Lundi 14 décembre 2009
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André Schreurs vient d’atteindre des sommets d’incompétence et feint d’ignorer qu’il est l’auteur d’un sabotage de la cause du rattachisme wallon qu’il impute au Rassemblement Wallonie-France.
En conclusion des quelque 60
commentaires, la plupart injurieux, qui ont suivi la publication de son mot publié le 12 décembre sur son blogue avec pour titre « Une nouvelle équipe pour le RWF », il écrit :
« Les amis qui abandonnent le rattachisme
par suite du clash du RWF étaient sans doute des néophytes, venus rejoindre notre combat moins par conviction que par déception, des "Belges déçus" en quelque sorte. C'est dans de telles
circonstances qu'on mesure la différence entre les nouveaux venus et les "rattachistes historiques", pour qui la France est un idéal permanent auquel ils sont indéfectiblement
fidèles.
Toujours est-il
que, par leur manque d'ouverture et d'esprit démocratique, leur culte de la personnalité, leur refus d' un dialogue franc et sincère, les dirigeants du RWF ont causé un grand tort à la cause
qu'ils voulaient défendre. L'Histoire les jugera.»
Cet individu, dont la seule chose évidente que l’on connait de lui, c’est sa haine viscérale pour la Belgique et pour
tous les Wallons qui ne la partagent pas, témoigne d’un ego qui frise la paranoïa.
Ce gourou d’une secte, heureusement peu nombreuse, démontre même son mépris pour les néophytes comme il aime à les
appeler (je bénéficie moi-même de cette appellation non contrôlée), rejetant par là même le peuple qu’il affirme vouloir amener à l’idée d’un retour à la République française.
Mais n’a-t-il pas tous les
droits celui qui se classe parmi les « rattachistes historiques » et dont l’âge avancé annonce la fin prochaine d’un rêve ?
Car son « rattachisme »
témoigne d’un rêve inaccessible, celui qui consisterait au retour à la France grâce aux quelques malheureux romantiques qui appartiennent à sa classe de visionnaire élitiste, mais surtout
sans ces « Belges déçus » qui pourraient donner un goût amer à sa victoire.
Évidemment, jaloux de ses prérogatives d’ancien combattant de la cause, il ne pouvait que baver au cours des années sur
Paul-Henry Gendebien et le RWF.
Vouloir convaincre ces
affreux « Belges déçus » en leur montrant qu’ils sont embarqués dans une galère fédérale qui empêche leur patrie wallonne de prospérer
économiquement, socialement et même culturellement, c’était corrompre son idéal. Dénoncer la mainmise des Flamands sur l’état, par le jeu parlementaire d’un fédéralisme où les politiques wallons
se sont fait « cocufier » dans les grandes largeurs par manque de lucidité et par honnêteté naïve. Dire que la France est une bouée de sauvetage pour notre peuple qu'il pourrait
utiliser pour faire sauter le carcan qui l’oppresse. Tout cela n’est pas digne pour lui. Seuls un amour total, une passion brulante pour LA France justifient le choix que les électeurs pourraient
faire.
« L’histoire jugera le RWF » ose-t-il affirmer, lui qui aurait pu pendant des années suivre un chemin différent
peut-être, mais parallèle pour arriver au même but, sans s’occuper des autres.
Mais il a préféré tenter
la destruction du RWF, le seul parti qui depuis dix ans trace son sillon et a réussi à ce que près de 50% des Wallons déclarent, lors d’un sondage récent, qu’ils opteraient pour un retour à la France en cas d’éclatement de la Belgique.
Bien sûr, que ce ne sont pas les militants du RWF seul qui ont fait progresser l’idée, mais il fallait un Paul-Henry
Gendebien pour ouvrir les portes à une présence de l’idée dans la presse écrite, radio et télévisée nationale et internationale, pour réussir à avoir des listes complètes aux élections régionales
et européennes.
Mais ces faits ne donnent-il pas une coloration de jalousie à celui dont le mouvement Liège-France que j’avais rejoint,
comportait une dizaine de membres et dont j’ai démissionné après deux mois, écœuré de voir que l’idéologie dominante largement diffusée par son blogue, était l’attente d’un accord avec les
nationalistes flamands tels que la NV-A pour que la Wallonie retrouve sa liberté.
Dans le fond le même processus qui a conduit la Belgique à un fédéralisme qui se voulait pacificateur et qui s’est révélé
destructeur pour les Wallons. Ils auraient dû avoir une parité parlementaire totale au niveau de l’état et ils s’y retrouvent en minorité perpétuelle, ce qui permet aux Flamands d’occuper tous
les postes-clés du royaume.
Oui, Monsieur Schreurs, l’histoire jugera, mais peut-être pas dans le sens que vous prônez. Avez-vous servi la cause que
vous prétendez défendre ? Je pense que la réponse risque de s’avérer négative.
Mais il est vrai, selon vos quelques adulateurs, que je suis très « limité », très peu formé à la grande
histoire, c’est-à-dire la vôtre. Je suis donc persuadé que mes paroles ne pourront vous blesser. Vos êtes le « soldat connu » de la cause et ce n’est pas un énergumène de ma sorte qui
va vous déstabiliser ! L’on trouvera toujours bien quelques nostalgiques pour fleurir votre monument !
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