Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Mercredi 31 décembre 2008

Une fois n’est pas coutume, je vais parler de moi sur ce blogue et de mon intention de m’engager plus encore dans ce qui guide mes pas depuis des années, l’amour de mes patries charnelles, le Pays de Liège, la Wallonie et la France.

Si j’avais été plus âgé sous l’occupation allemande, aurais-je pu accepter une domination étrangère ?  Aujourd’hui, j’ai la profonde sensation que l’occupation flamande de ma région est bien en cours.

Oh, mis à part les quelques incursions des flamingants en Wallonie, l’invasion se fait en douceur. Mais il suffit de regarder les organigrammes des institutions publiques et  des entreprises nationales pour se rendre compte que tous les postes à responsabilité sont confiés aux Flamands.

En regardant vers mon passé, je me rends compte que j’ai fait la majorité de mes 45 ans de carrière professionnelle en Wallonie, mais pour le plus grand profit de grosses sociétés flamandes ou Bruxello-Flamandes. J’ai donc collaboré à un pillage économique de ma patrie, car si leurs ventes se faisaient en Wallonie, leurs achats se faisaient en Flandre.

Depuis quelques années, des politiques wallons s’échinent à convaincre les parents d’obliger les enfants à apprendre cette langue régionale alors que ce sont l’Anglais, l’Allemand, le Russe, l’Espagnol ou le Chinois qui sont porteurs d’avenir pour les élites.
 
Oserais-je les qualifier de collaborateurs ? Oui, si l’on prend la définition de ce mot au dictionnaire, « personne qui travaille avec d’autres à une œuvre ». Ils travaillent à une œuvre de dévalorisation de nos futures élites pour les préparer à des tâches de serviteurs d’une Flandre triomphante.

Cela, c’est la vérité insupportable. Des esclaves qui préparent leurs futures chaînes. Un « No Future » comme aiment à le proclamer nos enfants, qui se perdent dans une société sans âme et sans but.

C’est tout cela qui me révolte, aussi j’ai décidé de poser ma candidature aux élections régionales de juin 2009 sur la liste du RWF-Liège.

Je sais, certains me diront que je n’ai aucune chance d’être élu.

D’autres m’affirmeront que si tel était le cas, je n’aurai rien à dire, face au rouleau compresseur des partis traditionnels.

A tous ceux-là , je répondrai qu’il n’est point besoin d’avoir des certitudes pour se lancer dans une aventure humaine.

Je leur dirai aussi que je crois à la vertu d’un cri, d’un hurlement et, qu’à défaut de pouvoir garantir à mes électeurs un paradis improbable, je pourrai dénoncer les compromissions inadmissibles, les arrangements véreux et pourquoi pas, gagner les élus les plus honnêtes à ma vision des choses.

Comme les médias ont un rôle prépondérant dans l’espoir ou le désespoir d’un peuple, j’espère en cas de réussite pouvoir communiquer par leur canal, la volonté de vivre dans une société plus humaine, plus libre, plus égale et plus fraternelle.

C’est de cela que nous avons un cruel besoin aujourd’hui, n’en déplaise aux « pleureuses professionnelles » de la politique wallonne !

J’espère donc votre adhésion à ma tentative pour essayer d’atteindre «  l’inaccessible étoile » chantée par Jacques Brel.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Vendredi 26 décembre 2008

L'explorateur du Roi Albert II, "Stanley" Wilfried Martens, avait réuni les journalistes pour annoncer la découverte de Livingstone, le nouveau premier comme disent les flamands, perdu dans les marécages de la politique belge pour ce vendredi 16h00.

Ces messieurs de la presse ont dû déchanter. Après de multiples palabres avec les chefs coutumiers des tribus flamandes et wallonnes, il n'a pas encore réussi à trouver l'homme providentiel. Mais, il le dit lui-même, il ne désespère pas.

Quels sont les arguments qu'il peut employer pour convaincre les irréductibles politiques qui veulent un gouvernement provisoire jusqu'aux élections de juin 2009 ?

S'il voulait m'écouter, je lui conseillerais de leur dire d'abandonner cette exigence ridicule et d'accepter l'option 2011 pour les prochaines élections fédérales. De toute façon, quelle que soit la date choisie, la Belgique est dans un tel état de délabrement, qu'aucun gouvernement n'est sûr de tenir plus de quelques mois.

