Dimanche 17 juillet 2011
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Un vent favorable m’a communiqué la lettre de Louis Nisse qui s’est apparemment fait jeter de la salle du banquet
organisé par les Amitiés Françaises de Liège. Je connais bien son président Alain Laroche pour l’avoir eu comme ami pendant près de vingt ans avant qu’in ne trahisse ce lien fort qui nous
unissait.
Il s’agit d’un courtisan de tout ceux qui peuvent satisfaire son besoin de paraître, son égocentrisme, je dirais même son narcissisme. Rien d’étonnant à ce
changement d’attitude. Il suffit que quelqu’un lui ai marqué sa désapprobation. Toujours consensuel avec le bourgmestre, le gouverneur, les politiciens locaux, il joue le jeu qui satisfera son
avide besoin de reconnaissance. Je me rappelle que j’avais surpris une conversation entre lui et Paul-Henry Gendebien, président du RWF lors d’un cocktail du Consul général de
France, le président me confia que Monsieur Laroche était rattachiste mais ne pouvait le montrer. Comme cet individu a de
l'entregent pour convaincre le président d'un parti qu'il exècrequ'il lui est favorable.
Mais le pire reproche que je fais à ce Monsieur est d’avoir voulu effacer la présence d’un
écrivain liégeois, ancien professeur de Français à l’Athénée de Jonfosse, lui qui tous les ans au Village de Noël de Liège affirme son attachement à sa ville et à sa culture.
Comediante !
Le 16 juillet 2011
À Paul-Émile Mottard, député provincial.
Pour un 14 juillet digne de Liège et de ses
fondateurs.
Monsieur le Député,
Cher Paul-Émile,
Comme tu le sais, pour avoir contribué à ce que j’y figure et m’y avoir rencontré, à l’occasion du banquet de ce 14 juillet au Palais des Congrès, j’ai présenté un
feuillet et une vidéo1 sur L’Homme qui arrêtait les trains, mon livre qui vient de paraître à Paris, chez L’Harmattan.
Grâce à ton intervention, j’avais obtenu du président des Amitiés françaises, M. Alain Laroche, organisateur des manifestations du 14 juillet à Liège,
l’autorisation de faire cette promotion de mon livre. Assez logique, somme toute : mon travail tente de faire connaître Liège et la Wallonie à un Français ignorant de ce que nous
sommes, il célèbre l’amitié séculaire de Liège pour la France, il affirme avec Albert Camus : « Ma patrie, c’est la langue française », phrase que cette association met en exergue
à son site sur la toile.
Dans deux courriels, dont le dernier ci-joint, j’avais présenté mon livre à M. Laroche. Sans ambiguïté, j’avais pris soin de le prévenir : bien que ce ne soit
pas un essai politique mais d’abord une œuvre littéraire, L’Homme qui arrêtait les trains abordait notamment le thème du réunionisme, comme il pouvait le constater sur la couverture et
la quatrième de couverture qu’il avait reçues.
Quelle ne fut donc pas ma surprise face à la colère de M. Laroche qui m’accusa publiquement de l’avoir trompé, de lui avoir menti. Qui retira tous les feuillets des
tables du banquet, alors qu’il m’avait autorisé à les y placer. Comme je refusais d’évacuer le hall et d’interrompre la projection de ma vidéo, il m’envoya son avocate ( !) qui me menaça et
m’exprima sa détestation envers les réunionistes. Devant mon refus de céder, ces gens firent appel à la police : je distribuais des tracts pour un parti politique .
Cher Paul-Émile, je ne te dérangerais pas pour évoquer cette médiocre et ridicule affaire si elle n’était révélatrice d’une attitude inquiétante, encouragée par
certains, nuisible à la démocratie mais si bien en phase avec ce monde où le soleil de la passivité ne se couche jamais.
Étymologiquement, une démocratie parlementaire est une démocratie où l’on parle, où l’on se parle. Dois-je te rappeler l’omerta la presse qui tut le remarquable colloque sur
L’Après-Belgique, organisé par le Club Condorcet à l’université de Liège. Cette même presse généreuse en articles et reportages sur la misérable manifestation de potaches
belgicains qui osaient débaptiser la place de la Wallonie de Namur en place de la Frite !
C’est en 1937 que Georges Truffaut et la Ville de Liège décidèrent de fêter le 14 juillet. Ainsi, entendaient-ils protester contre la nouvelle politique de
neutralité de la Belgique vis-à-vis du Troisième Reich et la dénonciation de l’accord militaire franco-belge par un gouvernement dominé par les Flamands et le parti du Roi.
Aussi, je te demande instamment de faire en sorte que la Province de Liège redonne au 14 juillet tout son sens citoyen. De veiller à ce que Les Amitiés
Françaises, association qui doit rester non partisane et pluraliste, renoue avec l’esprit des fondateurs de cette grande journée symbolique.
Amicalement.
Louis Nisse, l'auteur censuré pour trop grande sympathei
avec le France
par les Amitiés françaiszs de Liège
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