Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Dimanche 30 novembre 2008

Ce dimanche matin, le FDF était en congrès sur le thème "Bruxelles en force".

Son  président Olivier Maingain a plaidé à nouveau pour l'élargissement de la capitale et a mis comme priorité l’application des facilités linguistiques dans les communes de la périphérie.

Il a attaqué vivement le ministre des Affaires intérieures flamandes Marino Keulen (Open Vld),  pour son refus de nommer les bourgmestres et de respecter les facilités linguistiques des habitants de la périphérie.

« Si M. Sven Gatz (Open Vld) veut bien appliquer les bons principes qui le conduisent à souhaiter l'adoption de l'anglais comme troisième langue administrative à Bruxelles, qu'il demande au ministre des Affaires intérieures flamandes Marino Keulen (Open Vld), de nommer les bourgmestres et de respecter les facilités linguistiques des habitants de la périphérie », a-t-il  déclaré.

Selon lui, les libéraux bruxellois sont en retard, car dans la commune de Woluwe-Saint-Lambert, dont il est le bourgmestre, l'accès des citoyens européens à l'administration dans leur langue est rendu possible par des formations des fonctionnaires locaux dans plusieurs langues européennes.

 

« Ce qui nous distingue, c'est que pour notre part, au FDF, nous ne serons jamais des intégristes de la langue. Nous voulons le respect de chaque citoyen » a-t-il ajouté.

 

En admettant cette diversité linguistique et compte tenu des communautés étrangères vivant dans la Région Bruxelloise, Maingain est donc l’archétype du politicien bruxellois prêt à transformer Bruxelles en Babel linguistique où chaque communauté étrangère n’aura plus besoin d’apprendre la langue du lieu d’accueil et pourra tout à loisir créer son ghetto. Matongé en est l’exemple parfait. L’Afrique au cœur de la capitale.

 

 Il semble même prêt à accepter l’anglais comme la langue officielle, pour autant que le français puisse être parlé en Flandre, reléguant ainsi la culture française et flamande au rang de patois culturel régional.

 

Ce triste sire est hélas encore soutenu par des Bruxellois « pur jus » ou des Wallons résidant dans la ville. Ils n’ont pas encore compris qu’il n’est qu’un politicien comme les autres, plus attaché aux avantages qu’il peut tirer électoralement de leurs voix, qu’à leur liberté de s’exprimer.

 

Georges Brassens, mon doux chanteur anarchiste prenait plaisir à chanter « Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con ».

 

Mais est-ce vraiment de la connerie ou du bas langage de politicien prêt à tout pour conserver une présence sur l’échiquier où il occupe une case financièrement confortable ?

 

Et j’ai bien peur que ce soit la deuxième supposition qui soit la bonne !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 30 novembre 2008

L'article paru dans la dernière parution de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles, sous la signature de Raymond Watrice m'a semblé intéressant à publier sur le blogue.

 

Une expression différente de la nôtre mais qui la rejoint et qui méritait d'être portée à votre connaissance !

 

"… Que le départ de la N-VA va rendre la Flandre moins arrogante. Bien au contraire. La vigilance est de rigueur… Le CD&V n’a pas changé ; il ne changera jamais : il est et restera le CVP.

 

Au demeurant, les déclarations des éminences du CD&V au Congrès d’actualité du parti ont été claires, nettes, sans ambiguïté : application du programme du CD&V fondé sur les cinq résolutions du Parlement flamand. Rien que le programme du CD&V. Kris Peeters, ministre-président du gouvernement flamand est ferme sur ce point : « Les démocrates chrétiens ont réalisé toutes les réformes précédentes qui ont fait de la Flandre ce qu’elle est. Ils feront la prochaine ». Yves Leterme, Premier ministre, appuie les propos de son ministre-président : « Il faut garder l’objectif final ». Marianne Thyssen, présidente du CD&V, replace la position du CD&V sur l’échiquier politique : « La fin du cartel ne changera rien à notre ligne. Notre ligne flamande ».

