Mercredi 6 octobre 2010
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Le journal L’Écho annonce aujourd’hui que La Wallonie a terminé l'année 2009 avec un déficit de 882,2
millions d'euros, soit plus du double du déficit autorisé dans le cadre du programme de stabilité.
Cette annonce sur base des chiffres de
l'Institut des comptes nationaux est catastrophique pour la Région wallonne, car ce sont ces chiffres qui sont les données officielles envoyées à l'Union européenne dans le cadre des procédures
de déficit excessif, ici plus du double du montant autorisé..
En effet, ces chiffres ne
correspondent pas avec ceux d’André Antoine, ministre du Budget André Antoine, qui avait déclaré un déficit de 406,86 millions d'euros, entrant dans les limites du programme de stabilité. Cette
différence importante viendrait des corrections effectuées lors du solde de financement en normes comptables européennes. L'Institut des comptes nationaux n'a en effet pas compté comme recettes
certaines prises de participation du gouvernement wallon. Il les a classées comme dépenses budgétaires.
L'ICN conteste l'inscription dans les recettes de certaines prises de
participation dans des entreprises ou des véhicules financiers. Selon l'Institut, il s'agit de dépenses. Selon M. Antoine, l'opération est au contraire valable puisque ces dépenses
d'investissement doivent rapporter des dividendes. Le brillant ministre ne semble ne pas comprendre qu’une dépense même pour investissement est une
dette. Bien entendu, elle doit être amortie, mais elle reste néanmoins une dette, surtout si la région a emprunté pour la réaliser. Les dividendes seront une recette, mais uniquement quand ils
seront payés.
Comme un petit écolier rapporteur, le ministre dénonce ses petits camarades.
Le fédéral déraperait de 664 millions d'euros, la Flandre de 62 millions d'euros, la Région bruxelloise de 114 millions d'euros et les pouvoirs locaux de 118 millions d'euros.
Cerise sur le gâteau, L’Écho
annonce d’autre part que « si la croissance économique ralentissait d’un point de pourcentage d’ici l’année 2015, la dette belge grimperait à plus de
124% du produit intérieur brut (PIB). C’est l’un des enseignements du rapport semestriel du Fonds monétaire international (FMI) sur la stabilité financière mondiale. Au point de vue budgétaire,
notre pays figure parmi les plus sensibles à un retournement de la conjoncture économique mondiale, au même titre que des États comme le Japon, la Grèce, l’Italie ou les Pays-Bas. En cause, notre
dette publique déjà élevée et l’ajustement de certaines recettes fiscales en fonction du climat économique. Le rapport du FMI souligne aussi que le secteur financier reste convalescent, ce qui
nécessitera, selon le Fonds, de maintenir certaines mesures d’aides publiques aux banques et de retarder les plans de sortie de mesures non conventionnelles en matière de politique
monétaire. »
Décidément, les astres ne sont
pas bienveillants pour une Belgique mourante. Mais lorsque l’on dit que la Wallonie pourrait vivre en autarcie, la démonstration de son budget 2009 prête à en douter.
Décidément, seul le retour à la France
pourrait nous assurer un meilleur avenir !
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