Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Wallonie-France

Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 09:28

Le site du RWF signale que " le quotidien bruxellois Le Soir lui-même le dit : « En fin de législature, gouvernement et parlement déclarent ouverts à révision les articles utiles » susceptibles de modification.

Or, nous dit le RWF, il se fait que la scission de BHV, qui amorce la future frontière d’État de la République de Flandre (avec Bruxelles comme capitale) associée aux Pays-Bas, ne fait aucunement partie de ces articles soumis à révision ! Cette scission implique d’ailleurs l’inscription dans la Constitution du régime électoral des six communes à facilités.

Pour certains élus, la Constitution, notre Loi fondamentale, semble se réduire à un vulgaire chiffon de papier adaptable à la météo du jour…

C’est ainsi que le gouvernement Di Rupo s’apprête à introduire un article 195 « transitoire » sur mesure qui déclarerait possible de modifier des articles de la Constitution qui ne figurent pas au « menu ». En toute logique et dans le respect de la Loi fondamentale, la scission de BHV (et d’autres réformes) est donc contraire à la Constitution."

Di Rupo 1er et son gouvernement, complices des Flamands pressés de se constituer une unicité territoriale, est train d’établir un véritable putsch contre la constitution.

Je me rappelle, qu'étant gamin à l'école communale, lors de la distribution des prix, l'on nous faisait chanter: "Je suis votre mère chérie, votre bien-aimée patrie. Voici la constitution, sûr garant de la nation".

Tout évolue, la belgïe n'est plus ma mère chérie et la constitution n'est plus garante de la nation. Dont acte !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 14:42

Pour ceux qui'ont connue ma femme et qui ont partagé ma peine l'année dernière lors de son décès, je publie ce petit poème que j'ai eu l'envie de rédiger aujourd'hui. Pour la première fois, j'ai ouvert la boîte qui contenait quelques photos du passé et qui m'ont fait le douloureux rappel des années heureuses hélas disparues.

Il est bon parfois que le coeur s'ouvre et communique l'émotion violente qu'il ressent. J'espère que mes amis la partagerons. 


Cinq février, la date maudite
Aujourd’hui, cela fait un an
Qu’il a fallu qu’elle me quitte
Et qu’elle sombre dans le néant.

Mon cœur est triste, mon âme pleure.
En moi, un vide s’est installé.
Elle est partie et je demeure,
Restant seul avec le passé.

Cinquante-six ans de passion,
D’amour fou et de tendresses,
Avaient forgé un fort maillon
Qui a uni nos vieillesses .

Ma vie la conserve vivante,
Ma tête s’emplit du souvenir
De ces années éclatantes
Où je pouvais l’entendre rire.

Alors,  je ne veux plus penser
Qu’à la joie sans retenue
D’être heureux de la retrouver
Lorsque je la croyais perdue.

Je ne peux que lui dire merci
D’avoir tellement  veillé sur moi,
D’avoir partagé mes soucis,
Mes peines mais aussi mes émois.

Quel bonheur de l’avoir aimée,
De m’être blotti contre elle,
A longueur d’heures et d’année.
Pour moi sa perte est trop cruelle.

Ami qui veut me consoler
Laisse-moi encore verser un pleur
C’est tellement beau d’avoir aimé
Celle qui fut la plus belle fleur !

OdetteMoiVendome0001.JPG

Le temps béni du bonheur, de l'amour et de la jeunesse (Vacances 1968 - Vendome)

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Wallonie
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 12:04

Ce mardi, suite à l’accord conclu au sommet européen sur la règle d’or imposée aux États membres,  Didier Reynders, ministre fédéral des Affaires étrangères déclarait à Bel-RTL : « On est peut-être parmi les premiers à être sermonné ou être suivi de près par l’Europe. Mais à nous de respecter des engagements que nous avons pris nous-mêmes. C’est-à-dire être en dessous de 3% de déficit cette année. Être à l’équilibre en 2015. La grande difficulté en Belgique ce sera de traduire cela dans notre système fédéral. C’est très difficile en Espagne ou en Allemagne. C’est difficile aussi en Belgique. Pourquoi? Il y a un objectif de tout le pays, le fédéral doit faire son travail, les régions et communautés aussi, les pouvoirs locaux également. Une des difficultés chez nous, cela va être de traduire cet engagement dans la constitution ou dans des lois spéciales avec un engagement de tous d’aller dans cette direction »

 

Indépendamment que la dictature oligarchique de l’Europe prive désormais une stratégie financière libre  pour les États et par conséquent empêche leurs gouvernants de développer leur avenir d’une manière adaptée aux circonstances locales, le « p’tit » Didier reconnaît implicitement que les prochains débats politiques en Belgique vont être très chaud et très mauvais pour les citoyens.

