Samedi 20 septembre 2008
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Les fêtes de Wallonie qui se déroulent à Namur ce samedi vont entraîner une foule de
discours, tous plus lénifiants que jamais.
Au pire, l’on entendra quelques-uns déclarer que « si les Flamands veulent nous
quitter, qu’ils s’en aillent ». D’autres parleront de la fusion de la communauté française avec la Wallonie pour devenir la Communauté francophone. Bonne idée puisque cela permettra
d’annexer éventuellement le Québec ou le Congo, aussi francophones que nous.
Certains enfin commenceront à faire preuve de lucidité comme Charles Picqué qui vient de
dire : « En Flandre certains jouent avec le feu (…) Je pense qu'on va fort vidanger l'État fédéral au profit des régions. Un certain nombre de Flamands pensent pouvoir gagner sur tous les
tableaux: avoir beaucoup d'autonomie, subordonner Bruxelles et garder un minimum d'État fédéral bien maîtrisé par eux ». Quand il se rendra compte que ce ne sont pas certains, mais la presque
totalité des Flamands qui le veut, il sera bien tard pour Bruxelles.
Mais qui osera dire qu’il est déjà fort tard pour la Wallonie ? Qui osera rappeler la
stratégie flamande tant privée que politique qui consiste à prendre le maximum des affaires industrielles, sociales, financières à son profit depuis bien des années ?
Personne, je le crains. Et pourtant. Si un Homme politique (avec majuscule pour signifier
la grandeur de son geste) disait, criait à cette occasion. « Messieurs les flamands, baissez les masques. Depuis des années, sous les règles
scélérates de la majorité démocratique que vous avez, vous vous emparez des rouages de l’État, vous le colonisez à votre profit et vous vous servez de Bruxelles, devenue entre-temps votre
capitale, comme d’une vitrine et de la Wallonie comme territoire d’expansion économique. »
Et s’il ajoutait téméraire « C’est
assez ! Nous demandons le partage des biens communs. Les ports, les aéroports, les bâtiments publics et ensuite que chacun retourne à ses affaires. Vous, complètement isolés dans un
territoire Thiois rétréci et nous, ouverts au monde grâce à notre fusion dans la République française. »
Mais ce n’est qu’un rêve. Il n’y en aura pas un seul pour faire autre chose que de parler
misérablement de solidarité interpersonnelle ou de la nomination de quelques bourgmestres.
Mon seul espoir, c’est qu’un jour, un élu du RWF, deux, trois ou encore plus puissent se
lever pour annoncer que la comédie est enfin terminée et entraîner avec eux les politiques qui vont toujours, mais toujours, dans le sens où l’électeur les pousse pour ne pas perdre les avantages
qu’ils ont acquis, De véritables moutons de Panurge !
François Mitterrand a dit : « Gagner ou perdre. On ne reste jamais stationnaire.
Car ne pas bouger, c’est commencer à perdre. »
Alors, vous les grands politiques wallons, ceux des plans Marshall, « 4X4 » ou
autre « Pacte pour l’Avenir », quand allez-vous enfin bouger ?
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