Mardi 27 avril 2010
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C’est fait. Le roi a accepté la démission du gouvernement fédéral, après une tentative
maladroite de « rabibochage » en chargeant Didier Reynders de relancer les négociations.
Cette crise est pathétique, car elle souligne l’impossibilité de survie de ce royaume
factice qu’est le belgeland. Le seul souvenir qui s’attachera à ce royaume défunt sera celui du surréalisme.
Car le fameux « ceci n’est pas une pipe » de Magritte s’applique parfaitement au
monde politique belge et les propos tenus par ses représentants en sont la preuve.
N’avons-nous pas vu les quatre partis francophones qui, il y a quelques mois, chantaient
en chœur l’air du « Nous ne sommes demandeurs de rien » piquer des crises d’hystérie parce que les négociations étaient rompues.
N’a-t-on pas entendu Dame Milquet faire le reproche à l’Open VLD d’avoir rompu les
négociations sur BHV au détriment de l’intérêt du pays. Surréaliste !!! Celle qui a dit « Nee » à l’orange bleue pendant près de neuf mois empêchant ainsi la formation d’un
gouvernement nécessaire à la conduite du pays, rien que pour y faire une place à son comparse, le PS.
Ne faut-il pas constater le slogan vide de
sens et lancé continuellement comme une litanie de « La Belgique a d’autres priorités que la résolution de BHV » du PS alors que c’est le problème qui bloque tout.
Ne parlons pas du couple Reynders/Maingain, qui souffle le froid et le chaud tout au long
des tractations.
Encore moins de Javaux qui ose citer la solidarité de Groen, alors que ce parti frère
écologiste a déclaré qu’il voterait la scission au parlement fédéral, contrairement à la fois précédente où il s’était abstenu.
La Belgique, terre du surréalisme ? Bien sûr, mais pas la Flandre, pragmatique,
nationaliste, colonisatrice et entièrement tendue vers un but commun, y asseoir son pouvoir au point que Bruxelles et la Wallonie dansent sur sa musique !
Que va-t-il advenir dans les prochains jours ? Mais quelles que soient les
orientations qui seront prises, il y aura toujours cet antagonisme où les francophones seront niés, humiliés, meurtris, écrasés par une majorité flamande, sûre de sa puissance numérique.
Nous sommes désormais partis vers des
avenirs improbables dont le pire serait la paupérisation d’une Wallonie proie pantelante d’un lion fou et le meilleur, le retour à une Nation en phase avec ses aspirations profondes de Liberté,
d’Égalité et de Fraternité, j’ai cité la République Française !
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