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Le blogue de René G. Thirion
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 "   François de Larochefoucauld               
 

Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /2010 16:46

Aujourd’hui, Het Nieuwsblad annonce que la fortune privée du roi Albert II se chiffrerait à 1 milliard d'euros, soit 80 fois plus que les 12,4 millions que le Palais lui reconnaît officiellement.

"Et il s'agit probablement là d'une sous-estimation", souligne Thierry Debels, un enquêteur spécialisé qui a rédigé un ouvrage sur le patrimoine de la dynastie belge sous le titre "L'argent perdu des Cobourg".

Il faut ajouter que le montant ainsi calculé ne tient pas compte de l'ensemble des intérêts que possèderait encore la famille royale en République démocratique du Congo.

L'un des principaux éléments du patrimoine des Cobourg serait constitué par des participations dans l'ex-Société Générale de Belgique, absorbée par le français Suez.

Il faut rappeler que la Société Générale fut fondée en 1822à  l’initiative du Roi Guillaume Ier des Pays-Bas sous le nom d'Algemeene Nederlandsche Maatschappij ter Begunstiging van de Volksvlijt.

En 1830, l'institution subsista et caissier du jeune État. Elle participa à la négociation d'emprunts destinés à consolider sa situation.

Devenue Société Générale pour Favoriser l'Industrie Nationale, elle prit le nom de Société Générale de Belgique au début du XXe siècle.

C’est en janvier 1988, qu’une offre d’achat fut lancée sur la société par Carlo De Benedetti qui entendait en devenir le principal actionnaire. Le holding finira par tomber dans l’escarcelle de Suez, avec la collaboration d’une coalition d'actionnaires belges, emmenée par la compagnie d'assurances "AG", dirigée par Maurice Lippens.

C’est ce même Maurice Lippens qui devra démissionner de Fortis avant son sauvetage par l’État belge et son rachat par BNP Paribas.

Mais comme on le voit, toutes ces tribulations financières ne semblent pas avoir un impact trop négatif sur les avoirs personnels de notre monarchie.

Comme quoi le « premier des Belges » et sa famille ne sont pas tributaires des dotations si généreusement accordées par un peuple qui s’interroge sur sa capacité d’assurer un minimum vital au plus humble des sujets du royaume.

Source : Le Point.fr

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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