Vendredi 29 octobre 2010
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La presse nous l’apprend, le colonel Gennart a été relevé
prématurément de son commandement, qu'il devra quitter dès mercredi prochain, au lieu du 1er décembre 2010 comme initialement prévu.
L’on peut considérer que l’ordre donné serait une sanction décidée par le général Charles-Henri Delcour chef de la Défense (CHOD) après la sortie médiatique de cet officier qui avait osé dénoncer la flamandisation de
l'armée.
Par
conséquent il ne pourra prendre à la fête annuelle du 2e Wing, qui se tiendra vendredi en début d'après-midi Place Saint-Aubain, dans le centre de Namur, ville-marraine de la 350e escadrille,
l'une des deux unités volantes de la base aérienne qu’il commandait selon des sources politique et militaire.
Le
ministère de la Défense s'est refusé à confirmer cette nouvelle sanction frappant l'officier. Mais un porte-parole a assuré qu'il arrivait parfois que des fastes se déroulent en l'absence du chef
de corps d'une unité.
Le colonel
Luc Gennart aurait introduit ce jeudi une procédure en extrême urgence au Conseil d'État . Cette requête en suspension concerne à la fois la mutation du colonel Gennart à Beauvechain, le 3
novembre prochain, et son interdiction de participer aux fastes de son unité, ce vendredi à Namur.
La
décision du Conseil d'État est attendue aujourd’hui.
Décidément, il ne fait pas bon dans une Belgique flamandisée d’oser relever la tête. Mais qui est ce général Delcour ?
Bruxellois d’origine, il est grand officier de l'Ordre de la Couronne et
commandeur de l'Ordre de Léopold. En juin 2008, il a été nommé aide de camp du Roi.
Les honneurs lui seraient-ils montés à la tête au point d’accepter
l’injustice de l’armée commise envers les Wallons pour préserver une Belgique déjà fortement flamandisée et dont cette flamandisation s’est accélérée sous son ministre de tutelle Pieter De
Crem ?
Je sais le ministre se défend d’être à la base de la mutation du colonel
Gennart. "Je ne suis intervenu à
aucun moment", a-t-il affirmé à quelques journalistes. "Je ne m'occupe pas des dossiers du personnel, j'ai d'autres choses à faire", a ajouté Pieter De Crem, du ton hautain qu’il sait
avoir.
Mais … Comment peut-on penser que De
Crem, cet homme autoritaire, n'aurait pas sinon exigé, au moins d’avoir suggéré cette décision au chef de la défense nationale, lorsque l’on se rappelle l’incident
récent qui eut lieu de décembre 2009 où il a demandé à l'équipage de l’avion dans lequel il s’était embarqué de négliger les consignes de sécurité.
Lorsque l’on est pris les doigts dans le pot de confiture, les dénégations ne prouvent qu’une seule chose, une mauvaise foi évidente !
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