Lundi 20 octobre 2008
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17:30
Une chape de plomb
s’est abattue sur les négociations en cours sur la réforme de l’état fédéral.
Normal. Nos 12 sages se réunissent un fois la semaine et encore, en principe devant une page blanche. Le grand ravalement de l’état fédéral doit se faire à huis
clos, loin des citoyens qui connaîtront toujours assez tôt les nouvelles compromissions, les nouvelles atteintes à l’égalité entre Flamands et Wallons, les nouveaux diktats que l’on pourrait
trouver sur leur dos.
Cela s’appelle la
démocratie parlementaire. Une manière de museler le peuple. Vous avez voté pour des gens qui trahissent vos intérêts ? Bien fait, vous n’aviez pas besoin de leur faire confiance, diront les
cyniques. Dans cette logique, l'on peut se demander pourquoi le président de Fortis a été viré. Son conseil d'administration l'avait élu, il pouvait donc continuer à gérer en toute tranquilité la
catastrophe à laquelle il avait contribué.
Heureusement, il y a
Olivier Maingain. Présent à la 32e fête du peuple Fouronnais, il a annoncé sa volonté, comme membre actif de la commission des 12 sages, de voir émerger une réforme de l'état à la fois
calme et sereine.
Quelle belle démonstration de langue de bois. Va-t-il faire
rendre les Fourons à la province de Liège ? Va-t-il demander l’annexion les communes périphériques de Bruxelles ? Va-t-il proposer une
mini-Belgique qui comprendrait la Région Bruxelloise et les Brabants wallon et flamand ? Va-t-il implorer une circonscription nationale ?
Seule précision qu’il ose avancer, il va demander le respect
des minorités comme le prévoit l’Europe. Un peu comme le torturé va demander la cessation de ses supplices comme le prévoit la convention des Droits de l’Homme.
Aujourd’hui, comme Wallon, je suis peiné de voir les
politiciens qui sont censés nous défendre, mais certains prêtent encore à illusion. Mais je suis atterré pour mes frères wallons ou francophones de Bruxelles. Car il ne faut pas se leurrer, le
FDF n’est qu’un leurre dont profite d’ailleurs le MR.
Les Bruxellois doivent être maîtres de leur destin. Ce
serait un grand service que de leur faire comprendre qu’ils sont l’objet des convoitises flamandes dont elle est la capitale fédérale et régionale, qu’ils sont encerclés géographiquement et que
la Flandre les étouffera économiquement jusqu’à ce qu’ils tombent dans leurs mains et que leur seule planche de salut réside dans une autonomie comme capitale européenne aux statuts protégés par
l’Europe.
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