Dimanche 18 juillet 2010
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Après les élections du 11 avril 1937, le gouvernement Van Zeeland prévoyait un
projet de loi d’amnistie accordant la restitution des droits civiques aux anciens activistes flamands de 14/18.
Aussitôt, la question de l’amnistie se mua en question linguistique. Très vite,
l’on parla des Wallons loyaux et de Flamands qui avait pactisé avec l’ennemi allemand.
En proposant cette loi, Paul Van Zeeland prétendait poursuivre un but
d’apaisement dans le pays.
« Beaucoup de Flamands,
affirme-t-il, ont cru voir dans la sévérité marquée par certains éléments à l’égard des inciviques, une
arrière-pensée, une pointe tournée contre eux, un souci de punir non seulement la trahison envers la Belgique, mais aussi et surtout la manifestation
tout de même des préoccupations flamandes. »
Malgré une forte opposition, cette loi d’amnistie est votée à la Chambre par une
forte majorité et au Sénat par une majorité plus forte encore.
Cette concession faite aux nationalistes flamands ne changera rien à leur
attitude avant même le 10 mai 1940, date d’entrée des armées nazies en Belgique.
Un exemple mais pas
isolé
Auguste Borms, nationaliste flamand, collabora activement avec les Allemands en
aidant à la flamandisation de ses compatriotes et en mettant en place le Conseil des Flandres. Condamné à mort par la justice belge pour haute trahison, sa peine fut commuée en détention à vie.
Libéré dès 1921, il se présenta à une élection partielle à Antwerpen où il fut plébiscité par 80.000 voix de préférence. Une véritable reconnaissance populaire.
Lors de l’occupation de la Belgique en 1940, il participa à nouveau à une
collaboration active et s’enfuit avec les troupes nazies à Berlin.
Décidément,
l'histoire semble faire plus que bégayer, elle se répète. Di Rupo, serait-il un nouveau Van Zeeland ?
L'analyse de cette période prouve, s'il le fallait que ce geste de pardon n'a pas soudé la "population belge" et les deux peuples qui la composent.
Faut-il toujours que nos dirigeants politiques commettent toujours les mêmes erreurs? Que vient faire le président du PS dans cette pantalonnade? Déjà que le parti socialiste, anciennement
républicain et libre-penseur, montre de nos jours une dévotion à la royauté et un intérêt "positif" envers la religion islamiste !
Détail amusant, c'est l'opposition libérale qui prit la tête de la rébellion contre cette loi.
En sera-t-il de même aujourd'hui, moment où Didier Reynders espère encore obtenir un maroquin malgré sa défaite électorale !
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