Un budget élaboré sur une croissance de 1,2% alors que l'on tombe en pleine récession, des tas de procès contre l'état en perspective, des actionnaires de Fortis contre le gouvernement à ceux d'Electrabel contre la taxe sur les centrales nucléaires décrétées par le ministre Magnette et des soupçons de plus en plus marqués sur les politiciens dans leur vision de la séparation des pouvoirs.

Oui, quels que soient les voeux que l'on pourrait formuler pour l'année nouvelle, il se crée une certitude, celle que nous entrons dans le fin d'une paix communautaire que les francophones ont maintenue depuis des années par des compromissions, de moins en moins acceptées par les Wallons.

Car il ne faut jamais oublier que les compromis "à la belge" conduisent à des compromissions des politiciens dits "francophones".

Dans un bras de fer, il y a toujours un gagnant. Les Flamands découvrent avec horreur que le peuple wallon refuse de plier l'échine une fois encore et que leurs politiciens affolés ont de plus en plus de mal de leur faire avaler les couleuvres des quelques cadeaux de pacotille qu'on leur offre depuis des années en échange de leur fierté et de leur liberté.

Décidément, "Stanley" Martens risque de "boire le bouillon" sur les flots déchaînés du torrent de mécontentement citoyen !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Mardi 23 décembre 2008

Léopold II, roi des belges décida vers 1856 d’engager un explorateur , Henry Morton Stanley pour découvrir le territoire hostile de l'Afrique centrale et y fonder une colonie personnelle. Stanley ne devait pas seulement établir des comptoirs commerciaux, il devait secrètement édifier un État complet. Les instructions étaient directes et claires : « Il est question de créer un nouvel État, aussi étendu que possible, et l'organiser. Il doit être clairement compris que dans ce projet, il n'est pas question de garantir le moindre pouvoir politique aux populations nègres. Ce serait absurde. »

Près de 150 ans après, Albert II décide, face à une crise politique insoluble, de faire appel à son tour à un explorateur, Wilfried Martens. Sa mission aider à l’élaboration d’ un nouveau gouvernement, capable de mener à bien le dialogue institutionnel  pour fonder une état fédéral pérenne. Espérons seulement que les instructions secrètes ne répètent pas les envies de son aïeul. « Il n’est pas question de confier le pouvoir aux populations wallonnes. Ce serait absurde ».  

Mais sans affirmer cela, choisir ce flamand chrétien du CD&V est un signe évident d'une volonté de négociation au profit de la Flandre souveraine avec les politiciens locaux de Wallonie et de Bruxelles.

Double résultante : la mainmise finale de l’Etat flamand sur le royaume, exactement comme la mainmise belge sur le Congo et l’idée profonde que confier le moindre pouvoir politique fédéral important aux Wallons serait absurde. Ils sont si peu travailleurs, sont impliqués dans des affaires scandaleuses et ont une telle mentalité d’assisté.  Pensez un Wallon coûte annuellement 1.000 euros au brave travailleur flamand ! Et puis .. l’idée d’un premier ministre wallon à la tête d’une état majoritairement flamand. Non, cela n’existe plus depuis Leburton  et cela ne peut plus être !

Mais l’attitude du roi témoigne-t-elle d’une lassitude évidente sur sa position de plus en plus inconfortable ou bien d’un espoir d’assurer une continuation de vie à la monarchie en place. Dans le deuxième cas, le calcul est mauvais car les nationalistes flamands sont de plus en plus nombreux à rêver d’une royauté servant uniquement à inaugurer crèches et maisons de retraite, quand ils ne pensent pas république.

L’on dit toujours que l’histoire ne se répète pas, mais quand elle me met à bégayer, l’on ne peut savoir où elle mène !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Parlons politique
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Lundi 22 décembre 2008

Trouvé sur Fréquence Terre (article Et si j’étais Français… - publié le 20-12-2008)

Néanmoins, subrepticement, cette hypothèse (le retour à la France ndlr) fait son chemin… y compris à « Ecolo », le parti écologiste qui, lui, est représenté à tous les niveaux du pouvoir (fédéral, régional, communautaire, provincial, communal…) et semble gagner en sympathie dans toutes les régions et sphères de la société.

Ainsi, Jean-Michel Javaux, co-président des Verts francophones belges s'est laissé aller à une réflexion au cas où il devait devenir… Français ! (Il n'y a pas de fumée sans feu, ne dit-on pas ?)

 «  Si j'étais Français, en citoyen attaché au pluralisme et à la démocratie, je me battrais pour instaurer une sixième république et réformer le système présidentiel, de loin le moins démocratique de tous les systèmes politiques européens !


Et j'en profiterais aussi pour remplacer, par la proportionnelle, le scrutin majoritaire qui conduit à l'opposition stérile entre blocs et au partage des rentes de situation entre les vieux partis qui la dominent depuis des décennies et bloquent ainsi toute perspective de réforme sérieuse de la société… »

Mais mon pauvre Javaux, et c’est un Wallon qui te le dit, tu fais ton Coluche quand tu déclares que le système présidentiel fait de la France le pays le moins démocratique européen.

Toi, le royaliste par tradition et le belgicain par conviction, tu oses parler de déni de démocratie dans un régime qui peut changer de chef suprême tous les cinq ans contrairement à notre monarchie par filiation et tu oses prôner un régime bordélique de gouvernement à la proportionnelle alors que le crise permanente belge prouve combien ta pensée déraille et que tes analyses sont peu sérieuses. 

En Belgique aucune réforme sérieuse n’est possible avec un gouvernement multicolore. La preuve ?
Les multiples crises qui n’arrêtent pas de secouer le pays et qui le font régresser  au rang d’une monarchie bananière. Des programmes de gestion sans cohésion et des disputes anachroniques sont les seules options de cette démocratie. La démocratie, c’est le pouvoir du citoyen de se choisir un dirigeant, pas de l’empêcher sans cesse d’orienter son action pour réaliser les promesses qu’il avait faites.

Même quand l’opportunité pour les Wallons se présente d’avoir un premier ministre, Didier Reynders (événement historique, mais cadeau empoisonné pour l’intéressé), c’est le PS wallon qui le saborde pour ne pas avoir ce libéral arrogant (sic) à la tête du pays. Ils préfèrent les chrétiens flamands de droite.

Pauvre Javaux, que ferais-tu en France ? Tu deviendrais le Mamer qui gueule beaucoup certes, mais ne fait pas avancer le pays !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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Samedi 20 décembre 2008
Dans un article publié sur ce blogue, le 28 août,  "Tecteo: mise à l'index des radios françaises ? ", je mentionnais la correspondance d'un de mes lecteurs qui se plaignait de ne plus pouvoir capter comme auparavant les radios françaises par le biais de Voo.

Je lui avais transmis un soupçon qui, je l'espérais était injustifié, mais où j'hésitais entre un cafouillage ou une mise à l'écart volontaire, compte tenu que ce sont des politiques qui composent le conseil d'administration du cablo distributeur et qu'un sondage déclarait que 49% de Wallons étaient prêts à rejoindre la France. Cela devait, à mon humble avis, les indisposer fortement.

Aujourd'hui, j'ai plaisir à vous communiquer le nouveau courriel que ce corespondant m'adresse.

" Permettez-moi de vous rappeler le problème de la non-réception de quatre émissions françaises à Liége , mon adresse à VOO et votre message très aimable du 28 août 2008 par mail 15 h 54.

Figurez-vous que , après contact avec Mr Mottard, Député provincial et réponse luifaite par le Directeur de VOO, j'ai pris le taureau par les cornes et j'ai écrit à Mme Christine Albanel, Ministre française de la Culture et de la Communication.


Non seulement elle m'a répondu mais elle a  chargé son Chef de Cabinet d'agir auprès de la Direction de Radio-France pour résoudre cette question, à laquelle " elle a pris une spéciale attention".


Nous attendrons la bonne suite du problème mais France-Culture est déjà revenu sur nos ondes. J'ignore si c'est un effet du hasard ou de mon contact, mais c'est déjà positif.


Je vous ferai part de la suite si notre pays, dans son marasme actuel,  reste encore digne d'être considéré. "

Je tiens à le remercier et je tenais à souligner la valeur de l'acte qu'il a posé.

D'abord, quelqu'en soit la raison technique ou financière, il est anormal de nous priver de la réception de stations qui nous relie à notre culture. Laissons cela aux flamands!

Ensuite, s'adresser à une haute autorité française, ne peut que l'informer sur l'état de notre région et l'encourager à nous soutenir.

Enfin, cela peut être un rappel à ces politiques, friands de décorations françaises, de jumelages avec les régions, départements et communes françaises qu'ils seront reçus dans le futur avec moins de sympathie que leur qualité de Wallons (français de Belgique) leur procuraient.


Cher correspondant, encore mille fois merci de l'affirmation réelle de votre identité profonde que l'on tente de gommer par tous les moyens dans notre pays en pleine dérive !

Ceal s'appelle de la résistance !


Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 17 décembre 2008

Selon RTL-Info, suite aux informations parues dans la presse selon lesquelles Yves Leterme, le premier ministre, ou son cabinet ont tenté d'influencer la justice dans l'affaire Fortis, les partis flamands de l'opposition ont demandé sa démission.

Même dans certains rangs de la majorité des voix se sont élevées pour demander sa démission Ecolo demande d'urgence un débat à la Chambre et Yvan Mayeur (PS) a parlé de "choses assez graves" dans la lettre que le Premier ministre a envoyée au ministre de la Justice Jo Vandeurzen.  "Un magistrat a trahi le secret", a-t-il dit, pointant aussi le chef de cabinet d'Yves Leterme, "quelqu'un de très proche du Premier ministre".  

Yves Leterme a affirmé ne jamais avoir eu de contact personnel avec des magistrats, y compris dans le dossier Fortis, dans un courrier adressé au ministre de la Justice.

Le chef du gouvernement indique cependant qu'il y a eu « des contacts entre sa chancellerie et le substitut du procureur du roi, Paul Dhaeyer, ancien collaborateur parlementaire du CD&V, ainsi qu'entre la chancellerie et l'époux étiqueté CD&V d'une magistrate ».

Yves Leterme dément toute tentative d'influence de sa part ou de la part de la cellule stratégique . Mais cela peut-il nous rassurer. Le gouvernement agit d’une manière autocratique. L’épouse de l'un ministre vend des actions Fortis en urgence sans qu’il y ait eu délit d’initié, l’épouse d'un proche se fait porter pale au moment de la signature de l’arrêt de la Cour d’appel, le ministre de la justice interdit la remise en liberté d'un truand, certes libéré par erreur, mais tout à fait légalement.

Et l’on retrouve ce total mépris pour la démocratie à tous les niveaux. Dans le fond qu’ont gagné les petits actionnaires de Fortis. Le droit de tenir une assemblée générale où les décisions pourront être prises. Rien n’indique, comme semble l’affirmer Didier Reynders, qu’il n’accepteront pas la reprise par BNP et même qu’ils n’entérineront pas les conditions de l’accord pris précipitamment. Il suffira d’enfin faire la clarté sur ce qui s’est passé entre le moment où les gouvernements belges, hollandais et luxembourgeois sont venus à l’aide de la Banque et la deuxième opération de la semaine suivante.

Mais cela indispose le pouvoir, tout comme à un échelon plus petit, une demande de consultation d’initiative populaire, à Liège, pourtant prévue par la loi et totalement réussie, est sabordée par le bourgmestre de la ville et les quelques initiateurs du projet. Vingt-deux mille citoyens l’ont demandée soit plus des 10 % obligatoires. Il l’ont demandée fermement mais n’ont pas donné en même temps mandat à ceux qui ont récoltés leurs signatures pour négocier autre chose que la demande initiale, le référendum et rien d'autre. Le facteur n'a aucun droit à décider si le courrier qu'il distribue convient ou non à son destinataire !

Notre démocratie est bien malade et ce ne seront pas les vrais socialistes, les vrais démocrates chrétiens et les vrais libéraux qui peuvent accepter cette manière « ubuesque » de conduire le pays.

Mais la grande question que l’on peut se poser à propos de l’affaire Fortis est de savoir si elle ne serait pas le scandale du siècle ? Il y a tellement d’ombres et de brouillard dans ce qui est livré à la presse et aux citoyens, que ce doute peut s’instaurer légitimement car les montants énormes dépensés, les pertes accumulées par les actionnaires et peut-être par les contribuables, par des décisions prises dans l’urgence et au détriment du Droit commercial et public  belge interpellent le citoyen.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Dimanche 14 décembre 2008

Yves Leterme, vous savez le premier ministre de Belgique, a notamment déclaré prévoir éventuellement un recours en cassation contre le jugement de la Cour d’appel rendu dans l’affaire Fortis. Donc le pouvoir politique entre en procédure judiciaire contre le pouvoir juridique alors qu’il semblerait que l’arrêt de la Cour soit bien motivé.

Un hic cependant, un greffier a signé le jugement à la place d’un juge absent et dit malade. Dit malade car certains politiques laissent déjà entendre que signer ce jugement lui aurait posé des problèmes de conscience. Va-t-on venir au secours de ce pauvre juge malgré lui ?

Mais qui sont donc ces juges qui se permettent de ne pas être influencés par les pressions médiatiques et politiques d’un premier ministre ? Ont-ils conscience que le carrière pourrait s’en trouver atteinte ? Mais non, voyons puisque Didier Reynders parle d'une séparation des pouvoirs bien établie dans notre royaume .

Bien entendu, l’intérêt collectif peut primer sur l’intérêt particulier, comme aime l’affirmer le bon Leterme. Mais l’on sait combien de drames ont été engendré une longue histoire par cette vision « messianique » du bien commun.

A n’importe quel prix ? C’est la question qu’un esprit libre peut se poser. Et il semblerait que certains juges pensent que non.

Les alinéas 1 et 2 de l’article 17 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme disent que «  Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété » et «  Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété  »

En prenant la place de l’assemblée générale des actionnaires quant au devenir de Fortis leur propriété au terme de la loi, sans une Assemblée générale préalable prévue par les statuts pour donner mandat au gouvernement  de traiter et sans une égislation spéciale votée à la majorité par le parlement, les décideurs de la revente par "appartements" les ont lésés dans ce droit de propriété fondamental du citoyen.

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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Samedi 13 décembre 2008

C’est Henri Maria Dymphna André Laurent , dir Rik Torfs, professeur en droit ecclésiastique à la KUL de Louvain la flamande, qui le déclare dans une carte blanche du journal Le Soir, les flamands sont un moindre mal pour les Wallons.

Son argumentation vaut son pesant de connerie. En voici une partie à savourer mais avec modération. L’abus peut se révéler dangereux pour la santé mentale du lecteur.

« La Belgique est un petit pays peu orgueilleux. Personne ne nous déteste.

Cela ne vaut pas pour la France, qui se vante de sa culture, riche il est vrai, de manière ininterrompue. Et parfois de manière légèrement dérisoire.

Je me souviens qu'en 1981, quand j'habitais Strasbourg, François Mitterrand et Ronald Reagan se rencontraient pour la première fois en tant que pré­sidents. Le premier entretien ne fut pas un succès.  La radio lo­cale (elle ne devait pas être flamande, autrement elle aurait été universelle - NDLR) parlait d'un dialogue difficile, car Reagan ne maîtrisait pas le français. Contrairement d'ailleurs à François Mitterrand pour qui la langue de Molière n'avait aucun secret.

Si les Wallons demeurent Belges à la fois, ils seront appréciés des étrangers, du Conseil de l'Europe, de la presse internationale. Car ils parlent français et ils se sentent opprimés.

Mais à partir du moment où les Wallons rejoindraient la France, les choses changeraient. Plus personne n'aimerait les Wallons. Car il deviendrait clair qu'ils ne parlent pas anglais et qu'ils peuvent être des oppresseurs eux-mêmes.


Donc, chers amis francophones, choisissez le moindre mal. Ne quittez pas les Flamands pour vous perdre en France ».

Ce monument de la Kultuur est évidemment utile car il montre à quel point de haine et de mépris ce docte savant de l’Eglise en arrive lorsqu’il parle des Français et de ceux qu’il considèrent probablement comme des dégénérés belge de la langue. Avec lui, l'on comprend enfin l'expression "untermensch" que nos voisins utilisaient volontiers en 1940 pour nous désigner..


Je croyais naïvement que les religions cultivaient le goût du martyr. A le lire, il y parait que non. Ces sont les francophones qui jouent les martyrs.

 
Après tout, peut-être a-t-il raison ?
Car cohabiter dans un pays avec des amis de cet acabi font des Wallons de véritables martyrs. Mais qu’ils se méfient car si nous ne les quittons pas, ils risquent fort de payer lourdement leur prétendue supériorité.

Jacques Brel disait des flamands « nazis pendant les guerres et catholiques entre elles ». A lire le délire de ce recteur raté, je me dis qu’il devait avoir raison !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Vendredi 12 décembre 2008
Trends et De Standaard, mentionnaient dans leurs éditions fin septembre que la moitié des patrons, comptables et experts-comptables belges se prononçait en faveur de la tenue d'élections fédérales le 7 juin 2009, en plus des élections régionales et européennes prévues à cette date.

Aujourd’hui, la crise bancaire a frappé, la récession s’annonce et le gouvernement, en état de faillite virtuelle, annonce un plan de relance, laborieusement concocté, de 2 milliards d’euros, dont plus d’un milliard destiné à l’accord interprofessionnel et le reste saupoudré en actions limitées, dont une partie assumée par les Régions.

Que pensent aujourd'hui les patrons ? Ceux qui sont lucides, doivent regretter que la Wallonie ne soit pas Région de France, où un plan de plus de vingt-six milliards d’euros sont dégagés en faveur de tous et où Christine Lagarde annonce qu’il y aura un deuxième plan, si le premier s’avère insuffisant.

Notre gouvernement fédéral n'est plus crédible, divisé entre le Nord et le Sud, sans doctrine, ni direction, disloqué entre un faux socialisme qui tente de se donner une image sociale et un faux libéralisme qui tente de protéger le capitalisme d'état.

Le gouffre de l’incapacité politique et financière belges est à nos pieds.

Au secours. La Wallonie ne doit  pas tomber dedans !

La France peut accepter une région qui s'appauvrit mais non une région complètement ruinée !
Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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Lundi 8 décembre 2008

Dans une interview accordée au journal gratuit métro (néerlandophone), le ministre flamand des Affaires intérieures Marino Keulen dresse un bilan sur les quatre premières années de politique d'intégration civique (inburgering) menée au nord du pays.

Il se flatte d’avoir près de 15.000 personnes ont suivi cette année les cours d'intégration civique.  " Sur ce plan, nous nous situons à l'avant-garde en Europe. Nous prouvons que nous sommes une région ouverte, tolérante et riche en opportunités ", ose déclarer ce ministre qui préfère appliquer les lois (iniques) flamandes aux lois fédérales, en refusant la nomination des bourgmestres élus démocratiquement dans les communes de la périphérie bruxelloise et donne ainsi une gifle cinglante à tous les francophones du pays et à la soi-disant démocratie belge.

 

Mais il va encore plus loin en regrettant qu’une telle politique fasse défaut en Wallonie et à Bruxelles et de pointer les soi-disant tabous, que nous nous appelons simplement le droit au respect du citoyen.

 

 " J'ai suivi récemment ", déclare-t-il avec aplomb " un débat à ce sujet. C'était pénible. Toutes les trois phrases, on disait 'attention avec la stigmatisation des gens'. Charles Picqué n'était même pas venu au débat parce qu'il trouvait trop sensible de discuter d'intégration ". Du culot, toujours du culot !

 

Mais pendant ce temps, notre ministre de l’emploi wallon Jean-Claude Marcourt s’entend avec Frank Vandenbroucke son homologue flamand, tous deux membres du dialogue sur la réforme de l’état, pour lancer un "appel à l'action et au dialogue au service de la relance économique et du progrès social qui s'inscrit dans une troisième “voie” entre la scission du pays et un statu quo " néobelgicain " par laquelle nous pouvons à long terme garantir l'essor de l'État fédéral et des entités fédérées ", affirment-ils avec un bel enthousiasme ?

 

Nous avions pourtant entendu que nos présidents « Musculator » francophones jurer qu’ils n’accepteraient jamais une reprise du dialogue institutionnel tant que les problèmes de la nomination de bourgmestres francophones et de BHV ne seraient pas résolus.

 

Il semblerait que le PS oubliera très vite le premier point avant de lâcher sur le second et permettra ainsi à la Flandre d’avoir des frontières politiques définitivement fixées. Après, il ne restera plus qu’à étouffer Bruxelles francophone et terminer la conquête économique de la Wallonie par K.O technique.

 

« Au début d’une aventure, le cocu y est toujours pour quelque chose » a écrit Sacha Guitry . Nos dirigeants politiques wallons feraient bien de méditer cette affirmation.

Elle s’applique parfaitement à leur conduite actuelle et le cocu de l’histoire risque à nouveau d’être la Wallonie !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Parlons politique
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  • : 19/07/2008

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