 

 

Faut pas rêver… La Flandre ne changera pas un iota à sa ligne de conduite. Elle veut un transfert de compétence ; elle veut encore engranger des profits. Pour survivre, elle a besoin de l’argent des autres. Elle y arrivera. « Etape par étape » martèle Yves Leterme. Il n’y aura pas d’élargissement de Bruxelles, mais il y aura une scission de BHV. Il n’y aura pas de statut de Région à part entière pour Bruxelles, mais il y aura une gestion conjointe de Bruxelles par la Flandre et la Wallonie, du moins momentanément, après seule la Flandre gérera Bruxelles. Il n’y aura pas de nomination des trois bourgmestres francophones élus démocratiquement en octobre 2006, mais il y aura une circulaire qui placera les trois communes sous gestion de la province du Brabant flamand.

 

 

Faut pas rêver… La Flandre a besoin d’espace et d’eau. A l’horizon 2015, de gros nuages noirs s’amoncelleront au-dessus de la Flandre… Son opulence actuelle ne pourra enrayer sa dégringolade et elle le sait ; le temps joue contre elle. C’est pourquoi elle a besoin d’amasser vite. Souvenez-vous : « de klok klikt » (l’horloge tourne), disait il y a peu un député SP.A au Parlement de la Région flamande. Les aiguilles de la montre tournent inexorablement et marquent les fissures de son tissu industriel, l’effilochure du textile, la peine de l’automobile, l’ensablement du port d’Anvers, la désertification sablonneuse du Zwin, l’essoufflement de ses exportations portées essentiellement par le secteur automobile, les rides de sa population vieillissante, la pollution de son sol et de son sous-sol… Le mal de la Flandre…c’est son avenir, un avenir fort sombre. Aussi la Flandre ne peut plus attendre ; il lui faut tout de suite de l’espace, de l’eau, des bras, de l’argent… Il lui faut tout de suite des réseaux ferroviaire et fluvial la reliant à la zone rhénane ; une liaison avec l’opulente Ruhr. Sinon … elle subira des chocs économiques et sociaux auxquels viendra s’embosser le choc des générations ; elle manquera de capitaux pour un bien-être à sa population toujours de plus  exigeante… Une question de survie. Etre ou ne pas être… La Belgique fédérale ou la Vlaanderen ? La Flandre a choisi, choisit et choisira par orgueil la Vlaanderen, un Etat indépendant unilingue s’étendant de La Panne à Arlon…Les francophones doivent plier les genoux…face à la logique et à la volonté flamandes.

 

 

A nos éminences politiques francophones d’être lucides. Elles connaissent les lourds fardeaux qui s’entassent sur les épaules flamandes. Wallonie et Bruxelles ont payé, paient et paieront encore davantage pour l’épanouissement de la Flandre si nos éminences continuent à se livrer des batailles d’ego aussi stupides que dramatiques. Le citoyen bruxellois et le citoyen wallon méritent mieux que d’être des « portefaix » d’intérêts personnels, des spectateurs obligés des combats d’arène. A ces personnalités de rendre confiance aux citoyens d’en bas et de prouver leur attachement aux valeurs de grandeur qui façonnent de grandes actions d’intérêt général…

 

 

Faut pas rêver … à un assouplissement des prétentions flamandes…

Le Petit Raton Laveur s’en va cependant, à travers les polders et le long des canaux de Flandre, à la recherche d’un Flamand modéré, débarrassé de son arrogance. Peut-être fera-t-il une courte halte à la place Albert, dite place « M’as-tu-vu », de Knokke-Le Zoute ? Un rêve fugitif…"

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 27 novembre 2008

RTL-Info l’annonce sur son site Internet «  Les présidents des partis francophones, réunis ce jeudi au parlement après la prise de position du gouvernement flamand sur les trois bourgmestres de la périphérie, ont invité leurs homologues flamands du CD&V, Open Vld, sp.a et Groen à convenir d'un cadre de discussion pour aborder la nomination des bourgmestres et l'ensemble de la problématique bruxelloise.

Ils ont par ailleurs regretté un "acte unilatéral" du gouvernement flamand, dont les membres, soulignent-ils, sont les négociateurs néerlandophones du dialogue institutionnel. »

Mais vont-ils se mettre à genoux, ces francophones de pacotille ?
Vont-ils tels les bourgeois de Calais se présenter devant le Kris Roi triomphant, la corde au cou ?
Vont-ils demander des discussions hors du débat institutionnel pour parler institutionnel ?
Et notre fameux Magain, le Mister Musculator de la franco-connerie est-il devenu muet ?
Que lui a promis Reynders pour qu’il mange son chapeau tricolore ?

