Mardi 23 décembre 2008
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Léopold II, roi des belges
décida vers 1856 d’engager un explorateur , Henry Morton Stanley pour découvrir le territoire hostile de l'Afrique centrale et y fonder une colonie personnelle. Stanley ne devait pas
seulement établir des comptoirs commerciaux, il devait secrètement édifier un État complet. Les instructions étaient directes et claires : « Il est question de créer un nouvel État,
aussi étendu que possible, et l'organiser. Il doit être clairement compris que dans ce projet, il n'est pas question de garantir le moindre pouvoir politique aux populations nègres. Ce serait
absurde. »
Près de 150 ans après, Albert II décide, face à une crise politique insoluble,
de faire appel à son tour à un explorateur, Wilfried Martens. Sa mission aider à l’élaboration d’ un nouveau gouvernement, capable de mener à bien le dialogue institutionnel pour fonder une état fédéral pérenne. Espérons seulement que les instructions secrètes ne répètent pas les envies de son aïeul. « Il n’est pas question de
confier le pouvoir aux populations wallonnes. Ce serait absurde ».
Mais sans affirmer cela, choisir ce flamand chrétien du CD&V est un signe
évident d'une volonté de négociation au profit de la Flandre souveraine avec les politiciens locaux de Wallonie et de Bruxelles.
Double résultante : la mainmise finale de l’Etat flamand sur le royaume,
exactement comme la mainmise belge sur le Congo et l’idée profonde que confier le moindre pouvoir politique fédéral important aux Wallons serait absurde. Ils sont si peu travailleurs, sont
impliqués dans des affaires scandaleuses et ont une telle mentalité d’assisté. Pensez un Wallon coûte annuellement 1.000 euros au brave travailleur
flamand ! Et puis .. l’idée d’un premier ministre wallon à la tête d’une état majoritairement flamand. Non, cela n’existe plus depuis Leburton et cela ne peut plus être !
Mais l’attitude du roi témoigne-t-elle d’une lassitude évidente sur sa position
de plus en plus inconfortable ou bien d’un espoir d’assurer une continuation de vie à la monarchie en place. Dans le deuxième cas, le calcul est mauvais car les nationalistes flamands sont de
plus en plus nombreux à rêver d’une royauté servant uniquement à inaugurer crèches et maisons de retraite, quand ils ne pensent pas république.
L’on dit toujours que l’histoire ne se répète pas, mais quand elle me met à
bégayer, l’on ne peut savoir où elle mène !
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