Samedi 6 novembre 2010
6
06
/11
/Nov
/2010
14:27
Je crains
votre silence, et non pas vos insultes. Ces magnifiques paroles d’Andromaque de Jean Racine donnent toute la valeur des angoisses qui devraient effrayer mes
concitoyens.
En effet, sur
le front de la politique belge, un silence profond s’est établi sur le travail de modérateur/conciliateur. Le silence qui souvent précède la tempête.
Car tempête,
il y aura quelque soit la solution trouvée. Ou il a y accord sur la formation d’un gouvernement - et dans ce cas, l’on sait que l’on peut oublier l’élargissement de Bruxelles et l’appauvrissent
de la Région Wallonne par manque de solidarité nationale – ou il n’y a pas d’accord et nous nous enfonçons dans une crise institutionnelle qui ne peut conduire qu’au
chaos.
Car, il ne
faut pas se leurrer, ce n’est pas demain que les politiciens wallons comprendront que la seule issue est d’entamer des négociations avec la Flandre pour un partage équitable des biens de la
défunte Belgique et dans le même temps de commencer à solliciter la France pour le rattachement et même l’Europe pour éviter un éclatement destructeur au sein de la capitale
européenne.
Non, nous
sommes dans le silence le plus complet. Dormez tranquilles, braves gens ! De la Notte (en italien de la nuit) se transforme en une médecine hypnotique capable d’endormir toute une nation.
Mais le réveil sera d’autant plus pénible !
Car il ne faut
pas se tromper. Des générations de politiciens ont conduit le pays à la catastrophe et la situation est devenue ingérable. La facture sociale qui nous attend dans les deux cas sera terrible et
une grève aussi dure qu’en1960 pourrait bien se reproduire. Et cette fois, il n’y aura plus un Gaston Eyskens pour nous faire avaler la pilule amère !
Les
injures sur les Wallons sont moins dures à supporter que le silence du complot.
Bart, remets–en nous une couche ! C’est beaucoup moins inquiétant !
Derniers Commentaires