Décidément, nos politiques  méritent bien le mépris que notre peuple leur voue de plus en plus !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 26 novembre 2008

Le quotidien L’Écho du 26 novembre nous l’apprend :  la Région Wallonne va constituer un fonds de 20 millions EUR pour compenser la perte supputée des dividendes Dexia.

L’on sait en effet que « Dexia et par voie de conséquence son important actionnaire le Holding Communal, émettent les plus vives réserves quant au versement d'un dividende à leurs actionnaires au titre de l'année 2009. Une perte sèche pour les communes, actionnaires du Holding, qui avaient perçu quelque 23,4 millions EUR de dividendes en 2007 » nous dit encore l’article.

 

Mais comme l’État fédéral a osé concevoir son budget 2009 sur une croissance de 1,2 % alors que tout le monde savait qu’elle serait au maximum de 0, 1%,  Philippe Courard, ministre en charge des Affaires intérieures de la Région Wallonne, malgré ces prévisions pessimistes a envoyé une circulaire autorisant les villes et communes, pour leur budget 2009, à inscrire en recette le même dividende « Dexia » que celui perçu en 2008.

 

« Ce nouveau fonds dit de « de compensation pour les communes face à la crise» sera inscrit à l'ordre du jour du gouvernement wallon « d'ici la fin de l'année», dit-on au cabinet Courard. Il sera doté à hauteur de quelque 20 millions EUR. Il permettrait de compenser, de l'ordre de 70 %, le manque à gagner des communes sur base de la non-perception du dividende Dexia pour 2009…. Ce nouveau fonds limiterait exclusivement ses interventions au bénéfice des villes et communes concernées par la non-perception de ce dividende, soit celles qui sont actionnaires du Holding Communal. », continue l’Écho qui s’inquiète de la clé de répartition qui sera choisie et qui ferait l'objet de délicates négociations.

 

« En fonction de la part détenue dans le Holding ? Logique, mais dès le moment ou il s'agit de l'argent public, ne doit-il pas être distribué de manière équitable ? » s’interroge à juste titre le journaliste. « En 2007, c'est la ville de Charleroi qui avait perçu la plus grande part du dividende du Holding, en tant que premier actionnaire avec plus de 14 700 titres, soit un peu moins que les quatre provinces wallonnes réunies. Mais celles-ci seraient totalement exclues de ce mécanisme de compensation », poursuit-il.

 

À la lecture de ce qui précède, des questions évidentes se posent au citoyen lambda.

Ainsi donc, les communes qui ont augmenté les taxes communales au prétexte de difficulté financière auraient d’autre part eu l’occasion de se constituer un véritable « bas de laine ». L’exemple du montant cité pour Charleroi fait rêver. Mais, d’autres villes socialistes, comme Liège notamment, seraient dans le même cas.

 

Les dirigeants de nos communes sont-ils donc d’infâmes actionnaires comme les autres ? Et à ce titre pourquoi ne pas prévoir également une compensation financière pour tous les petits actionnaires de la Région, souvent plus en difficulté que nos édiles communaux qui jonglent apparemment avec l’argent de leurs concitoyens .

 

Et d’autre part, pourquoi les communes n’ayant pas eu une attitude de capitaliste engrangeant l’argent de tous, auraient-elles moins de droits à recevoir une aide de la région ?

 

Comme l’on sait que la majorité qui gouverne la Région est socialiste, l’on est en droit de se demander de quel droit le PS se réclame encore de cette philosophie.

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 25 novembre 2008

Cela y est. Voilà que le beau jouet que le roi et ses trois sages avaient mis au point pour détourner l’attention du citoyen belge du problème institutionnel qui devient de plus en plus inextricable et menace l’unité du pays et même, horreur suprême, la monarchie.  

Les dirigeants du MR, du PS, du CDH et d'Ecolo se sont donc réunis ce mardi pour déterminer une position commune face à la décision de Marino Keulen de ne pas nommer les trois bourgmestres de la périphérie bruxelloise.

Dans leur crainte infantile que la crise s’amplifie au point de devoir retourner aux urnes plus rapidement que désiré, ils font appel à Saint-Nicolas, le sieur Kris Peeters, en lui demandant de préciser que la décision que le ministre des Affaires intérieures de la Communauté flamande n’était ou ne serait pas acceptée par le gouvernement flamand et qu’ainsi l’on éloigne un petit peu l’échéance fatale de la crise coûteuse en portefeuilles ministériels .

