Dimanche 24 août 2008
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Ceci pourrait
ne pas être une fiction
Notre envoyé spécial du Groupe Est-Presse, José Jédite, a rencontré Yves Leterme à sa descente d’avion et a obtenu ces quelques réponses aux questions que se posent nos concitoyens. Voici cette interview exclusive.
José Jédite – Monsieur le Premier Ministre, vous rentrez de
Pékin et vous allez aborder de nombreux problèmes pour cette rentrée politique. Qu’en pensez-vous ?
Yves Leterme – Je dois dire que notre délégation sportive s’est
bien comportée puisque nous avons même eu une médaille d’Or.
JJ – Oui, mais les belges attendent de vraies mesures contre
l’augmentation du coût de la vie. Que va faire votre gouvernement ?
YL – Mon gouvernement est cohérent et prêt à soutenir
l’évolution de nos sportifs nationaux pour porter encore plus haut l’honneur de notre pays en 2012 à Londres. Je vais d’ailleurs m’atteler à la
difficile tâche de convaincre le CIO d’accepter les drapeaux régionaux dans les stades olympiques.
JJ – Pensez-vous que le mazout de chauffage risque
d’augmenter ?
YL – Je sais. Une certaine presse a largement commenté les
prouesses de mon ami et supporter du Standard Michel, lors d'un match de tennis. Heureusement, il y avait des témoins qui ont pu témoigner qu’il avait été admirable ce jour-là. Il était
totalement sobre.
JJ – La crise communautaire risque de pourrir encore plus le
climat pré-électoral. Avez-vous des propositions concrètes pour l’apaiser ?
YL – J’ai beaucoup aimé relater l’ambiance typiquement unitaire
qui régnait parmi nos athlètes. Je pense que j’ai bien rendu ce bonheur unique dans les chroniques que j’ai publiées chez votre concurrent Sud-Presse que je remercie pour avoir eu cette
excellente idée.
JJ – Vous avez évoqué une proposition de loi sur
une diminution de la dotation royale ? Allez-vous la présenter au parlement.
YL – j’aime être concret. Je vais donc proposer d’augmenter en
nombre la délégation sportive de notre pays aux prochains
JO.
JJ – Mais enfin Monsieur le Premier Ministre, vous n’avez
répondu à aucune des questions posées . Cela fait-il partie de votre manière de gouverner le pays ?
YL – Vous le savez, je l’ai déjà dit et je le répète, je m’y
connais mieux en sport qu’en politique. Je ne veux pas tromper l’électeur en tenant un langage de bois. Je lui dirai donc que pour toutes ces questions ennuyeuses, il voit mes
Vice-premiers ainsi que mon président de parti.
JJ – Avez-vous quelque chose à ajouter ?
YL – Oui je crois beaucoup dans l’avenir du Standard de Liège.
La preuve, j’ai déjà mémorisé la Marseillaise pour pouvoir chanter avec l’équipe quand elle sera devenue française.
JJ – Vous croyez donc à la scission du
Pays ?
YL- Je ne sais pas. Mais avec tout ce qui se passe, l’on ne sait
jamais. En Flandre, on ne plaisante pas avec ceux qui ne réussissent pas à convaincre les francophones de s’incliner devant la toute-puissance
flamande. Aussi, serais-je peut-être obligé de m’exiler et de demander l’asile politique à la France ? Et en cela, je risque même de devancer les Wallons.
JJ – Monsieur le Premier-ministre, je vous remercie pour
cette interview où vous avez répondu avec une sincérité qui plaide en votre faveur. Nous savons maintenant que si vous êtes responsable, vous n’êtes pas tout-à-fait coupable.