Mardi 13 janvier 2009
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Dans mon article précédent, je me demandais, que fait Olivier Maingain ? Lui, si prompt à réagir sur les
provocations flamandes, était brusquement muet.
Il méditait sur la manière d'augmenter la puissance du FDF dans la défense d'une Belgique archaïque, où le bilinguisme serait obligatoire et où la Flandre enfin domptée par son énergique
intervention, nommerait les bourgmestres de la périphérie, orienterait ses étudiants vers l'étude du français et accepterait que la "Vlaams Kust" redevienne la Côte belge.
Et il a trouvé. Le FDF va peut-être présenter des listes en Wallonie, car pense-t-il, les mécontents des politiques wallons qui défendent si peu leur région face à l'impérialisme flamand,
pourraient se réfugier dans le vote pour un front démoctratique francophone.
C'est notre ami Claude Thayse qui écrit aujourd'hui sur son blogue qu'on assiste
" à une offensive
discrète, mais pernicieuse du bruxellissime FDF.
Sans nier son évidente contribution à la reconnaissance du statut de la Région de Bruxelles, pour la petite histoire, l'alliance
stratégique entre le Rassemblement Wallon et le FDF avait bien comme objectif la création de deux régions distinctes (Wallonie et Bruxelles) dans le cadre de l'instauration du fédéralisme. Sans
revenir sur les erreurs de celui qui porte la responsabilité de la destruction du Rassemblement wallon, le FDF – créé à l'origine par des militants wallons habitant Bruxelles, mais qui en ont
vite disparus, remplacés par des "francophones indifférenciés"- s'est finalement senti une vocation de "grand frère". Il s'est opposé à la renaissance d'un parti porteur du Mouvement wallon, par
exemple en protégeant systématiquement le sigle "RW" lors de chaque élection.
De fédéraliste au départ, composé depuis essentiellement de municipalistes, ce qui est logique, le FDF est au fond, devenu, paradoxalement, un des plus farouches partisans d'une Belgique
re-centralisée. La mini-Belgique continuée sans la Flandre qu'il prétend promouvoir n'étant qu'un paravent de ses vrais objectifs.
Ses membres les plus éminents ne se sont-ils pas prononcés à plusieurs reprises pour l'annexion du Brabant wallon à la Région de Bruxelles sous prétexte de coller à l'hinterland économique de
cette ville. Imposant de fait le bilinguisme à toute notre province qui a pourtant été depuis la conquête romaine un des avant postes de la latinité et de la culture française malgré tous les
avatars de la politique des princes. Ne l'appelle-t-on pas le "roman païs de Brabant ? ... "
Je vous conseille de lire la totalité de sa réflexion car elle est très bien argumentée en cliquant sur ce lien.
Bien sûr, la manoeuvre est supposée habile puisque les voix recueillies éventuellement serviraient à conforter le MR dans sa lutte pour prendre une partie du pouvoir en Wallonie.
Cette manière de faire va-t-elle désamorcer la torpille PS que constituerait Lidé, plus à droite que le parti de Didier ? Il ne faut surtout pas qu'elle nuise aux intérêts wallons, défendus
par le RWF. Car lorsque sonnera l'éclatement de la Belgiek, ce sera lui qui fournira la seule issue possible et non celle d'une Belgique amputée de la Flandre qui conserverait une monarchie
bananière sous protectorat belge comme le propose un certain Ducarme !
Par René G. Thirion
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Publié dans : Wallonie-France
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