Mais c’est bien sûr, le ministre applique une loi flamande, votée par le parlement flamand et le gouvernement va lui demander de reporter sa décision, voire à donner sa démission.

Nos politiques francophones sont aveugles et bêtes, je n’arrête pas de le proclamer. Toutes ces gesticulations n’impressionnent pas la nation flamande qui s’est donné un destin. Non pas l’indépendance comme certains semblent le craindre, mais bien une autonomie complète de gestion de leur territoire, une prise totale en main d’un état fédéral comme vitrine internationale et avec Bruxelles comme capitale de la Flandre. La Wallonie serait considérée comme un protectorat où un néo-colonialisme économique régnerait pour leur plus grand bénéfice.

Il est temps que les yeux des Wallons s’ouvrent à la réalité.

 Le combat belgicain est perdu d’avance et si la Belgique se maintenait, ce serait au détriment  des francophones privés de plus en plus du simple droit de vivre librement  dans leur culture.

Le seul espoir qu’il nous reste est d’être accueilli en frère retrouvé au sein de la patrie française, notre patrie charnelle. Quitter ce royaume lilliputien pour rejoindre une puissance mondiale.

Hors de la France,  point de salut. Alors, pourquoi encore perdre son temps dans des élections où les dés sont pipés . Toutes les promesses de pacification communautaire, du maintien d’une solidarité entre les régions ou tout simplement la protection d’une constitution tellement rapiécée qu’elle finit par tomber en lambeaux, sont des mensonges soit de politiciens soit naïfs, soit menteurs.

Une raison de leur donner une première gifle aux prochaines élections. Votez en masse pour le RWF. A défaut, d’une victoire significative capable de précipiter les choses, cela aura l’avantage d’attirer des regards sur notre Wallonie de plus en plus attentifs de la France.

Et comme la plupart de nos politiciens sont plus intéressés par leur situation que par la cause idéologique, il est à parier qu’un certain nombre d’entre eux se rallieront bien vite au combat pour notre liberté !

Élire quelques représentants du RWF sera la première marche gravie vers un retour à la République.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 20 novembre 2008

Le bourgmestre Willy Demeyer (PS) a toujours dit qu'il compterait et vérifierait les signatures avec soin. Il annonce désormais que si elle doit avoir lieu, cette consultation populaire pourrait mettre des projets en concurrence : « Nous n'allons pas demander si les gens veulent que Liège pose sa candidature en 2015, mais mettre ce projet, actuellement vide de contenu, en concurrence avec celui de métropole culturelle que nous soutenons, et qui amène des financements pour la culture émergente.» (Source RTBF).

Décidément, le bourgmestre tente par tous les moyens de ne pas présenter la candidature de sa ville pour ne pas mécontenter son chef de parti. On l’entend pleurer d’émotion à longueur de temps sur toutes les bontés que la Wallonie et la Communauté française ont eues pour la cité ardente. Et tout cela, bien sûr, nous oblige à remercier le mécène (apparemment, son collègue de Mons) qui nous a tant fait profiter de sa magnanime bonté.

Il semble oublier.que c’était le devoir d’une Région de venir en aide à la plus grande ville de son territoire et à tout son hinterland. Il oublie un peu vite que ses responsabilités vont bien au-delà des limites communales et que c’est toute l’Eurégio, y compris Maestricht et Aachen, qui bénéficierait d’une mise en valeur et d’une plus value, même économique.

Quand la ville de Lille estime qu’un euro qu’elle a dépensé, lui en a rapporté huit, l’on se demande pourquoi ce manque flagrant de volonté d’amener cette manne en Pays de Liège.

Ou plutôt, on le comprend mieux, il faut venir au secours du Hainaut pourtant bénéficiaire d’une aide économique et financière énorme de l'Europe et qui n’a pas su en tirer profit. Le grand ordonnateur du PS veut encore et encore des retombées pour ne pas devoir avouer l’échec de la bonne volonté européenne.

Doit-on aussi comprendre qu’il pense que si Liège se présente, Mons n’aura aucune chance devant le jury européen ? Belle preuve d’estime pour les jurés qui sont sûrement plus à même de juger la ville devant l’emporter.

