Lundi 20 avril 2009
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Cela fait des lustres que les Flamands nous serinent qu’ils veulent leur indépendance et que nos politiciens
francophones se couchent littéralement devant les diktats sous prétexte qu’ils veulent le divorce !
Soyons lucides pour une fois. Quel Flamand voudrait obtenir le divorce alors que le ménage Belgieke lui va si
bien ?
Il a la majorité absolue dans l’état fédéral (6 millions de Flamands face à trois millions et demi de Wallons
et un million de Bruxellois). Les règles démocratiques jouent donc en sa faveur.
Bruxelles, dont il a déjà fait unilatéralement sa capitale de région, est encerclée complètement par une
frontière linguistique qu’il veut étanche et a des dirigeants flamands dans son gouvernement, non élus démocratiquement, mais aux mandats offerts par les élus francophones
bruxellois.
La Wallonie est mise à genoux économiquement par un échange à sens unique. La plupart des produits vendus en
Wallonie viennent de Flandre, mais peu de produits wallons arrivent à être vendus dans leur région. Un refus qui permet d’établir des chiffres prouvant que la Wallonie est en déficit constant et
que les Wallons sont des assistés !
La situation belge ressemble à un ménage à l’ancienne. Le mari flamand, a pouvoir de décision face à son
épouse wallonne soumise qui, elle, hésite à le quitter, malgré les coups et les insultes qui pleuvent, car elle a peur pour sa survie économique. Quand elle réagit timidement, il menace de
prendre ses valises et de l’abandonner.
Mais lui, content de sa domination psychologique, heureux d’avoir le confort d’une maison entretenue, d’avoir
ses repas servis selon son bon plaisir, d’avoir une femme esclave prête à tout accepter, en un mot, d’avoir tous les avantages d’un maître absolu,
pourquoi mettrait-il sa menace à exécution ?
Non, je le dis, je l’affirme, je le crie à tous ceux qui croient encore que la Flandre veut son indépendance
qu’ils se trompent. Que ce jeu de rôle est exécuté depuis longtemps et que les Wallons n’ont cessé d’accepter des compromissions pour éviter ce divorce qu’ils craignent tellement.
C’est pourquoi ce marché de dupes DOIT CESSER.
C’est nous Wallons qui devons demander le divorce et réclamer un partage des biens équitable.
C’est nous qui devons exiger enfin le respect qui nous est dû.
Mais hélas ! La peur du mari brutal existe. Et si nous composions une nouvelle modification de la
constitution avec les Flamands, se disent nos éternels cocus ? Peut-être seraient-ils compréhensifs ? Peut-être que cela mettrait un arrêt à leurs constantes exigences d’en avoir
toujours plus et de donne r de moins en moins ?
Il m’est pénible d’entendre certains rattachistes affirmer que la Flandre cherche son indépendance et qu’ils
pourront traiter raisonnablement avec elle. La vérité est bien autre et bien plus dramatique.
Les Flamands veulent plus d’autonomie, mais conserver cet état fédéral, coquille vide qu’ils dominent par
leur représentation parlementaire. Bruxelles et la Belgique sont des vitrines dont ils ne désirent pas se passer, mais dans lesquelles le label « Made in Flanders » prend la place la
plus importante.
Elle est là la réalité. C’est nous, Wallons, qui devons mener notre guerre d’indépendance et obtenir le droit
à l’autodétermination.
Nous n’avons pas à craindre la solitude. Nous avons la cinquième puissance économique, à laquelle nous sommes
liés par la culture, la langue, les intérêts économiques, qui pourrait nous accueillir fraternellement et protéger nos racines et notre terroir.
La France, berceau du Siècle des Lumières et pays des Droits de l’Homme et du Citoyen.
Nos parents les avaient proclamés au Ban de Franchimont à Polleur dès août 1789. Depuis hélas, ces principes
sacrés ont été ignorés, bafoués, niés dans le monde entier, mais de plus en plus en Belgique et principalement en Flandre. Que les francophones qui s’y sont installés, ayant eu le malheur de
croire en la protection de l’état belge, soient contraints à abjurer leurs racines à travers leur langue maternelle me choque profondément, même si, comme le disent certains, je n’ai pas à m’ingérer dans leurs affaires internes.
J’en appelle donc à un sursaut de conscience, à un réveil de lucidité, à une honnêteté
d’analyse !
« Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ! » et « Aux armes,
Citoyens » sont les mots du début du Chant de Partisans et de La Marseillaise.
Sans violence, sans haine, mais avec une froide détermination ,entamons notre marche vers l’avenir de nos
enfants !
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