Mardi 18 novembre 2008
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Kris Peeters a été fait, mardi, docteur honoris causa de l'université MGIMO à Moscou pour sa contribution aux bonnes
relations entre la Belgique et la Russie. Le MGIMO, le Moskow Institute for International Relations, est un vivier pour ceux qui ambitionnent une carrière internationale ou une haute fonction
dans l'Administration. Quelque 4.500 étudiants y sont inscrits.
C’est bizarre, mais je pensais que c’était surtout les relations flamandes que Kris Peeters représentait comme
ministre-président de Flandre. Les étudiants de cet institut lui ont posé des questions dans un néerlandais impeccable. Apparemment, ils pensent la Belgique flamande et prennent ledit Kris, dit
« Alles voor Vlanderen », pour le ministre des Affaires étrangères belge. Il est vrai qu’il devient difficile de savoir qui représente encore la Belgique, Karl De Gucht, Louis Michel ou
Charles Michel, son aimable rejeton.
Lors de la cérémonie, de nombreuses questions ont été posées dans un néerlandais impeccable, cette langue que les
étudiants peuvent choisir dans un paquet de formations linguistiques.
Quinze malheureux ont opté pour la langue de Vondel pour la raison « qu'il s'agit d'une langue européenne et que
c'est une belle langue », ont-ils déclaré.
Pourquoi malheureux ? Parce que la carrière qui s’ouvre à eux grâce à cet acquis linguistique, les limite à la Flandre, un peu à Bruxelles et aux Pays-Bas. Un panorama
plutôt étriqué pour une carrière internationale.
L'on a appris que dans son allocution, Kris Peeters a parlé de la structure étatique de la Belgique et des
négociations pour arriver à une nouvelle réforme de l'État. Un sujet passionnant pour les élèves d'une des grandes puissances du monde.
Je n’ai pas connaissance du contenu de l’intervention de cet homme d’État de grande stature, mais mon imagination
malade m’incite à penser que les élèves russes auront appris qu’en Belgique, la Flandre est un pays prospère, peuplé par des habitants courageux, ouverts au dialogue et qui a la bonté de soutenir
financièrement, socialement et économiquement une ethnie minoritaire. Et dans un but de pacification, la Flandre généreusement tend une main amicale vers les Wallons assistés à outrance, pour les
inciter à prendre en main leur destin, ce qu’ils sont incapables de faire sans l’insistance des leurs grands frères du nord.
Mais ces hommes en voie de développement résistent au progrès d’un dialogue constructif et leurs représentants
politiques sont trop lâches que pour les obliger ouvertement à répondre aux avances libertaires flamandes.
Mais la Belgique est la patrie du consensus, aussi les accords devraient se faire malgré les obstacles et la Flandre
triomphante accueillera quelques Russes qui auront eu la sagesse d’apprendre la langue obligatoire et officielle du pays.
Mais je délire, je le sais. Vous allez parler de procès d'intention et de mauvaise foi.
Le Flamand est tellement mesuré dans ses propos, dans sa vision de la Belgique, dans son amour pour la culture française qui a bercé leurs élites.
Ne dites pas que je me trompe sur le dernier point. J’en ai la preuve absolue. Demandez donc à Yves Leterme de chanter l’hymne national. Vous aurez droit à la Marseillaise. Alors les Flamands
chauvins et nationalistes… ce n’est pas possible !
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