Mercredi 24 septembre 2008
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17:47
« Le gouvernement fédéral ne dispose plus de majorité sur
les bancs flamands du parlement, mais il existe en revanche une large majorité flamande pour le dossier le plus important : celui de la réforme de l'État », a indiqué mercredi le
premier ministre Yves Leterme sur les ondes de Radio 1 (VRT).
Pourtant, le gouvernement fédéral ne compte que 42 députés flamands sur 88 au parlement et est donc en minorité. Mais « il existe par contre une large majorité en Flandre sur le principal
dossier à savoir celui de la réforme de l'État. », a affirmé avec assurance le rescapé du Congrès du CD&V.
Cela signifie que les négociations entamées devront
obligatoirement convaincre les partisans qu’une évolution significative de l’état fédéral ira dans le sens de l’intérêt de la Flandre. Faute de quoi !!!
Cela signifie aussi que la pacification communautaire, comme
aiment l’appeler les belgicains, ne se fera que si, les six négociateurs francophones ne comprennent que des « esprits éveillés » au dialogue. Il semble qu’Olivier Maingain sera écarté
de ceux-ci, faute de quoi toute discussion ne pourra se faire.
Nos francophones ne voulaient pas la présence du diable flamand
(N-VA) dans leurs réunions. Admettre la présence d’un séparatiste républicain, quelle horreur. Cette fois, ce sera au tour des Flamands de refuser la présence du diable bruxellois (Olivier
Maingain ou son représentant au MR. ( un fransquillon qui réclame l’extension de la région Bruxelloise, le respect éternel du régime des facilités linguistiques et autre atteinte à la grandeur de
Moeder Vlanderen).
Cette fois, le cartel MR-FDF risque lui aussi de voler en
morceaux. L’on sait que le FDF a déjà mangé son chapeau, mais comment pourrait-il le faire à quelques mois des élections ? Et le MR pourrait-il se passer de cet allié sans perdre la place de
1er parti à Bruxelles que les sondages lui attribuent encore ?
Lorsque l’on parle de climat apaisé qui permettra au gouvernement
fédéral de s’occuper de l’économique en priorité, l’on oublie que dans la partie « négociations institutionnelles », cela va chauffer.
Et la seule manière de ne pas le faire sauter sera de respecter
la règle de l’Omerta, vous savez, la règle du silence absolu. Pas de déclarations intempestives ! Pas de témoignages !
Chut, ne réveillons par l’électeur qui va enfin somnoler et
laissons-les profiter quelques jours de plus des portefeuilles ministériels et des mandats qui risquent de devenir difficiles à renouveler !
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