Lundi 29 mars 2010
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Bernard Clerfayt, FDF qui avait décroché un mandat de député fédéral en juin 2007 avec un excellent score réalisé dans l’arrondissement de BHV a déclaré ce matin sur une radio :
« Ce que j'observe c'est que Jean Luc Dehaene travaille sur des sujets
qui sont des demandes flamandes. Je n'entends pas qu'il travaille sur des propositions de nature à satisfaire les francophones ».
« Il a pour charge de venir avec des propositions qui devraient, en partie sans doute, satisfaire des demandes flamandes. A lui de les ordonner et de les
présenter » a-t-il ajouté.
« Mais il doit aussi mettre dans son escarcelle quelque chose qui pourrait satisfaire des demandes francophones. Il n'est pas question qu'il
vienne simplement avec les demandes flamandes en disant aux francophones, c'est à prendre ou à laisser », a-t-il déclaré comme un miséreux francophone qui tend une main tremblante à son
puissant voisin. Nous ne sommes demandeurs de rien, chantaient en chœur les francophones réunis. Il faut admettre qu’aujourd’hui, il sont prêts à accepter les demandes flamandes pour quelques
compensations électorales.
Jean-Luc
Dehaene, le bulldozer de Vilvoorde, après avoir promis des pistes de solutions pour supprimer avant Pâques l’épine BHV qui est dans le pied du gouvernement fédéral les a reportés après le congé
de Pâques, c’est à dire quelques jours avant une nouvelle et dernière« sonnette d’alarme » possible ou un passage certain en force au parlement où cette fois, la majorité flamande
imposerait définitivement sa volonté à la minorité francophone.
Bien sûr,
quelle que soit la solution du conflit politique, les Flamands finiront bien par forcer les politiques wallons et bruxellois à déclarer l’impossibilité de continuer à vivre dans un état fédéral
devenu une dictature et à prendre leurs responsabilités. Il n’y aura alors que trois alternatives possible, le retour à un état unitaire, mais quels sont les Flamands qui accepteront ce retour en
arrière, l’acceptation des deux régions comprenant le même nombre de parlementaires flamands et wallons, les deux régions assumant alternativement la direction du gouvernement ou la scission pure
et simple en deux ou trois entités indépendantes.
Dans la troisième occurrence, la
Wallonie, qui ne pourrait vivre seule, se tournera en fin vers la France et intégrera la puissance économique et diplomatique qui lui rendre son
lustre du début du XXe siècle, vous savez celui de l’époque où la riche Wallonie a financièrement aidé la Flandre à gagner la puissance qui nous écrase maintenant !
Par René G. Thirion
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Publié dans : Wallonie-France
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