La Libre Belgique écrit " Dans le registre poétique où il s’illustra particulièrement, c’est un contemporain capital qui s’en va avec lui."
Il enseigna pendant de nombreuses années la langue et la littérature italiennes après avoir été parfaire ses études de philologie romane à l’Université de Turin.
Toutefois, son grand combat son engagment pour les parlers de nos régions.
Dès 1956, il avait été élu à la Société de langue et de littérature wallonnes.
Dans son ouvrage " La littérature de Wallonie en langues romanes
régionales ", il ecrivait en introduction " Les parlers romans régionaux de Wallonie (ou dialectes belgo-romans) se répartissent en quatre groupes différents du
domaine d'oïl : le picard (Mons, Tournai), le wallon (Namur, Liège), le lorrain (Virton) et le champenois (Basse-Semois). Toutefois, dans le langage courant, on les désigne tous par le mot
"wallon". C'est dans cette acception élargie qu'il faut entendre ce mot, ici aussi, à propos de la littérature. "
C'était la reconnaissance implicite de la diversité et de la richesse qui existent dans les différents terroirs culturels qui composent la Wallonie, notre
Wallonie.
Né à Ougrée en 1922, sa passion pour les racines populaires et authentiques qui se manifestaient dans
l'usage de ces parlers,souvent rejetés aujourd'hui par une jeunesse avide d'exotisme, l'a conduit devenir un auteur représentatif pour l'histoire de notre région qui servira de
référence à tous ceux qui recherche une appartenance et l'affirmation d'une personalité unique
Jean Brumioul, qui l'a bien connu, affirme "qu'Il défendait une idée du wallon "supérieure", On peut dire un peu élitiste, dans le bon sens du terme". Cette
déclaration sonne à nos oreilles comme une reconnaissance de la valeur de son oeuvre.
Nos pensées accompagnent ses proches dans leur douleur. Proches par liens familiaux, mais aussi par les liens affectifs et spirituels que mérite ce grand Liégeois !
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