Mercredi 10 février 2010
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C’est fait, L’Europe, par
l’entremise du jury de
sélection des capitales européennes de la Culture, a choisi sa Miss Culture 2015 belge.
Enfin « choisi » est un terme surréaliste pour un concours où il n’y a qu’une
ville candidate, les autres ayant été gentiment (ou moins gentiment) priée de ne pas se présenter !
Un concours réservé à une seule candidate, voilà qui ne relève pas d’un exemple d’émulation
citoyenne européenne.
Bien sûr, je peux comprendre que le meilleur moyen de gagner est d’éliminer tous les
concurrents avant l’épreuve, mais cela est-il éthique qu’un jury dit « indépendant » accepte cette parodie ?
Quand il n’y a qu’un seul candidat, il ne devrait pas y avoir remise de prix puisque la
compétition n’a pas eu lieu.
La bonne manière de gagner le championnat
européen pour le Standard serait donc de se présenter seul sur le terrain et gagner faute d’équipe adverse à lui opposer ?
Je vois déjà certains titres publiés dans les médias avec la même
considération.
« Notre champion
cycliste belge gagne le Tour de France, étant le seul sur la ligne de départ »
ou
« Participez à notre grande tombola promotionnelle dotée d’un prix d’un million d’euro. Il n’y aura qu’un seul participant admis et gagnant : VOUS ! »
Cette acceptation d’un jeu truqué est un déshonneur de plus pour l’Europe et une piteuse
image pour la Ville de Mons et son bourgmestre. « A vaincre sans péril, l’on triomphe sans gloire » disait le héros du Cid. Mais dans le cas de ce concours qui n’en était pas un, il n’y
a ni gloire, ni victoire. Juste la réception d’un titre non mérité puisqu’il n’avait pas lieu d’être donné. Un accord politique intérieur conclus n’est pas un critère d’attribution pour un
jury.
Le jury de sélection des capitales européennes de la Culture, s’il avait eu un tant soit peu le
respect de ce concours, aurait dû refuser d’attribuer le titre à un seul candidat.
Mais il y a longtemps que l’Europe et que la politique belge s’écartent du citoyen et de ses sentiments
profonds !
Par René G. Thirion
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Publié dans : Mouvements d'humeur
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J'apprécie votre commentaire mais remplacez certains termes par RWF ou Paul-Henry Gendebien et vous comprendrez ce qu'ont pensé certaines personnes du RWF!
D'abord, parce que contrairement aux "putschistes", il est poli, malgré un léger doute de votre part.
Ensuite, parce qu'il me permet une mise au point évidente. L'on ne peut considérer la ligne idéologique d'un parti comme appartenant au plus grand nombre, faute de quoi le parti communiste serait bien vite libéral. Il suffirait d'y avoir une nombre de membres libéraux suffisant pour le changer tout en conservant l'étiquette.
Un débat peut se faire dans un cercle, dans un lieu prévu à cet effet, au café du coin, pas dans un parti. Lorsque qu'un membre n'est pas d'accord, il s'inscrit ailleurs ou il crée son propre parti. S'il a raison, les autres le suivent. S'il a tort, il disparait de la vie politique.
C'est ce qui risque d'arriver à des chapelles constituées par dépit. Une existence à peine visible malgré des tentatives d'entente entre elles, entente condamnée d'avance par un débat éternel pour "avoir raison sur l'autre".
Mais il faut considérer que dans le cas qui nous préoccupe, le choix d'un seul candidat présenté à un concours relève d'un népotisme qui n'a rien à voir avec la conduite d'un parti. Il s'agit de d'entente entre différents représentants politiques pour étouffer toute compétition entre ville. Parmi les grands artisans de cette entente frisant le déni de démocratie figurent le président d'un parti, plusieurs mandataires communaux aussi bien PS que CDH.
Et cela est condamnable !