Jeudi 25 novembre 2010
4
25
/11
/Nov
/2010
11:54
Suite à
l'article paru sous le titre " Le Calvados - Un alcool français
pour les Flamands uniquement ? " Monsieur Damien DE KONINCK, Managing Director Belgium de la Sopexa nous a transmis ce 25 novembre un courriel nous réclamant un droit de
réponse.
Chose que nous faisons en publiant au bas dudit article la copie du texte qu'il nous a envoyé, ainsi que la réponse que nous lui avons adressée.
Sans créer
une polémique supplémentaire, il faut remarquer que dans son texte les "wallons" n'ont pas droit à la majuscule. Un détail, bien sûr !
Son droit
de réponse
il me semble que le texte publié sur votre site web mérite une explication.
Bien que vous informés sur les évolutions récentes du statut de Sopexa, je souhaite préciser que ce que nous faisons dans le cadre du programme de promotion du Calvados se fait dans le
cadre du travail d'agence conseil en communication pour le compte du client privé.
Comme vous l'avez très bien compris, nous sommes une agence de communication indépendante qui effectue des diagnostics de marché et met en place des actions de promotions pour le compte
de ses clients.
Il me paraît important de préciser que durant de très nombreuses années (plus de 4!), seule la partie francophone du pays a bénéficié de soutien promotionnel du Calvados via un plan
media TV efficace.
Et selon une logique d'alternance , le plan media actuel est uniquement ciblé sur la partie flamande du pays.
Il n'est donc pas nécessaire d'y voir du mal et encore moins d'inciter les wallons à boycotter le Calvados (ils sont les 1er consommateurs au monde de Calvados-hors France!).
En vous remerciant pour l'attention que vous porterai à ce mail.
Ma
réponse
C’est avec
plaisir que je publierai votre droit de réponse en suite de l’article sur le site de Wallonie 2010.
Sachez
toutefois que je ne suis pas convaincu de vos propos.
1°
Vous parlez de client privé. L’on peut donc en conclure que ce client est un organe de promotion du Calvados et le fond du problème reste le même, sauf qu’il est dommage qu’une agence comme
la vôtre ne l’ait pas informé des remous communautaires agitant la Belgique pour lui conseiller une campagne non « ethnico-linguistique et du risque de perdre l’intérêt des consommateurs
bruxellois et wallons. !
2° Le fait
d’avoir « privilégié »la partie francophone du pays dans un plan Média TV (efficace ? – Je ne l’ai jamais vue et pourtant j’étais consommateur fidèle de Calvados, de la maison
Boulard notamment) selon vos dires, ne peut en aucun cas justifier cette erreur au moment ou la tension politique est telle que l’on ne peut s’empêcher de « coller » une
image de choix délibéré de votre part ou de celle de votre client. Par rapport au pays, cela pourrait se qualifier d’apartheid linguistique. Quand l’on prend un pays comme cible, l’on respecte
ses différentes identités ;
Je conserve
donc mon impression d’un choix délibéré et si je suis contre la notion de boycott, je persiste à penser qu’il y a d’autres alcools français qui ne pratiquent pas le ségrégationnisme dans leur
promotion et qui sont tout aussi agréables qu’un Calvados.
En vous
remerciant pour ce courriel d’explication qui ne me convainc nullement, Je vous prie d’accepter mes salutations .
Derniers Commentaires