Lundi 25 octobre 2010
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Dimanche, Bart De Wever a accepté de donner une
interview à Chantal Monet de RTL-TVI.
Ses déclarations ont été précises. L’on parle
de lui comme d’un grand communicateur, c’est vrai. Mais il faut avouer que ses déclarations ne relèvent pas de la « langue de bois » habituelle et que ce qu’il affirme est clair, très
clair. à nos chers politiciens
Il dit notamment "Je ne vais pas nier que
la situation est grave. On a
négocié pendant des mois, et on n’a pas réussi. Maintenant la confiance n’est plus là, la foi en la formule à 7 n’est plus là et la proposition de compromis a été refusée d’une manière très
explicite, donc ce ne sera pas facile".
Bart De Wever rappelle, à juste titre, que la
gestion fédérale sur les points-clés comme "l’immigration, le budget, la justice" est un "désastre". A-t-il tort sur ces points ?
Et d'affirmer
"On veut un changement copernicien qui sera favorable à tous les citoyens, on est totalement convaincus que c’est aussi dans l’intérêt des Wallons et des francophones de changer"
Constatant que les positions flamande et
francophone étaient totalement différentes, les premiers souhaitant le changement et les seconds plaidant pour un statu quo de l’état fédéral.
Il maintient qu’il est hors de question pour la
N-VA de laisser tomber les points importants de son programme : "On a fait ça en 2007 avec le cartel, on a dit, après 6 mois, 'il nous faut un gouvernement, donc on va le former.
Qu’est-ce qu’on a vu ces trois années précédentes ? Rien du tout, l’immigration est devenue un désastre, la réforme de la Justice n’a pas abouti, le budget est un désastre, la réforme de l’État
est nulle".
Et de poser la question qui fâche "Les
francophones croient-ils vraiment qu’on est prêts à refaire cet exercice ? Moi je vous dis que c’est non ! »
D’autre part, les partis flamands CD&V, SP.A, Groen et Open Vld n'envisagent pas la constitution d'un
gouvernement fédéral sans la N-VA. Les représentants de ces partis l'ont répété dimanche sur le plateau de l'émission De Zevende Dag à la Vlaamse Radio Televisie.
Il est donc aisé de conclure que la conciliation-médiation de Vande Lanotte est une manœuvre dilatoire pour
gagner du temps et que soit l’on nommera un gouvernement provisoire Leterme III comme l'a suggéré Onkelinkx, ancienne ministre socialiste de la Justice, mais qui serait probablement illégal car
inconstitutionnel ou de nouvelles élections qui ne feront qu’augmenter le gouffre entre Wallons et Flamands.
Alors messieurs les élus, allez-vous aller jusqu’au bout de l’imprévoyance politique ?
La Wallonie n’a-t-elle pour vous qu’un avenir à court terme ? Celui de vos juteux mandats ?
Reprenez un peu de dignité et de clairvoyance, préparez le divorce à l’amiable et regardez vers la France.
Cela prendra du temps pour arriver aux accords finaux. Il est déjà fort tard, mais il est encore temps
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