Parmi la boîte à outils qu’il ouvre pour contrer la volonté populaire, il pense poser plusieurs choix aux électeurs lors de la consultation populaire arrachée par ses ouailles. Diviser pour régner n'est-il pas un vieil adage politicien.

Ne serait-il pas mieux de nous proclamer « métropole culturelle éternelle » ?
Ne vaudrait-il pas mieux créer une exposition de l’eau ?
Ne serait-ce pas judicieux de devenir capitale des Schtroumpfts ? 
Seriez-vous d’accord pour imposer Hoût-si-Plout comme centre spirituel européen ?
Ne riez pas. Au royaume de la mauvaise foi, toutes les questions sont justifiées, elles écartent le bon sens.

Mais je pense que l’homme, avec son obstination à servir la soupe à son président, et cela au détriment des électeurs liégeois, risque de faire chuter quelques uns de ses candidats aux prochaines élections. Cela ne serait que justice, les élus locaux de son parti ayant refusé de remettre en question ses diktats et bêlant en coeur le refrain maioral.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 19 novembre 2008

C’est le quotidien « La Meuse » qui le révèle dans son édition de ce mercredi 19 novembre, Elio Di Rupo  n’est pas contre la candidature de Liège au titre de Capitale européenne de la Culture 2015.

Selon le bourgmestre de Mons, l’accord 2004 autorise toutes les villes du pays à poser leur propre candidature. Il est vrai que dans le saupoudrage politique des « capitales » wallonnes, si Namur est capitale administrative, Liège capitale économique, Charleroi capitale sociale, Mons en est la capitale culturelle.  Mais ce que personne ne dit ou ne veut voir ici, il ne s’agit plus de la Wallonie, ne de la Belgique, mais bien de l’Europe pour un an.

Donc, notre brave président du PS souffle le chaud et le froid selon les vents qui animent l’opinion.
En tout cas, son message public devient démocrate. Espérons que le message du président en direction de ses hommes politiques liégeois soit aussi clair et que l’ayant reçu, les élus représentent enfin leurs concitoyens.

Quant à tous les « anti-candidature » de Liège, ils devraient cesser de proclamer  « urbi et orbi » les contrevérités émises sur le projet.

Liège est la ville wallonne (et non pas une métropole comme l’a déclaré le bourgmestre) la plus apte à être magnifiquement préparée pour ce projet.

Liège possède un orchestre philharmonique réputé, un opéra prestigieux, des dizaines,  sinon des centaines de troupes de théâtre, d’orchestres variés allant de la musique la plus récente au  classique, en passant par la chanson, des écrivains, des poètes, des sculpteurs, des peintres, des cinéastes et aussi ce qui est pour moi l’expression même de la culture populaire des artisans de génie.

Pour 2015, Liège devrait avoir sa nouvelle gare TGV et ses abords terminés, son Mégamusée, sa Médiacité ainsi que des bâtiments au  prestige recréé. Je pense notamment au « Crowne Plaza Liège,  le « cinq étoiles » que la ville ne possédait pas encore.

Tous ces investissements humains et matériels ont besoin d’un coup de projecteur pour prendre la dimension qu’ils méritent. Seuls les élus liégeois (mais le sont-ils vraiment ?) PS et CDH ne veulent pas le comprendre.

Alors ils parlent des coûts entraînés par le choix pour la Cité. La mentalité du boutiquier qui investit tous ses capitaux dans la création de son magasin, mais refuse d’allumer son enseigne parce que l’énergie consommée risque d’être ruineuse.

Ils parlent d’investir à la place dans une grande exposition de l’eau, mais cela ne risque-t-il pas de ré-endetter la ville, bien plus lourdement ?

Ils parlent aussi de relier Liège au titre européen que Maestricht pourrait obtenir en 2018. Mais comment peut-on être sûr qui l’obtiendra et d’autre part, ne serait-il pas mieux qu’en 2015, Liège s’ouvre à Maestricht et à Aix-la-Chapelle ses voisines de l’Eurégio que l’on nous vend constamment comme le futur économique de notre province et qui ne semble pas réussir pleinement ses objectifs.

Ils parlent aussi de division des chances. Mais si une ville comme Malines se présente, Mons a-t-elle une seule chance de gagner, face à cette ville historique et en Région flamande de surcroît ? L’on peut raisonnablement penser que le lobbying nationaliste du nord du pays battra facilement Mons.

