Dimanche 30 novembre 2008
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15:54
Ce dimanche matin, le FDF était en congrès sur le thème "Bruxelles en force".
Son président Olivier Maingain a plaidé à nouveau pour l'élargissement de la
capitale et a mis comme priorité l’application des facilités linguistiques dans les communes de la périphérie.
Il a attaqué vivement le ministre des Affaires intérieures flamandes Marino
Keulen (Open Vld), pour son refus de nommer les bourgmestres et de respecter les facilités linguistiques des habitants de la périphérie.
« Si M. Sven Gatz (Open Vld) veut bien appliquer les bons principes qui le conduisent à souhaiter l'adoption de l'anglais comme troisième langue administrative à Bruxelles, qu'il demande au
ministre des Affaires intérieures flamandes Marino Keulen (Open Vld), de nommer les bourgmestres et de respecter les facilités linguistiques des habitants de la périphérie »,
a-t-il déclaré.
Selon lui, les libéraux bruxellois sont en retard, car dans la
commune de Woluwe-Saint-Lambert, dont il est le bourgmestre, l'accès des citoyens européens à l'administration dans leur langue est rendu possible par des formations des fonctionnaires locaux
dans plusieurs langues européennes.
« Ce qui nous distingue, c'est que pour notre part, au FDF,
nous ne serons jamais des intégristes de la langue. Nous voulons le respect de chaque citoyen » a-t-il ajouté.
En admettant cette diversité linguistique et compte tenu des
communautés étrangères vivant dans la Région Bruxelloise, Maingain est donc l’archétype du politicien bruxellois prêt à transformer Bruxelles en Babel linguistique où chaque communauté étrangère
n’aura plus besoin d’apprendre la langue du lieu d’accueil et pourra tout à loisir créer son ghetto. Matongé en est l’exemple parfait. L’Afrique au cœur de la capitale.
Il semble même prêt
à accepter l’anglais comme la langue officielle, pour autant que le français puisse être parlé en Flandre, reléguant ainsi la culture française et flamande au rang de patois culturel
régional.
Ce triste sire est hélas encore soutenu par des Bruxellois
« pur jus » ou des Wallons résidant dans la ville. Ils n’ont pas encore compris qu’il n’est qu’un politicien comme les autres, plus attaché aux avantages qu’il peut tirer électoralement
de leurs voix, qu’à leur liberté de s’exprimer.
Georges Brassens, mon doux chanteur anarchiste prenait plaisir à
chanter « Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con ».
Mais est-ce vraiment de la connerie ou du bas langage de
politicien prêt à tout pour conserver une présence sur l’échiquier où il occupe une case financièrement confortable ?
Et j’ai bien peur que ce soit la deuxième supposition qui soit la
bonne !