 

Chaud, car les querelles sur les montants dus par les régions, les communautés, les provinces (qui n’existent déjà plus dans son esprit) et les pouvoirs locaux pour atteindre le budget à l’équilibre remettra souvent en question les accords pris sur le constitutionnel. Une querelle de chiffonniers défendant leur cassette personnelle !

 

Mauvais, car quelles que soient les décisions prises, une pluie de restrictions, de taxes et d’impôts va s’abattre sur les citoyens à chaque niveau de pouvoir qui tentera par ces moyens de surnager à un pays en plein naufrage. Le spectre de la Grèce nous guette de plus en plus !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 17:36

« Nous n’avons pas dix ans pour redresser l’économie wallonne », voilà ce que déclare Thierry Bodson, secrétaire général de l’inter-régionale wallonne de la FGTB dans une interview accordée au journal Le Soir

Selon l’analyse de son bureau sur l'accord de la révision de la loi de financement des entités du pays, la Région wallonne disposera de 300 à 400 millions d'euros en moins qu'escompté à l'horizon 2022. La FGTB évoque même un trou de 2 milliards d'euros en 2032.

D’autre part, André Antoine, ministre wallon du budget, annonce que si la croissance restait en berne en 2012 et était à zéro, il faudrait que la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles trouvent 211 millions d'euros pour limiter le trou dans les budgets.

Il faut avouer que la nouvelle législature part déjà en vrille, ce qui était prévisible compte tenu que, malgré les fanfaronnades des huit partis qui ont signés l’accord, tout a été bâclé pour enfin former le gouvernement fédéral dans une hâte servile afin de satisfaire les demandes du Roi, de l’europe et des marchés financiers.

Mais toutes les difficultés qui vont surgir dans les mois qui suivent ne vont que confirmer ce que je clame avec les régionalistes et les rattachistes depuis des années , le pays est à l’agonie et va finir par sombrer.

Le fédéralisme a transformé ce petit pays naguère prospère en une arène où les combattants sont de force inégale et où, par conséquent, les plus faibles en nombre subiront toujours le sort réservé aux vaincus.

Il serait peut-être temps d’envisager sérieusement le retour à la France pour la Wallonie avant se sombrer dans une anarchie sociale et politique où notre région sera définitivement morte sur l’autel d’un arriviste socialiste qui rêvait d’une reconnaissance nationale !RIP2012.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 11:49

Une analyse de maitre Collard, à la vision toujours lucide !

La prudence oblige à le dire, je ne suis pas monarchiste. Mes seuls rois sont Balthazar, Melchior et Gaspard, et ma cour préférée est celle des miracles. Cette opinion ne m’a pas empêché de répondre à l’invitation de royalistes qui, après la messe célébrée, ce 21 janvier, à la mémoire de Louis XVI, avaient organisé une petite réunion de cent cinquante convives. Dans un pays où il faut changer de trottoir quand on passe devant l’Elysée, les royalistes sont peut-être républicains et les républicains royalistes…

 

Moi-même et le philosophe Jean François Mattei ( rien à voir avec l’ancien ministre de la santé abrité sous son parasol corse pendant que nos vieux se desséchaient sous la canicule), nous avons dû, tous deux, disserter sur une phrase de Platon : « Trouver le chemin pour rentrer chez soi. »

 

Depuis longtemps Pierre Dac avait, à sa manière, répondu à la question : « qui suis –je ? »: « Je suis moi, je viens de chez moi et je rentre chez moi. » Là, il fallait être sérieux, bien que l’auditoire fût moins conformiste que Ruquier et la compagnie crétine des donneurs de leçons du scoutisme de la bien – pensance systémique.

