Lundi 15 septembre 2008
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Cela fait belle lurette
que je dénonce la mainmise de la Flandre sur l’État fédéral et l’étranglement volontaire de la Wallonie par le biais économique.
J’ai encore récemment
affirmé que cette stratégie était en cours depuis longtemps et même avant le fédéralisme qui nous est aujourd’hui fatal.
C’est donc avec un
plaisir évident que j’ai trouvé la relation d’une interview donnée au journal L’alsace.fr
par André Verjans, politologue à l’université de Liège
sur le
blogue de Claude Thayse. Je le recommande à tous mes lecteurs pour la mine précieuse d’informations qu’il contient (http://www.claude-thayse.net ).
Il y déclare
notamment : «
La première
cause du déclin wallon, qui est réel, est la mainmise des Flamands, depuis des décennies, sur les ministères-clés de l’Économie, de l’Emploi et des Transports. Le réseau autoroutier a été conçu
pour irriguer la Flandre, et a longtemps oublié Bruxelles. Toutes les multinationales américaines ou européennes qui se sont implantées en Belgique après la guerre ont été conduites en Flandre.
Toutes, sauf Caterpillar en 1965, parce que quand le PDG de cette entreprise est venu en Belgique pour chercher un terrain, le responsable flamand qui devait le recevoir était malade, et a été
remplacé par son adjoint, francophone ! »
Si l’on ajoute
maintenant la solidarité patronale flamande et sa stratégie « zéro achat, mais maximum de vente en Wallonie », l’on se rend compte qu’une Belgique confédérale serait l’étape finale
d’une colonisation du territoire wallon.
Il ne pourra
plus y avoir de progrès économiques et sociaux en Région wallonne, sans une rupture complète avec ce voisin en quête de territoires à exploiter.
Nos hommes
politiques ne veulent pas ou ne peuvent pas le comprendre. La seule manière de les forcer à ouvrir les yeux sera de voter RWF. Comme certains le disent, le nombre des élus ne sera pas suffisant
pour décider le rattachement à la France, mais ils se battront durs pour convaincre les autres que désormais, il ne servira à rien de regarder vers le passé et que la seule manière de garder son
mandat sera de se ranger aux côtés des élus RWF. Cela ne devrait pas être difficile, car ils sauront que le jour de la réunion à la France, le RWF disparaîtra sa mission accomplie et que leurs
partis traditionnels seront à nouveau maîtres du jeu, mais cette fois totalement démocratique.
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