Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 11:54

Mon dernier article, « Quo vadis, Domine » sème le trouble dans le landerneau liégeois.

J’ y manifesterais, paraît-il, un sentiment antiflamand et aussi une méconnaissance de l’ histoire du mouvement wallon. Ce serait grâce à lui que les flamands ont été convaincus de demander le fédéralisme. Mais oui, pourquoi pas ? Ce fédéralisme qui nous a volé, grugé de notre pouvoir de vivre simplement en liberté.

Celui qui a créé des frontières linguistiques artificielles où des Wallons comme les Fouronnais, des Bruxellois francophones de la périphérie ont été vendus comme du vulgaire bétail aux politiciens flamands, bien plus fins stratèges et bien plus patriotes que nos représentants politiques ?

Celui qui a fait que, par le biais de l’état démocratique, désormais  ce soit une majorité d’électeurs flamands qui puissent imposer des lois qui s’appliquent aussi en Wallonie ?

Celui qui nous donne des partis politiques tellement peureux d’être relégués au second rang de la vie sociale de Belgique qu’ils deviennent attentifs et obéissants aux ukases flamands pour gagner un maroquin ministériel ?

Oublions donc l’histoire passée qui se révèle un échec complet et pensons à l’avenir qui se montre de plus en plus menaçant.

Pour en revenir à mon sentiment antiflamand, comment ne pas l’éprouver ? En tant que travailleur belge pendant 45 ans, je n’ai pratiquement eu que des employeurs flamands. Même lorsque je travaillais pour des multinationales, la direction était flamande et quand le siège social se trouvait à Bruxelles ou à en Wallonie, le siège d'exploitation était en Flandre.

Dans les premières années de ma carrière, le climat était encore correct, mais bien vite, il a changé. Deux critères étaient établis dans la gestion commerciale, vendre le plus possible en Wallonie et ne rien y acheter.

Pour déménager des bureaux d’un étage à l’autre à Liège, j’ai vu choisir des déménageurs anversois, pas pour une question de prix, mais pour une question d’appartenance. J’ai également subi la vexation d’apprendre qu’une erreur faite en Wallonie était logique alors qu’en Flandre, elle était impardonnable.

Alors, je n’aime plus les Flamands. Oui, je l’avoue. Je ne puis supporter les envahisseurs guerriers ou pacifistes. Je dis aussi que la Belgique n’a que deux voies possibles pour assurer une pacification réelle et définitive, le retour à l’état d’avant 1962 mais cela me semble irréaliste ou le retour de la Wallonie à la France, ce qui semble plausible.

Suis-je un mauvais rattachiste pour la cause ? Va-t-on me désigner comme le mouton noir de la Wallonie et de la France auxquelles je tiens viscéralement ?

Personnellement, je suis totalement indifférent aux jugements négatifs que l’on pourra porter sur moi. Un célèbre publicitaire a dit « parlez de moi en bien, parlez de moi en mal, vous me faites connaître et comme mon produit est bon, vous m’aiderez à le vendre ».

Je ne veux pas être inféodé à aucune faction et je ne peux renier l’amour pour la Belgique et pour le Roi  que mon père a eu, lui qui a subi le feu allemand lors de la bataille de la Lys. Je suis comme tous ceux qui sont nés dans la partie francophone de ce pays et j’ai une carte d’identité de Belge. J’y ai connu des instituteurs, des professeurs admirables. C’était le passé, ce fut ma jeunesse.

 Aujourd’hui, j’ai opté pour ma patrie charnelle, celle dont je suis proche par la langue, par les poètes et les philosophes, celle où j’ai des frères et des amis, enfin celle qui nous libérera d’un joug insupportable, la France.

Je suis comme beaucoup de Wallons. Je partirai vers la France avec joie, mais parce que je sais qu’elle respectera mon identité régionale, ce que la Belgique ne fait plus un certain temps !

Et je pense être un bien meilleur Français que ceux qui se croient l’élite d’une nation parce qu’ils déclarent avoir une passion pour elle depuis l’aube des temps. Je doute que nos jeunes suivent un jour ce genre de romantisme pompier !

Mais je pense et j'espère que de nombreux belges wallons et francophones, semblables à moi, jeunes ou âgés, se joindront à mon vote aux prochaines élections et ce seront eux qui feront le succès et pas les quelques idéologues de salon, donneurs de leçon de francophilie !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

Recherche

Présentation

  • : Le blog de René G. Thirion
  • : Ce blogue est celui d'un liégeois, partisan du retour à la France. Il n'accepte plus de vivre dans un état dont la langue et la culture de la majorité des habitants sont différentes de ses racines et qui tente de lui imposer celles-ci en même temps qu'il colonise sa patrie charnelle, la Wallonie. Il vous offre ses réactions d'humeurs.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 19/07/2008

Derniers Commentaires

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles

Profil

  • René G. Thirion
  • Le blog de René G. Thirion
  • Homme
  • 10/04/1939
  • Europe Liège Wallonie
  • france belgique politique liberté réunion
  • Partisan du retour de la Wallonie à la France comme Région française à part entière.
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés