Lundi 6 octobre 2008
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Dans une interview accordée au Soir, Johann Vande Lanotte (SP.A)
pense que le premier ministre Yves Leterme devrait démissionner sans attendre, avant les élections régionales, parce que « le gouvernement
est incapable d'élaborer la moindre politique cohérente " et de faire un budget convenable,
« On va se retrouver avec des trous budgétaires
faramineux : plus longtemps Leterme restera, plus il sera difficile de prendre des mesures pour rétablir un équilibre ", ajoute Johan Vande Lanotte.
« Le gouvernement qui succédera à Leterme ne pourra
qu'adopter des mesures d'austérité. Plus vite ce gouvernement partira, mieux ce sera pour tout le monde ".
Il semblerait que la manière dont la crise Fortis a été gérée est
une confirmation de l’incapacité du premier et de ses ministres de gouverner la Belgique dans la tempête économique qui s’annonce.
Le « couac » pour ne pas dire le lâchage par les
Pays-Bas qui ont profité de la faiblesse et du désarroi pour quitter le navire en emportant avec eux, la meilleure partie valorisable du groupe. C’est le premier ministre hollandais qui a osé le
déclarer plongeant ainsi les Belges et le Luxembourgeois dans des difficultés d’image, de communication et de négociations.
Il est beau ce Benelux tellement vanté par Leterme qui a
renouvelé en douce, sans avertir le Parlement ou consulter la population belge, le pacte qui n’était plus un besoin dans une Union Europe. Plus un besoin ? Les événements viennent de le
prouver.
Quant aux actionnaires de la banque, Yves Leterme considère
maintenant, juste avant de négocier la bouée de sauvetage que constitue l’intégration de la banque dans le Groupe BNP Paribas, que leur problème était "naturellement
différent. Quelqu'un qui est actionnaire dans une société en prend aussi les risques. Donc l'État, les contribuables belges ne peuvent pas garantir tous les intérêts de
tous les actionnaires et de toute l'économie.
Pourquoi n’a-t-il pas déjà dit cela la semaine précédente
lorsqu’il croyait encore dans la solidarité bénéluxienne ?
Et d’autre part, si comme certains l’annoncent, Dexia se retrouve
à nouveau en difficulté, va-t-il avoir les mêmes paroles sachant que beaucoup d’actionnaires sont les communes.
Décidément, l’équipe gouvernementale prouve que le bateau coule
de plus en plus vite et que la Belgique, complètement schizophrène va nous entraîner au fond du gouffre.
J’attends avec espoir les premiers politiciens wallons qui vont
enfin dénoncer la situation d’impossibilité de continuer ainsi et d’envisager le partage du lourd héritage laissé par tous ceux que la presse a qualifiés longtemps de sages. Depuis 1962, il y a
eu beaucoup plus d’irresponsables intéressés plutôt par leur fortune personnelle et le pouvoir que de sages dans le sens que le dictionnaire le définit.
Allons, Messieurs, une peu de courage ! En 1944, de nombreux
citoyens ont brusquement opté vers les États libérateurs du territoire. Ayez au moins cette audace et criez avec nous, Au secours, la France !
A mes lecteurs, je conseille de lire les excellentes réflexions de Claude Thayse qu'il vient de publier sur
son blogue:
Crise financière: coût (provisoire) du sauvetage