Mardi 23 septembre 2008
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C’est un grand cri de soulagement
chez les politiques francophones, la N-VA a rompu (en partie) son alliance de cartel avec le CD &V.
Bart Dewever le diable a quitté le
parti angélique d’Yves Leterme. Désormais, le dialogue institutionnel est ouvert avec des Flamands raisonnables, belgicains et royalistes, la totale, quoi !
C’est oublier les exigences
émises par le parlement flamand depuis 1999. C’est oublier que les élections auront lieu, au plus tard, en juin 2009 et qu’un assouplissement même
léger des dites exigences serait un suicide politique par rapport aux électeurs flamands.
Mais nos politiques wallons et
bruxellois sont rassurés. Ils vont pouvoir à nouveau faire le grand écart et faire avaler des couleuvres aux Wallons notamment.
Quid de BHV ? Il semblerait
que ce sera au parlement fédéral de régler le problème. En force bien entendu, avec l’aide du N-VA et du Vlaams Belang (tiens, on l’oublie souvent
celui-là malgré son poids parlementaire). La majorité flamande écrasant la minorité francophone, une belle démonstration de la démocratie, une belle preuve du mauvais accord de fédéralisme conclu
en son temps !
Quid de la nomination des
bourgmestres de la périphérie ? Rien à voir, ils sont sous l’autorité flamande.
Quid de l’élargissement de
Bruxelles ? Les frontières sont intangibles et il n’est pas question de revenir sur leur tracé.
Quid d’une nouvelle région
germanophone ? Pourquoi pas ? Ce ne sera qu’un petit (mais prospère) bout de territoire enlevé à la Wallonie.
Etc. Que la liste des désaccords est longue et pourtant Reynders, Milquet, Di Rupo et Javaux sont heureux. L’on va pouvoir enfin négocier. Prennent-ils vraiment les
Wallons pour des demeurés ? Croient-ils aux miracles ?
La fameuse « page
blanche » est déjà noire des volontés flamandes. Alors faut-il encore une fois plier. Oh, pas à tout fait bien sûr, mais un peu… jusqu’à la prochaine querelle
communautaire.
La Belgique sombre. Mais plus elle
mettra de temps à couler, plus la Wallonie sera affaiblie et difficile à accepter par la France. Faut-il que l’on en arrive à une révolte lors de grands conflits sociaux ? C’est le danger
qui menace de plus en plus la paix sociale dans notre Région, mais il serait dommage d’attendre d’être au fond pour tenter de remonter la pente.
Chaque jour perdu est un jour de
trop ! Qu’attendent donc nos politiciens pour oser enfin taper sur la table et réclamer un partage juste de l’État . Qui sait, ce serait peut-être le recul des demandes
outrancières flamandes.
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