Jeudi 28 mai 2009
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Mercredi soir sur la Une, le
président du PS exclut toute alliance avec le MR à l'issue du scrutin du 7 juin. C’est ce qu’il a indiqué tandis que Didier Reynders semblait aller dans le même sens.
« Je ne m'allierai pas avec le MR pour gouverner Bruxelles et la Wallonie" » a-t-il indiqué très
clairement. Plaidant la mise en place de majorités progressistes, Di Rupo a souligné que l'enjeu du 7 juin sera de choisir entre deux types de majorité, soit l' »alliance des droites », soit « le
rassemblement des progressistes ».
Le courageux Di Rupo a déclaré n’avoir « pas peur
de l'opposition », mais refuse l’éventualité de quitter le gouvernement fédéral en cas d'échec le 7 juin.
« Nous avons été
appelés pour les gens. Je ne veux pas d'une crise politique qui vienne s'ajouter aux difficultés actuelles « , a-t-il ajouté.
Ou Di Rupo veut faire prendre sa vessie pour une lanterne, ou il a la
mémoire courte.
Jamais, le PSD n’a été appelé au pouvoir par les gens. Il avait bel et
bien été battu par les électeurs. Et c’est par sa tendre comparse Joëlle Milquet, qui disait non et encore non à l’orange bleue jusqu’à ce que les élus socialistes intègrent le gouvernement
de Leterme 1er. Là, ivre de bonheur, elle a brusquement dit oui.
Mais si Di Rupo n’a pas peur de l’opposition, il se cramponne au
gouvernement fédéral. Il est comme Laurette Onkelinkx. Il menace, mais il n’exécute pas ! Cela devient une manie dans ce parti socialo-capitaliste. Il ne veut pas ajouter aux
difficultés actuelles, dit-il, mais de ce fait, il cautionne la gestion du ministre des Finances, ce ministre qu’il estime avoir été le plus mauvais que l’on ait eu depuis dix ans. Cela pourrait
s’appeler connivence ou complicité.
Mais comme tous les présidents des partis, hélas tristement habituels, il
met un mouchoir sur ses idées et ses indignations, pour tempérer (ou saboter ?) les ardeurs de ses associés.
Triste jeu de compromissions à la belge que les électeurs, lors d’un
sondage récent, ont condamné en marquant à plus de 60% leur demande pour un changement des lois électorales en instituant le scrutin majoritaire à deux tours.
Vous voyez que l’idée républicaine
progresse chez les Wallons. Ils ont envie d’être gouvernés par des élus qui appliqueront le programme pour lequel ils auront voté.
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