Lundi 8 décembre 2008
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Dans une interview accordée au journal gratuit métro (néerlandophone), le ministre flamand des Affaires intérieures Marino Keulen dresse un bilan sur les quatre premières années de politique
d'intégration civique (inburgering) menée au nord du pays.
Il se
flatte d’avoir près de 15.000 personnes ont suivi cette année les cours d'intégration civique. " Sur ce plan, nous nous situons à l'avant-garde en
Europe. Nous prouvons que nous sommes une région ouverte, tolérante et riche en opportunités ", ose déclarer ce ministre qui préfère appliquer les lois (iniques) flamandes aux lois
fédérales, en refusant la nomination des bourgmestres élus démocratiquement dans les communes de la périphérie bruxelloise et donne ainsi une gifle cinglante à tous les francophones du pays et à
la soi-disant démocratie belge.
Mais il
va encore plus loin en regrettant qu’une telle politique fasse défaut en Wallonie et à Bruxelles et de pointer les soi-disant tabous, que nous nous appelons simplement le droit au respect du
citoyen.
" J'ai suivi récemment ", déclare-t-il avec aplomb " un débat à ce sujet. C'était pénible. Toutes les trois phrases, on
disait 'attention avec la stigmatisation des gens'. Charles Picqué n'était même pas venu au débat parce qu'il trouvait trop sensible de discuter d'intégration ".
Du culot,
toujours du culot !
Mais
pendant ce temps, notre ministre de l’emploi wallon Jean-Claude Marcourt s’entend avec Frank
Vandenbroucke son homologue flamand, tous deux membres du dialogue sur la réforme de l’état, pour lancer un "appel à l'action et au dialogue au service de la relance économique et du progrès
social qui s'inscrit dans une troisième “voie” entre la scission du pays et un statu quo " néobelgicain " par laquelle nous pouvons à long
terme garantir l'essor de l'État fédéral et des entités fédérées ", affirment-ils avec un bel enthousiasme ?
Nous avions pourtant entendu que nos présidents « Musculator »
francophones jurer qu’ils n’accepteraient jamais une reprise du dialogue institutionnel tant que les problèmes de la nomination de bourgmestres francophones et de BHV ne seraient pas
résolus.
Il semblerait que le PS oubliera très vite le premier point avant de lâcher sur
le second et permettra ainsi à la Flandre d’avoir des frontières politiques définitivement fixées. Après, il ne restera plus qu’à étouffer Bruxelles francophone et terminer la conquête économique
de la Wallonie par K.O technique.
« Au début d’une aventure, le cocu y est toujours pour quelque
chose » a écrit Sacha Guitry . Nos dirigeants politiques wallons feraient bien de méditer cette affirmation.
Elle s’applique parfaitement à leur conduite actuelle et le cocu de l’histoire
risque à nouveau d’être la Wallonie !
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