. Je citais quelques titres tels « Yves Leterme réconcilie la Belgique avec le Congo », « Yves Leterme soutient l’idée d’un sommet mondial pour réformer le système financier » ou encore «  Face à la Crise, Leterme et Sarkozy sur la même longueur d’onde ». (Voir « La propagande gouvernementale s’accentue, l’avenir s’assombrit. »).

Mais dans le même sondage,  « 55% des sondés prédisaient que le gouvernement d'Yves Leterme allait survivre, difficilement, de crise en crise et 35% pensaient qu'il chuterait au printemps sur le dossier communautaire»

Ce sondage a été réalisé sur un échantillon de 1.201 personnes, représentatif de la population francophone de Belgique âgée de 18 ans et plus, nous dit-on  pour faire sérieux, mais sans préciser la marge d’erreur. Un peu le style,  notre sondage démontre que le RWF obtiendrait 51% des suffrages lors des prochaines élections. (Entre nous, marge d’erreur de 80 %). Mais le message subliminal serait passé. Le RWF a des chances de prendre le pouvoir.

Tout ceci démontre les manipulations évidentes d’une certaine presse achetée par les politiciens dispensateurs de privilèges ou vendue à une bourgeoisie capitaliste, capable d’offrir les avantages que procure le pouvoir de l’argent.

Il est temps de vacciner nos concitoyens contre ces pensées uniques, distillées à longueur de journée. Leterme et l’ensemble se son gouvernement vaut la cote de zéro sur dix.

Le sauvetage de Fortis ? Une panique totale qui l’a conduit à laisser la partie hollandaise nous quitter, sans même un incident diplomatique. Ensuite, la vente des actifs encore valables à BNP Paribas dans des conditions peu légales (c’est ce qui sera plaidé bientôt) en laissant aux petits actionnaires le soin de garder une grosse majorité de valeurs toxiques.

Le budget 2009 ? Basé sur une croissance de 1,2 % alors que tous les indicateurs annoncent 0,2% au maximum. De plus, les impositions sur les centrales nucléaires risquent d’être condamnées, car portant atteinte à la libre concurrence voulue par l’Europe.

Le chômage ? Il va augmenter, mais aucune provision n’est prévue.

Menteurs et truqueurs seraient les insultes qui pourraient venir à la bouche si nous cessions d’être influencés par les manipulateurs d’opinion.

À part cela, où en est-on dans le sauvetage institutionnel de la Belgique ? La cantine de nos douze sages est-elle bonne ? Et la feuille blanche se remplit-elle ?

Taisez-vous, mécréants. Vous n’avez point besoin de connaître l’avenir que l’on vous prépare. Vous nous avez choisis et bien souffrez maintenant que nous nous passions de vos avis, opinions et demandes.

La loi du plus fort est toujours la meilleure. Vous nous avez donné le pouvoir et bien dansez maintenant sur notre musique !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Jeudi 23 octobre 2008

Laurette Onkelinx, que vous connaissez bien pour ses succès (il s’agit ici d’une ironie mordante) au Ministère de la Justice notamment, est arrivé au conseil des ministres en voiture 2CV rose et a décoré notre Leterme d’un magnifique ruban rose.

 

S’agissait-il de montrer que le PS voulait adoucir se couleur ? Qu’il était rose de confusion par rapport aux nombreux scandales créés par certains de ses membres et amis ? Ou encore s’agissait-il d’un support évident aux orientations de son président qui a fait son « coming out », il y a déjà un certain temps ?

 

Eh non, il s’agissait simplement de la promotion de la campagne "pink ribbon" (ruban rose) de lutte contre le cancer du sein. Il faut avouer que parfois les faits, si sérieux soient-ils, prêtent à rire !

Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous - Communauté : Parlons politique
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