Samedi 15 novembre 2008
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A l’occasion de la fête de la Communauté germanophone vendredi soir à Eupen Karl-Heinz Lambertz, son ministre-président a souligné que sa Communauté n'avait d'autre choix, à l'occasion de la
prochaine réforme de l'État, que de revendiquer les mêmes compétences que celles qui ont été ou qui seront confiées aux autres Communautés et Régions.
Il faut rappeler pour ceux qui l’ignoreraient que
sa communauté, située en province de Liège, a une superficie de 854 km² et une population de 73 119 habitants, dont 17 % d’étrangers. Si elle veut les mêmes pouvoirs que les deux
autres communautés, pourquoi ne pas réclamer les mêmes pour les 10 provinces belges supérieures en superficie et en nombre d’habitants.
Et ledit sage qui était là pour aider au dialogue institutionnel d’en remettre une couche en expliquant que le
rapprochement grandissant entre la Région wallonne et la Communauté française va rendre plus difficile l'exercice de compétences communes entre la Région wallonne et la Communauté germanophone et
l’obligera à prendre à son compte, à côté de l'aménagement du territoire, le logement et les affaires touchant à la province, d'autres compétences régionales.
Mais cela ne l'empêche pas de miser sur la collaboration avec les autres Communautés et
Régions en Belgique, avec les régions voisines de l'Eurégion Meuse-Rhin et de la grande région Saare-Lorraine-Luxembourg et même d'autres régions d'Europe, particulièrement, mais pas
exclusivement dans les pays germanophones. Cela ressemblerait à du surréalisme belge, s’il n’était pas typiquement local.
Si Karl Heinz se sent profondément différent
des Wallons et des Francophones, rien ne l’empêchera en cas d’éclatement du pays de demander le rattachement à l’Allemagne ou s’il est encore un peu sensible aux traces du passé de la
deuxième guerre mondiale et qu'il préfère une autre alliance, de se rattacher à la Communauté flamande.
C’est le grand rêve de certains Flamands depuis la création du fédéralisme à tel point que
la cession des Fourons, appartenant à la province de Liège et peuplée de Wallons fut une des exigences de négociateurs flamands.
Ces petites communes permettraient une
liaison à la région germanophone et au-delà à l'Allemagne. Wallonnes, elles constituaient une barrière infranchissable à ce grand rêve.
Alors, Karl Heinz, si la crise institutionnelle te donne l’envie de nous quitter, n’hésite
surtout pas, mais de grâce cesse de jouer les anciens Belges unitaires et les bons démocrates.
Ce rôle ne te convient absolument pas ! Il faudra interroger ta population pour connaître ses vrais désirs et si j’en crois l’histoire de l’Alsace et de la Lorraine satisfaites de rejoindre
le giron républicain, le retour à des valeurs germaniques ne rencontrera pas nécessairement le désir des citoyens qui vivent en paix et en harmonie dans notre beau pays de
Liège.
Ce sera surtout à eux de décider de leur sort i
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