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« Souvent j'ai l'impression
que dans notre parti, et c'est mon plus grand regret de le constater, débattre est déjà un peu
trahir » nous explique Jean-Sébastien Jamart à propos du RWF,
Je lui répondrai que trahir,
c’est débattre beaucoup pour mieux diviser, pour mieux paralyser un mouvement ou un parti.
Dans quel but ? Satisfaire un ego dévastateur en tentant de prouver que l’on pense un peu mieux que l’autre et arriver à le
dépasser.
Cela doit être son cas. Maître de conférences en Droit international public et en théorie du droit à l'Université de Liège comme il aime
à le rappeler. Brillant juriste certes, mais pauvre politique.
« Notre parti est à un tournant de son histoire. 10 ans après sa fondation, il a été dirigé
quasi sans interruption par son fondateur et son idéologue, Paul-Henry Gendebien. L'homme a les qualités oratoires et intellectuelles que l'on sait, c'est un meneur d'hommes et aussi
un débatteur redoutable lors des batailles électorales. » Cette déclaration liminaire à un plaidoyer pour chasser Paul-Henry Gendebien du pouvoir est particulièrement sournoise
dans le style je vous offre quelques fleurs, mais le jet du pot va suivre. C’est la manière polie pour remercier un serviteur qui a bien servi, mais qui vous gêne parce qu’un autre, qui
pourrait sembler plus efficace est passé..
« C'est un fait que les régionalistes de Toudi ou du Mouvement pour
le manifeste wallon ne veulent plus discuter avec les " rattachistes officiels "depuis plus de 5 ans. C'est un fait que les "régionalistes rattachistes" sont plus nombreux chez "Wallons"
ou "Liège-France" qu'au RWF depuis un an. C'est un fait que depuis 3 ans les responsables du RWF boycottent la Revue Wallonie France, dirigée par Jacques Liénard. C'est un fait que le 9
mai 2009 le RWF n'a pas soutenu les États généraux de Wallonie de Jules Gheude. C'est un fait qu'il n'y a pas eu de contacts constructifs depuis 10 ans avec les grands
hommes politiques wallons qu'ont été - ou que sont encore - les Happart, Dehousse, Collignon, Spitaels, Burgeon, Eerdekens, Ducarme, qui ont leurs défauts, mais qui ont aussi
leurs qualités. C'est un fait que depuis 10 ans nous n'avons aucun contact, occasionnel ou structuré, avec la société civile : syndicats, universités, fondations (pensons à la
Fondation Humblet de Louvain-la-Neuve et à l'Institut Jules Destrée) » prend-il comme prétexte pour "débattre "
Serait-ce une certaine mégalomanie qui lui fait penser qu’il est possible de rassembler les vrais indépendantistes wallons qui n’accepterons jamais une tutelle fut-elle
française ou monégasque et les engagements réels à la « Glinne » de politiciens parce qu’ils ont prononcé quelques paroles, plus souvent d’ailleurs de défi que d’adhésion au
retour vers la France ? Quant aux quelques joyeux compagnons de chapelles diverses, leur appui est-il vraiment nécessaire.
Mais
son appel public à l'équipe actuelle en place d'organiser un congrès statutaire
refondateur, n’est-il pas surtout le fruit d’une amertume profonde de son échec de 2006, quand il s’était
présenté, en ticket avec Francis Panichelli, contre l'équipe actuelle Gendebien-Brogniet.
Et de se plaindre " Nous avions déclenché une campagne interne de dénigrement féroce, de sarcasmes. "Pourquoi tant de haine ?", m'étais-je dit alors. Il n'y en avait
point en fait. Pire, il y avait sous-jacente l'idée, dangereuse pour la démocratie interne du parti à mon avis, que débattre c'est déjà un peu trahir. Pour
l'unité du parti - et pour sauvegarder nos nerfs aussi ! - nous nous étions retirés" .
Retirés ? Pour mieux saper, diviser le mouvement ? Car dans le fond, l’on peut penser que c’est lÃ
l’unique fondement de son exposé. S’il en était autrement, l’aurait-il publié sur son blogue, ouvert à tous, même aux ennemis les plus acharnés contre le RWF. Aurait-il communiqué Ã
tous la lettre ouverte de Jacques Lenain au président du RWF, témoignage d’une ingérence étrangère, fut-elle française dans un débat interne ? Et maintenant ce plaidoyer pour un
changement de ligne politique qu’il désire, faisant fi des électeurs et des candidats qui ont cru à la sincérité du programme présenté le 7 juin et à qui l’on expliquera bientôt qu’il
faut bien s’adapter aux règles du marché ?
J’ai
cru au RWF puisque j’y ai adhéré. Jai bien dit adhéré, acte que certains confondent avec contester. Je suis même allé jusqu’à accepter la place de 3e candidat aux élections
régionales. Cette tentative d’inflexion de programme me fait penser aux magouilles des partis traditionnels. Je ne pense pas que l’équipe dirigeante va se laisser manipuler par une
argumentation suant une certaine hypocrisie prônant une bi-présidence Laurent Brogniet - Nathalie Tramasure pour mieux déstabiliser
Paul-Henry Gendebien en tentant de casser la fidélité de ces deux militants qui sont loyaux ?
J’espère un nettoyage des écuries d’Augias probablement comme nombre de militants sincères, de manière à croire encore au RWF. Ce n’est pas en changeant de cap que l’on
réussit à atteindre le port. Cela sert peut-être à éviter quelques grains mais cela peut conduire aussi à ne plus le retrouver !
Pour moi
aujourd’hui, Jean-Sébastien Jamart a bien gagné du galon, il a cessé d’être militant. Il est devenu politicien à part entière ! Mais hélas, ce n’est pas lui qui fera avancer
notre cause.
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