Dimanche 13 septembre 2009
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La grève du lait et son déversement dans les champs est la démonstration du désespoir de
nos producteurs wallons. Va-t-on laisser disparaître sans réaction réelle, ceux qui constituent un dernier lien avec notre terroir ?
Nos politiques wallons, si prompts à s'émouvoir sur la fermeture d'Opel à Antwerpen, vont -ils enfin réagir ?
Mais que valent pour eux quelques "bouseux", face à la grande distribution et aux industriels du lait ?
Sont-ils sourds au point d'avoir perdu toute compassion pour leur compatriotes ?
Où sont les socialistes, les humanistes et les écolos qui se disent si près de la nature
?
La Wallonie ne peut-elle marquer son opposition à ce massacre et aux règles rigides de l'Europe derrière
lesquelles les élus se cachent avec délectation ?
Reynders va demander une enquête sur le protectionnisme allemand mais qu'attend-il pour monter au créneau
européen.
L'on ne sait rien faire, nous dit-on. Un traité nous unit à l'Europe. Mais les traités sont faits pour être
rompus. Et si un des pays fondateurs de l'Europe menaçait de bloquer toute négociation européenne par un véto tant qu'une décision favorable à nos agriculteurs ne serait pas prise.
Mais il est vrai que les Flamands, plus industrialisés et dont les produits sont mieux référencés dans
les grandes surfaces, auront moins de peine à survivre et pourront, pourquoi pas, racheter bientôt d'autres terres agricoles.
Voilà peut-être la principale cause de l'inertie
gouvermentale !
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