Jeudi 22 octobre 2009
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Ce mercredi, le parlement flamand vient d'adopter le décret qui confie à la Communauté flamande l'inspection dans les écoles primaires francophones des communes
à facilités.
Seul le parlementaire de l'Union Francophone Christian Van Eyken a voté contre la proposition avait été adoptée fin 2007 en Commission et les partis francophones avaient engagé une
procédure en conflit d'intérêts, successivement au parlement de la Communauté française, à l'assemblée de la Cocof et au parlement flamand. Le délai dans lequel un nouvel organe peut relancer la
procédure étant expiré, le parlement flamand a donc décidé de voter immédiatement la proposition.
L’unanimité du parlement pour le vote de ce décret est troublante et montre, s’il le fallait encore, qu’au-delà des clivages idéologiques, les politiques flamands sont unis
dès qu’il s’agit de bouter du francophone dehors de leur territoire!
Les francophones de Bruxelles, en ne votant pas le conflit d’intérêts, démontrent que le
gouvernement de la région bruxelloise n’ose même plus affronter ses membres flamands.
Tout ce cirque prouve que le siège de Bruxelles est bien entamé et que la Wallonie avec ses
parlementaires en minorité dans le gouvernement fédéral , doit enfin comprendre qu’ils obtiendront de moins en moins de concessions et que la main-mise flamande complète sur l’état, n’est qu’une
question d’années, sinon de mois.
Si Van Rompuy arrivait à un « petit » compromis à la belge sur BHV, bien vite apparaîtraient d’autres sources d’affrontement qui n’auront qu’un seul but, la victoire flamande finale sur
la Belgique francophone. (Par là, j‘entends sur les fransquillons comme ils aiment à les appeler depuis de longues décennies, vivants sur l’ensemble du territoire national.)
Par René G. Thirion
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Publié dans : Mouvements d'humeur
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"Tout ce cirque prouve que le siège de Bruxelles est bien entamé et que la Wallonie avec ses parlementaires en minorité dans le gouvernement fédéral, doit enfin comprendre qu’ils obtiendront de moins en moins de concessions et que la main-mise flamande complète sur l’état, n’est qu’une question d’années, sinon de mois."
C'est l'évidence.
Si BHV est scindé, les nationalistes flamands se donneront dix ans (deux législatures) pour digérer avant de passer éventuellement à l'étape suivante. Ce délai de grâce fera partie du deal passé avec les dirigeants "francophones". Et les régionalistes-rattachistes Wallons attendrons ... Alors que c'est le blocage sur BHV qui ferait tout sauter.
Par ailleurs, tout abandon, par le passé, des « francophones » du nord, s’est traduit systématiquement par le transfert de la dépendance de la Wallonie des classes dirigeants « francophones » bruxello-flamandes aux classes dirigeantes nationalo-flamandes. La Wallonie conforterait sa domination par un double niveau de pouvoir flamand.
La Belgique a-t-elle seulement existé ? Poser la question est y répondre !