Jeudi 12 février 2009
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En septembre 2008,
l’Institut Emile Vandervelde, centre d’études du PS, a publié un « État de la Question » intitulé « Le rattachisme : une conviction en progrès en Wallonie ? »
.
Son
auteur, Philippe Hubert, y déclare dans ses conclusions :
« Il est clair qu’on ne peut plus conclure à l’inexistence d’un sentiment rattachiste réunioniste
francophile du fait que les partis portant ce courant ne récoltent qu’un à deux pourcents des suffrages.
Il convient également de mesurer combien cette tendance est
en rajeunissement. L’image du rattachisme (et du
rattachiste) a sensiblement changé en quelques années. Ce ne
sont plus quelques anciens chantant la Marseillaise autour d’un
éphémère ministre du Général mais une tendance plus large,
jouissant d’un fond de sympathie chez « monsieur tout le monde », d’un attrait auprès de catégories plus « formées » et affichant un réel dynamisme. Il se pourrait que le mouvement se crée progressivement une place durable dans le
paysage. »
Voilà que les candidats PS à l’élection régionale et européenne ne peuvent pas
se dire non-informés de l’évolution probable du sentiment pro-français des Wallons et auraient donc tout intérêt à ne plus vilipender ce sentiment qui progresse fortement au sein de la région. Il
risque donc d’y avoir un écart entre l’opinion de l’électeur et celui du président de ce parti, manifestement grand défenseur de la Belgieke et partisan d’un rapprochement avec la Flandre. Ses
déclarations comme Bourgmestre de Mons à propos de son alliance avec Mechelen pour 2015 prouvent sa volonté de tenter de garder l’union fédérale à tout
prix : «Je vais d’ailleurs continuer à
travailler aussi avec des villes comme Gand pour élaborer, au-delà de 2015, des mécanismes d’échanges d’élèves et de professeurs afin que chacun puisse mieux apprendre la langue de l’autre. C’est
un vrai échange culturel. ».
Le grand écart en quelque sorte entre le Grand
Timonier et la volonté de séduire le citoyen Wallon. Le même en quelque sorte que celui de Willy Demeyer, partagé entre son devoir de 1er magistrat de la cité et son allégeance à son
président de parti.
Pour rappel, l’Institut Emile Vandervelde a été créé en 1946 et est devenu au fil du temps le centre
de coordination des activités du mouvement socialiste.
Pour prendre connaissance de la totalité du
rapport (sous format pdf), cliquez sur ce lien.
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