Mardi 31 janvier 2012
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Ce mardi, suite à l’accord conclu au sommet européen sur la règle d’or
imposée aux États membres, Didier Reynders, ministre fédéral des Affaires étrangères déclarait à Bel-RTL : « On est peut-être parmi les premiers à être sermonné ou être suivi de près par l’Europe. Mais à nous de respecter des engagements que nous
avons pris nous-mêmes. C’est-à-dire être en dessous de 3% de déficit cette année. Être à l’équilibre en 2015. La grande difficulté en Belgique ce sera de traduire cela dans notre système fédéral.
C’est très difficile en Espagne ou en Allemagne. C’est difficile aussi en Belgique. Pourquoi? Il y a un objectif de tout le pays, le fédéral doit faire son travail, les régions et communautés
aussi, les pouvoirs locaux également. Une des difficultés chez nous, cela va être de traduire cet engagement dans la constitution ou dans des lois spéciales avec un engagement de tous d’aller
dans cette direction »
Indépendamment que la
dictature oligarchique de l’Europe prive désormais une stratégie financière libre pour les États et par conséquent empêche leurs gouvernants de
développer leur avenir d’une manière adaptée aux circonstances locales, le « p’tit » Didier reconnaît implicitement que les prochains débats politiques en Belgique vont être très chaud
et très mauvais pour les citoyens.
Chaud, car les
querelles sur les montants dus par les régions, les communautés, les provinces (qui n’existent déjà plus dans son esprit) et les pouvoirs locaux pour atteindre le budget à l’équilibre remettra
souvent en question les accords pris sur le constitutionnel. Une querelle de chiffonniers défendant leur cassette personnelle !
Mauvais, car quelles que soient les décisions prises, une pluie de restrictions, de taxes et d’impôts va s’abattre sur les citoyens à chaque niveau de pouvoir qui tentera par ces moyens
de surnager à un pays en plein naufrage. Le spectre de la Grèce nous guette de plus en plus !
Par René G. Thirion
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Publié dans : Wallonie-France
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