Enfin, il faut remarquer l’interview dans le même article  d’un Jean-Pierre Rousseau, français d’origine, directeur de l’OPL (subsidié, bien entendu) et président de la chambre française de commerce de Liège. Pensez-vous qu’il se déclare « neutre» dans cette ville qu’il dit aimer ?

Non, il ne soutient pas la proposition. Mais qui lui demande de se mêler d’une affaire purement liégeoise ? Il refuse, nous dit le journaliste, de s’engager dans des querelles sous-régionalistes. Il préfère l’union avec Mons pour contrer la résurgence d’une candidature flamande. Et  il précise (il semble bien informé NDLR) que, de toute façon, les institutions liégeoises seront impliquées dans le projet montois.  Il ajoute que Liège a de gros chantiers culturels à mener à bien, que les moyens ne sont pas extensibles, ni même garantis et que l’engagement,  à retardement, dans un projet de “type capitale culturelle ” se ferait au détriment des réalisations tant attendues.

Ce monsieur parle comme le pape, mais il n‘a pas son infaillibilité ? D’abord, la culture voulue par l’Europe se veut populaire et fédératrice.

En quoi les institutions culturelles liégeoises sont-elles les seules importantes et doivent-elles se déplacer ?

Ensuite annoncer que le développement d’un projet culturel  citoyen nuirait-il à ceux qui sont déjà en réalisation où en prévision? Au contraire, il serait l’accélérateur du développement puisque 2015 serait la date ultime d’achèvement de ces chantiers.

Il ne faudrait pas que ce monsieur nous apporte un parisianisme que même les Parisiens supportent difficilement. Nous aimons la France, mais faut-il nécessairement pour cela accepter les donneurs de leçons ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 18 novembre 2008

Kris Peeters a été fait, mardi, docteur honoris causa de l'université MGIMO à Moscou pour sa contribution aux bonnes relations entre la Belgique et la Russie. Le MGIMO, le Moskow Institute for International Relations, est un vivier pour ceux qui ambitionnent une carrière internationale ou une haute fonction dans l'Administration. Quelque 4.500 étudiants y sont inscrits.

C’est bizarre, mais je pensais que c’était surtout les relations flamandes que Kris Peeters représentait comme ministre-président de Flandre. Les étudiants de cet institut lui ont posé des questions dans un néerlandais impeccable. Apparemment, ils pensent la Belgique flamande et prennent ledit Kris, dit « Alles voor Vlanderen », pour le ministre des Affaires étrangères belge. Il est vrai qu’il devient difficile de savoir qui représente encore la Belgique, Karl De Gucht, Louis Michel ou Charles Michel, son aimable rejeton.

Lors de la cérémonie, de nombreuses questions ont été posées dans un néerlandais impeccable, cette langue que les étudiants peuvent choisir dans un paquet de formations linguistiques.

Quinze malheureux ont opté pour la langue de Vondel pour la raison « qu'il s'agit d'une langue européenne et que c'est une belle langue », ont-ils déclaré.

Pourquoi malheureux ? Parce que la carrière qui s’ouvre à eux grâce à cet acquis linguistique, les limite à la Flandre, un peu à Bruxelles et aux Pays-Bas. Un panorama plutôt étriqué pour une carrière internationale.

L'on a appris que dans son allocution, Kris Peeters a parlé de la structure étatique de la Belgique et des négociations pour arriver à une nouvelle réforme de l'État. Un sujet passionnant pour les élèves d'une des grandes puissances du monde.

Je n’ai pas connaissance du contenu de l’intervention de cet homme d’État de grande stature, mais mon imagination malade m’incite à penser que les élèves russes auront appris qu’en Belgique, la Flandre est un pays prospère, peuplé par des habitants courageux, ouverts au dialogue et qui a la bonté de soutenir financièrement, socialement et économiquement une ethnie minoritaire. Et dans un but de pacification, la Flandre généreusement tend une main amicale vers les Wallons assistés à outrance, pour les inciter à prendre en main leur destin, ce qu’ils sont incapables de faire sans l’insistance des leurs grands frères du nord.

Mais ces hommes en voie de développement résistent au progrès d’un dialogue constructif et leurs représentants politiques sont trop lâches que pour les obliger ouvertement à répondre aux avances libertaires flamandes.