Avoir à trouver le chemin pour rentrer chez soi revient à dire qu’on n’est plus chez soi sous le toit de la maison. Est-ce possible ? Sentiment ou réalité ?

 

A sa manière, Malika Sorel la républicaine, avait répondu : « On ne peut pas dire à un peuple vous êtes destinés à disparaître et l’  accepter. » Un peuple ? C’est l’ensemble des hommes et des femmes, d’où qu’ils viennent, quelle que soit leur origine, qui se retrouve dans l’adhésion à la Nation, à son histoire, à sa langue, à sa culture, à sa fortune, à sa grandeur, dans les différences des origines, des idées, mais dans le sentiment de construire un même toit, à condition qu’il y ait encore de quoi fabriquer un toit .

 

La zone euro n’est pas une nation !

 

Les délocalisations, l’acharnement thérapeutique pour sauver une monnaie inique par « l’empruntite » chronique, le refus idéologique du protectionnisme trahissent la Nation économique, au moment même où trois journalistes du « Monde », « de l’Express », « de « l’Expansion », écrivent un livre intitulé : « Inévitable protectionnisme »

 

Les malversations syndicales tolérées, sinon couvertes, trahissent la Nation ouvrière. La C.G.T. possède des châteaux, vive le roi des cons, n’en déplaise à Mélenchon et à sa sonnaille de brute, qui nous invite si souvent au dîner ! Les mises à l’écart de Molière, de Saint- Louis, de Clovis, d’Henry IV, de Napoléon, la suppression de la culture générale à Sciences - po , trahissent la Nation culturelle.

 

La trouille conformiste et confortable de foutre en l’air un modèle démodé issu de l’après-guerre, qui fabrique du chômage à tour de manivelle à bons sentiments sur l’orgue de barbarie d’un modèle social qui est mort, parce que nous l’avons tué, trahit le devoir de courage national.

 

Refuser l’orthodoxie de l’establishment et de ses serviteurs, chroniquement attablés aux chroniques, est un acte de salubrité publique !

 

Aujourd’hui cinq cent mille emplois industriels ont disparus, le chômage s’aggrave, et on a distribué deux cent mille titres de séjour… A quoi joue-t-on ?

 

Devant ce petit public qui cultive les lys dans sa mémoire esseulée, une question venait à l’esprit : comment naissent les révolutions ? Question alchimique angoissante… De l’inertie, de l’incapacité à réformer, des privilèges, de la souffrance… de l’heure qui sonne à l’horloge de l’usure du temps ?

Des mensonges sur les mots ! Des mensonges sur les faits ! Des mensonges sur les conséquences !

 

D’après saint - Just, le seul saint de cette révolution céphalophore, on ne peut régner innocemment. Je me demande finalement si aujourd’hui on ne paye pas le fait que nos monarques républicains ont fait de nous non des citoyens, mais des sujets de leurs lubies : Sujets des banques, sujets des impôts, sujets des délocalisations, sujets des média, sujets de la propagande des groupes de presse amis des pouvoirs, sujets des réseaux clientélistes, des copinages ; sujets de l’Europe, d’une monnaie moribonde, de l’ultra-libéralisme, des fins de mois faméliques, de la mondialisation, de la décivilisation, du communautarisme ; sujets de l’absence de contre-pouvoirs, des modes de scrutin liberticides, des cumuls rentables et confiscatoires, de la bien-pensance parlante. Sujet enfin d’une insécurité chronique !

 

N’en déplaise à mes commensaux royalistes, le Roi n’est pas mort ! Il serait temps que les citoyens français fraternels prennent enfin le titre qu’on leur vole depuis si longtemps : Debout les soumis de la République, aux urnes citoyens !

 

Gilbert Collard

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 17:40

Interrogé par Fabrice Grofilley de RTL info sur la déclaration de Jean-Claude Marcourt, "La fédération Bruxelles-Wallonie ne correspond plus à rien" , Olivier Maingain répond : « Il croit qu'il faut larguer Bruxelles, ça c'est évidemment du côté d'un certain nombre de régionalistes wallons, la vieille obsession. Et il faut affaiblir dès lors la fédération Wallonie-Bruxelles. Mais quand donc comprendra-t-on, et c'est pour cela que nous sommes aussi présents en Wallonie, que c'est seul, l'unité de la Wallonie et de Bruxelles qui va permettre de faire le contrepoids au nationalisme flamand et tenir en échec la montée du nationalisme flamand ? ».

