Jeudi 18 septembre 2008
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Comme à l’habitude, pour chaque rentrée au cirque, l’on prépare de nouveaux
numéros pour attirer le badaud.
Le plus grand cirque du monde fait sa rentrée et les spectateurs
vont pouvoir apprécier les trouvailles qui sont censées les distraire.
Quelques slogans qui doivent donner la qualité du
spectacle.
« Un dialogue idéal se fait à un », j’ai entendu Karl
Heinz Lambertz le déclarer ce midi. Ce merveilleux sage choisi avec soin par le roi, a trouvé une solution, l’onanisme intellectuel et politique.
Mais il admet qu’il faudra trouver l’accord parfait à plusieurs.
« Il y aura un ministre bruxellois parmi les négociateurs
flamands, c’est un bon signe » a déclaré Joëlle Milquet. Bien, mais Guy Vanhengel, ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé des Finances avait
récemment déclaré « Si la région
bilingue de Bruxelles-Capitale se laisse représenter lors des discussions institutionnelles, elle devra non seulement l'être par le ministre-président francophone, Charles Picqué, mais également
par le premier ministre néerlandophone du Gouvernement bruxellois. En l'occurrence : moi-même. » Apparemment, il représentera surtout les exigences du Parlement flamand.
« Nous irons au dialogue à six puisque les Flamands auront
ce nombre ». C’est le brave Didier qui pense à l’équilibre dans les intervenants. Donc, nous aurons 1,5 MR, 1,5 CDH, 1,5 PS et 1,5 Ecolo. Il va y avoir des coupes douloureuses dans les
partis !
Mais j’ai mal compris. L’équilibre serait, selon Didier,
2 MR, 2PS, 1 CDH et 1 Ecolo. La délégation francophone sera puissante comme un piano de concert où une touche bleue ou rouge vaudront deux touches
oranges ou vertes. La musique risque de devenir une véritable cacophonie.
Mais encore une fois, c’est le chef d’orchestre flamand qui
dirige la symphonie. Avec brio, il faut le reconnaître.
Mais la difficulté sera la lecture de la partition. Déjà, pour
pouvoir jouer l’allegro gouvernemental, l’on a séparé la gestion courante de la problématique institutionnelle. Maintenant, l’on propose d’aborder l’andante du dialogue en le divisant entre la
négociation des institutions et la scission de BHV, exécutée à part par quelques solistes. Je me demande comment l'on va apprécier cette œuvre du 21e siècle que Béjart aurait eu
plaisir à monter. Les pirouettes des danseurs iraient crescendo dans des voltiges de plus en plus hasardeuses. Et voilà comment de la salle du conservatoire, l’on repasse au cirque.
Pauvres électeurs wallons, Leterme vous avait indiqué la seule
voie du salut en entonnant la Marseillaise. C’est probablement le seul moment où il a été crédible !
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