Samedi 7 janvier 2012
6
07
/01
/Jan
/2012
10:37
Avec sa suffisance onctueuse de prélat italien, j’ai toujours estimé que ce socialiste
wallon avait une tête à claques.
Mais tant qu’il était président de cette nouvelle église devant apporter le bonheur
éternel et égalitaire au petit peuple, ses discours enflammés contre les parvenus de son parti, pour l’augmentation des petits salaires, des petites pensions de survie, de l’amélioration des
conditions de vie et des soins de santé enchantaient le badaud, toujours prêt à écouter le premier bateleur venu.
Mais il y a loin de la parole aux actes. Son envie irrépressible de devenir le premier
ministre à n’importe quel prix l’a mis face à la dure réalité dont la cour servile qu’il s’était soigneusement constituée au sein d’une gauche béate allant des humanistes aux écolos, l’avait
soigneusement préservé. Il était le président d’un parti socialiste oublieux de l’héritage du Parti Ouvrier Belge et le gourou d’une Wallonie admiratrice de l’éclat de sa verve
consolatrice.
Arrivé à son ambition suprême, grâce aux contorsions morales dont il a le secret, voilà qu’après quelques jours de gouvernement au programme aléatoire, il a
déjà reçu deux gifles magistrales.
La première, c’est d’être avoir été rejeté par ce qui constituait son fonds de commerce
par le biais d’une manifestation très réussie à Bruxelles des trois syndicats nationaux contre la politique d’austérité qu’il veut mener et touchant ce petit peuple qu’il prétendait vouloir
protéger.
Le seconde vient d’arriver sous forme d’un ultimatum de la très dictatoriale europe lui
déclarant que son plan d’austérité n’était pas assez important et lui lançant un ultimatum pour trouver près de 2 milliards supplémentaires aux plus de 11 milliards prévus dans le budget
belge 2012 d’ici à lundi prochain.
Quelle désillusion ! Ses promesses qui marchaient si bien lorsqu’il était à la tête de son parti ne fonctionnent pas à la tête du pays. Ses électeurs se révoltent et voilà que l’europe ne croit pas au
spectacle donné par les six partis du gouvernement et à leurs chiffres tronqués (0,8% de croissance alors qu’elle sera probablement proche de zéro cette année, notamment !) et exige une
revision du budget proposé.
Et voilà que Di Rupo s’éveillant au milieu des ses rêves brisés découvre les terrifiants
pépins de la réalité !
Derniers Commentaires