Olivier Maingain n’a donc pas compris que la région bruxelloise est gouvernée par une parité franco/flamande et que de ce fait, la fédération Wallonie-Bruxelles représente un nœud gordien qu’il faudra trancher définitivement. Mais Maingain se fout de l’avenir de la Wallonie, il veut, il défend la belgïe où cette pauvre fédération est pour lui la certitude d’un contrepoids aux volontés flamandes.

« Faut-il mourir pour Dantzig ? » écrivait Marcel Déat député socialiste français en 1939. Pastichant cette interrogation, aujourd’hui j’ai bien envie de demander « La Wallonie doit-elle rester soumise à la Flandre pour sauver Bruxelles ? »

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 15:36

« Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con on est con » chantait avec conviction Georges Brassens et il avait bien raison.

Le petit par l’intelligence, mais grand par sa masse corporelle de paysan jovial, j’ai nommé, Melchior Wathelet en est la preuve évidente.

« La France a largement dépassé les 80 % de dette et en termes de croissance, a pris des chiffres encore plus optimistes que la Belgique

» a déclaré l’ex-secrétaire d’État adjoint à Guy Vanhengel, ministre flamand du Budget dans le gouvernement Van Rompuy .Melchior voit la paille dans l’œil du voisin français sans voir la poutre qui est dans le sien. Car en belgïe, ledéficit atteint pratiquement les 100% de dette.

Dans le classement mondial des nations les plus endettées en 2010, la belgïe se classe 10e avec97,0% du PIB alors que la France se trouve à la 17e place avec 77,00% du PIB. Je sais la situation s’en encore aggravée en 2011 mais il serait étonnant que la France ait rattrapé et dépassé la belgië durant cette année.

Classée 5e ou 6e économie mondiale selon les analyses ,la République avec une population de 66 millions contre 10,5 millions en belgïe, avec 35 ministres contre 60 en belgïe et avec un système social plus redistributif, cette nation à laquelle la principauté de Liège s’était ralliée par un plébiscite lors d’un lors d’une consultation au suffrage universel en 1792 est une toujours une grande puissance sans aucune comparaison avec la petite belgïe.

En 2012, ce Melchior n’est pas un roi mage capable de parler «galette». Rien dans la tête, rien dans le portefeuille du ministère du budget qu’il ne détient plus et auquel il a contribué , et de moins en moins, hélas, dans la poche du citoyen wallon !

Pauvre belgïe Pauvre Wallonie, quand l’on pense que ce godelureau, plus prétentieux qu’élégant, provient de Verviers, cette glorieuse ville dont le bourgmestre, général des volontaires franchimontois, Jean-Joseph de Fyon fut nommé colonel du 2e régiment d'infanterie le 26 avril 1790 suite à l'ultimatum adressé par l'empire autrichien !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 17:26

La presse nous apprend qu’à l'issue du conseil des ministres Olivier Chastel, ministre du Budget a déclaré que le solde de financement 2011 pour la Belgique est estimé à 4 % du PIB. Le programme de stabilité prévoyait -3,6 %, mais c'était sans compter sur la liquidation du Holding communal, les 250 millions que le secteur de l'énergie refuse de payer et les transferts de budgets aux Régions et Communautés.

 

Mais quoi d’étonnant avec le gouvernement qui était en affaires courantes. Leterme nous rassurait pendant que Reynders, le génie de la finance nationale, assurait les suivis des recettes et des dépenses ?

 

Il y a longtemps que j’affirme que toutes les déclarations de ces messieurs étaient du vent à destination des citoyens.

 

Comment peut-on croire plus dans la prévision du budget élaboré pour 2012.

 Les 11,3 milliards proviennent de réductions de dépenses publiques à raison de 42 %, d'impôts nouveaux et de hausses de fiscalité à raison de 34 %, le solde étant constitué d'autres mesures (28 %). Mais déjà, l’on sait qu’il y a un bon milliard de plus à engranger et que la commission européenne à trouver les mesures prises insuffisantes pour atteindre les 2,8 % de déficit prévus.