Mais la Belgique est la patrie du consensus, aussi les accords devraient se faire malgré les obstacles et la Flandre triomphante accueillera quelques Russes qui auront eu la sagesse d’apprendre la langue obligatoire et officielle du pays.

Mais je délire, je le sais. Vous allez parler de procès d'intention et de mauvaise foi.

Le Flamand est tellement mesuré dans ses propos, dans sa vision de la Belgique, dans son amour pour la culture française qui a bercé leurs élites.

Ne dites pas que je me trompe sur le dernier point. J’en ai la preuve absolue. Demandez donc à Yves Leterme de chanter l’hymne national. Vous aurez droit à la Marseillaise. Alors les Flamands chauvins et nationalistes… ce n’est pas possible !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 16 novembre 2008
RTL Info (le site de RTL) démontre son engagement politique dans son journal Internet en ligne.

En effet, un sondage sur LiDe (decker) le classe d'office dans les grands partis traditionnels.

L'on nous dit toujours que les petits partis tels le RWF apparaissent sous la mention "Autres".

Par contre, le FN parfois cité, n'est pas présent.

La rédaction de RTL Info penserait-elle que LiDe est son substitut et qu'un clou chassant l'autre, il fallait le remplacer.

Décidément, les voies politiques sont impénétrables lorsque s'adresse aux voix (électorales) !
Par René G. Thirion - Publié dans : Humour au rendez-vous - Communauté : Parlons politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 16 novembre 2008

Yves Leterme, vous savez, notre premier ministre traité de menteur par Neelie Kroes, la commissaire européenne à la concurrence et qui n’a pas encore exigé des excuses pour l’affront qui lui a été fait ainsi qu'à la Belgique qu'il dirige et représente, a évoqué samedi la monarchie à l'occasion de la Fête du Roi.

La cérémonie s'est déroulée au parlement fédéral, en présence du souverain.

Ce bon Yves, amateur de la Marseillaise comme hymne national belge, maître-chanteur sur les actionnaires de Fortis et aimant, nous dit-il, le second degré en matière d’humour ceci expliquant cela, a déclaré

. "Au cours des quinze dernières années, nous vous avons perçu comme étant un ciment manifeste ainsi qu'un facteur de cohésion pour ce pays complexe et aux multiples facettes. Par votre fonction institutionnelle, vous êtes un ciment. Par votre personnalité, votre sérénité et surtout votre engagement profond, vous êtes devenu un facteur de cohésion dont l'autorité a dépassé la fonction",

Etait-ce ce fameux humour qu’il maniait en parlant d’autorité à un roi qui ne s’est même pas exprimé sur les derniers événements financiers qui ont frappé notre secteur bancaire et ses innocentes victimes qui ont parfois perdu toutes leurs économies ? C’est vrai, le roi ne peut pas s’exprimer sans être couvert par un ministre. Mais alors le mot autorité n’est-il pas mal choisi ?

Vous êtes un ciment est aussi un doux euphémisme. À part le serment de fidélité au roi prêté par de nombreux serviteurs et fonctionnaires d’état, qu’est-ce qui tient encore l’unité de la Belgique, sinon la peur des politiciens de voir basculer un système qui leur est favorable. Un véritable gruyère pour les quelque 60 ministres et les nombreux parlementaires fédéraux, régionaux, communautaires, provinciaux et européens qui vivent sur le sang du peuple.

Cher Yves, je crois que vous avez encore une fois galéjé et que votre ramage ne convainc absolument pas sur la qualité de votre plumage. Vous êtes nu devant une vérité première, vous n’avez pas capacité à diriger ce pays, qui va à l’explosion communautaire ou sociale. Ces deux éventualités vous menacent. Quelle sera celle qui vous renversera ?

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Présentation

  • : Le blog de René G. Thirion
  • : Ce blogue est celui d'un liégeois, partisan du retour à la France. Il n'accepte plus de vivre dans un état dont la langue et la culture de la majorité des habitants sont différentes de ses racines et qui tente de lui imposer celles-ci en même temps qu'il colonise sa patrie charnelle, la Wallonie. Il vous offre ses réactions d'humeurs.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 19/07/2008

Syndication

  • Flux RSS des articles

Profil

Créer un Blog

 
Blog : People sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus