Vendredi 12 novembre 2010
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Cette date symbole de la fin des deux conflits fratricides entre peuples
européens doit nous permettre d’honorer tous ceux qui ont donné leur vie, héroïquement ou d'une autre manière, dans le choc des combats pour la liberté !
Aujourd’hui les clameurs de souffrance et d’espoir se sont tues, nous laissant
dans une atonie suicidaire qu’auraient reniée nos parents !
Comme des enfants apeurés, dans la crainte d’un avenir qui ressemblerait à
celui du passé, les nations se sont inclinées devant une divinité factice, une déesse raison, censée les protéger des démons qui l’habitent encore, l’Europe.
Et plutôt que de parler, de traiter, de pactiser en nations souveraines,
libres et amicales, les états ont préféré la soumission de leur peuple à une dictature invisible, dominée par un parlement hétérogène où la moyenne des besoins économiques et sociaux impose des
lois inadaptées à chacun.
Chaque citoyen, chaque parlementaire sont tenus d’obéir aveuglément à cette
autorité suprême même si elle conduit à la ruine et l’enfer dans son pays.
L’Europe, c’est le contraire du 11 novembre. Ce n’est pas l’obtention de la
paix par les armes, mais plutôt l’ignoble poids de la servitude totale acceptée par une crainte mutuelle.
À l’heure où la guerre économique fait rage, où le choc des civilisations est
en route, où les pertes de l’identité de chacun sont lancées, il serait temps pour le citoyen de se rappeler les valeurs essentielles de la révolution, Liberté, Égalité, Fraternité, valeurs
contraires à la soumission aveugle, à l’inégalité des individus et au rejet de la personnalité différente de l'autre qui prévalent en ce moment.
En ce jour de tristesse et de deuil, il me vient une pensée. Tous ces
sacrifices cruels étaient inutiles s’ils n’ont servi à rien, sinon qu’à nous rendre tellement faibles que nous sommes condamnés dans notre identité nationale.
Chers disparus, je ne puis croire à l’inutilité de votre
volonté de vivre et de survivre et je salue votre disparition par une larme amère, celle de l’incompréhension de nos politiques actuelles.
Victor Hugo nous rappelle le respect dû à nos aïeux
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