 

Il faut dire qu’il y a de quoi avoir des doutes concernant des rentrées sur base de récupération de la fraude fiscale. Elles relèvent du fantasme. Comment peut évaluer une fraude que, par définition, l’on ne connaît pas ? Nos politiques jouent à Madame Soleil en tablant sur ces rentrées incertaines qu’ils chiffrent généreusement.

Mais l’Europe est, nous dit-on satisfaite du gel de dépenses publiques à concurrence d’un milliard trois, et nous disent ces messieurs qui se foutent royalement de nous, cela n’entraînera en rien la situation des citoyens.

 

Mort de rire, comme disent les internautes !  Le dégel devrait déjà s’annoncer pour la révision en février et le milliard trois manquant est têtu, il faudra bien le trouver quelques part ! Saluons au passage le pauvre ministre Magnette qui a déclaré que la politique économique et budgétaire imposée aux États membres prépare »"une récession de 15 ans » . Mais pour une fois qu’il fait preuve de lucidité il se fait taper sur les doigts par son maître Di Rupo !

 

Il y en a marre de ces baratineurs qui mentiront comme des enfants jusqu’au bout, jusqu’à la catastrophe finale, une histoire belge à la grecque en quelque sorte !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 16:14

Dès que la demande de scission de BHV a été exigée par les partis flamands, les politiciens pour éviter la chute du gouvernement suite à ce problème communautaire et peut-être perdre leurs mandats lors des élections qui en découleraient, avaient trouvé la solution magique:  mettre ce dossier brûlant au frigo. Mais comme tout produit congelé a une date de péremption, les flamands exigèrent la sortie du dossier du frigo, entraînant ainsi la plus longue crise gouvernementale connue dans le monde, soit 541 jours. Ce qui fut fait lorsque les politiciens francophones abandonnèrent toute résistance, abandonnant ainsi par mal de leurs électeurs dans ces territoires repris par la Flandre !

La dictature européenne exigeant maintenant que le déficit de l’état soit inférieur à 3% et que le budget prévu pour atteindre ce résultat lui soit soumis, les nouveaux ministres, pris par l’urgence et la diversité des options des six partis au pouvoir mirent au point un budget de « bric et de broc » et fièrement annoncèrent le résultat de leur compromis (sion), des économies et des prélèvements fiscaux nouveaux de plus de 11 milliards d’euros. Travail d’apprentis comptables puisqu’ils se basaient sur 0,8% de croissance en 2012 alors que l’Allemagne prévoyait 0,6% et que certains économistes prévoient 0,1% . Moralité, budget rejeté et à corriger dans un délai très court.

Gros embarras de Di Rupo 1er et de ses ministres. Olivier Chastel, ministre du budget et de la simplification a donc communiqué la stratégie pour répondre au problème, l’on va geler des dépenses jusqu’au moment du prochain contrôle budgétaire . Et après on verra mais cela n’entraînera aucun sacrifice supplémentaire pour les citoyens. Cet individu fait preuve d’une duplicité mensongère. Il sait très bien comme tous ses collègues qu’il faudra aller chercher l’argent, les quelque un milliards et demi supplémentaire dans la poche des belges.

Mais cette fois, la technique de congélation fera long feu si j’ose m’exprimer ainsi et le dégel des exigences européennes viendra très vite.

Décidément les bonnes vieilles recettes belges sont dépassées comme sa classe politique. Il serait temps de les changer les unes et les autres !

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : C'est du belge
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 10:28

A mon père, notaire à Vaucouleurs, qui fit baptiser sa fille Jehanne à Domremy.

 

 

Si Paris vaut bien une messe, l’élection présidentielle vaut bien un tartuffard pèlerinage politique à Domrémy – la- Pucelle, effectué à dos de sondages fatigués, par le tictaquant troubadour de l’agonie historique française, Nicolas Sarkozy.

 

 

 

Un sursaut de Guéant, de Ciotti, pour donner le change, ne trompe personne. Avec Georges Pompidou, Nicolas Sarkozy est le seul président de la Vème République à n’avoir point assisté aux fêtes de Jeanne d’Arc le 8 mai suivant l’élection.

 

 

 

Et aujourd’hui, jockey ? cycliste ? Chevauchant à urne rabattue son destrier électoral, derrière Marine le Pen, à la poursuite de son électorat, il découvre que Jeanne d’Arc, ce qui est une bonne surprise, peut rapporter, c’est le cas de le dire, des voix ! Alors, sus à Domrémy, sonnez matines.

 

 

 

Il y aurait encore des Français pour s’intéresser à l’histoire charnelle de la France ? Eh oui, n’en déplaise aux mondialistes nombrilistes accueillantistes : « La lecture des sondages montre clairement le maintien de la présence de Jeanne d’Arc dans les mémoires et l’absence de toute autre héroïne. » (Alain Corbin, P 70, Seuil).

 

 

 

Mais du Fouquet’s à la chapelle du bois chenu édifiée à l’endroit où Jeanne entendit les ordres de Saint Michel, de Sainte Marguerite et de Sainte Catherine, il y a du chemin à parcourir pour être crédible face à la croyante en Dieu et en la France, cette « femme sans sépulcre et sans portrait », qu’admirait Malraux. Nul qui résista un jour pour la France ne put s’empêcher de penser à elle.

 

 

 

Croyante En Dieu ? C’est une affaire de foi, et là, chacun est libre d’y croire ou d’en douter, sans se moquer, en n’oubliant pas, s’il doute, ces mots testamentaires de Vaclav Havel : « Il semble que la chose la plus importante aujourd’hui serait d’adopter une attitude humble à l’égard du monde, de respect en ce qui nous dépasse, de tenir compte du fait qu’il existe des mystères que nous ne comprendrons jamais et de savoir qu’il faut assumer notre responsabilité sans la fonder sur la conviction que nous savons tout… nous ne savons rien, mais l’espoir nul ne peut nous l’ôter. »

 

 

Croyante En la France ? Jeanne, qui signait Jehanne, c’est l’amour de la France ! Nul n’en peut douter. Il fallait vraiment le génie de notre peuple, quand il rêvait en lui, pour réussir ainsi à prophétiser l’exigence de vérité, pour trouver dans ses marches les plus lointaines, les sauveteurs de ses aspirations opprimées : une bergère, une pauvresse : Jeanne, l’épée de Charles Martel au poing. Comme , dans notre histoire, Sainte Geneviève et ses prières ; Gambetta, fils d’immigré et son dirigeable, qui de Tours continue la guerre ; Clémenceau et sa volonté ; de Gaulle et son appel ; Jean Moulin et ses ombres.

 

 

Des femmes, des hommes inspirés par l’amour fou du pays ont accompli cette personnification rebelle qui seule se dresse contre l’asservissement, l’envahissement, le renoncement !

 

 

Seuls, toujours contre tous : contre les ayatollahs de toutes les chapelles laïques, ecclésiastiques, philosophiques, politiques, juridiques, ironiques… Seuls, toujours seuls, jusqu’au bûcher des flammes de l’oubli, de l’ingratitude, de l’enfer. Seuls contre les combines des « Français reniés », les collabos d’alors, du temps de Jeanne, autre temps, autres traîtres, qui ne croyaient pas en la France, les sales cons ! Et pourtant, elle l’a bien foutu en l’air l’imprenable bastille des Tourelles, contre l’avis de tous, vêtue de son armure blanche, brandissant glaive et étendard, accompagnée d’abord par le peuple et ensuite par les chevaliers et capitaines. Le peuple, qui en avait marre d’être occupé, a chargé !

 

 

Elle n’est à personne Jeanne, ni à la droite ni à la gauche ; elle est à celles et ceux qui y croient, surtout en dehors des périodes électorales, et qui lui rendent hommage parce qu’il faut se souvenir « que la patrie chez nous est née du cœur d’une femme, de sa tendresse et de ses larmes, du sang qu’elle a donné pour nous », comme le disait Michelet.

Par René G. Thirion - Publié dans : Wallonie-France - Communauté : Journalistes et clubs presse
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