Texte Libre

Le blogue de René G. Thirion
Ses humeurs, ses réflexions, ses critiques
Ce blogue ne représente en rien l'expression officielle du Rassemblement Wallonie France (RWF)
Il est l'expression d'un citoyen libre qui refuse les pensées uniques quelle qu'en soit la provenance.
 " Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine 
              que nos bonnes qualités
 "   François de Larochefoucauld               
 

Mouvements d'humeur

Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /2010 14:46

De nombreux politiques se sont offert un petit séjour à Cannes à l’occasion du MIPIM, le Marché International des Professionnels de l'Immobilier.

 

Après un hiver où le soleil a tellement manqué, un passage sur la Côte d’Azur n’est pas du luxe et la raison d’y être offre un tellement beau message, celui qui défend par l’image l’avenir de son pays ou de sa région ou même de sa ville.

 

Donc beaucoup de nos politiciens ont pris leur bâton de pèlerin pour informer, s’informer et participer à ce salon prestigieux.  À tel point que la moitié des parlementaires bruxellois y est présente, dénonce Didier Gossuin.

 

Mais soyons assurés qu’ils y rencontreront pas mal de leurs collègues des régions et villes limitrophes.

 

Je pensais naïvement qu’il y avait des services nationaux ou régionaux qui disposaient d’un personnel compétent pour vendre la Belgique ou la Région wallonne à des investisseurs étrangers, qu’il n’y avait nul besoin de politique pour le faire.

 

Mais non, nos braves élus n’allaient pas rater cela.

 

A cette occasion, Claude Eerdekens, député wallon qui est passé par là, a appris incidemment que le Groupe Delhaize avait choisi la Flandre pour y installer son nouveau centre logistique. Il avait été question de Petit-Waret, mais le soufflé wallon s’est dégonflé comme souvent au profit de la Flandre. L'implantation de ce centre prévoyait la création de 500 emplois.

 

Furieux, il déclare rentrer en opposition. "À partir d'aujourd'hui, je suis un député socialiste indépendant. Et je rentre en opposition contre ce gouvernement wallon incapable! C'est le plus mauvais gouvernement qu'on n’ait jamais eu!", a-t-il déclaré aux journalistes de Vers l’Avenir.

 

Claude Eerdekens veut mettre Philippe Henry, le ministre écolo de l'Aménagement du Territoire, en accusation et a prévenu Rudy Demotte, le ministre-président wallon de sa décision.

 

Mais compte tenu des rapports tendus entre socialistes et écolos, sa colère est-elle le fruit d’une déception profonde ou est-elle une réponse déguisée aux attaques que les socialistes Daerden et Magnette subissent au Fédéral ?
Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /2010 16:46

Aujourd’hui, Het Nieuwsblad annonce que la fortune privée du roi Albert II se chiffrerait à 1 milliard d'euros, soit 80 fois plus que les 12,4 millions que le Palais lui reconnaît officiellement.

"Et il s'agit probablement là d'une sous-estimation", souligne Thierry Debels, un enquêteur spécialisé qui a rédigé un ouvrage sur le patrimoine de la dynastie belge sous le titre "L'argent perdu des Cobourg".

Il faut ajouter que le montant ainsi calculé ne tient pas compte de l'ensemble des intérêts que possèderait encore la famille royale en République démocratique du Congo.

L'un des principaux éléments du patrimoine des Cobourg serait constitué par des participations dans l'ex-Société Générale de Belgique, absorbée par le français Suez.

Il faut rappeler que la Société Générale fut fondée en 1822à  l’initiative du Roi Guillaume Ier des Pays-Bas sous le nom d'Algemeene Nederlandsche Maatschappij ter Begunstiging van de Volksvlijt.

En 1830, l'institution subsista et caissier du jeune État. Elle participa à la négociation d'emprunts destinés à consolider sa situation.

Devenue Société Générale pour Favoriser l'Industrie Nationale, elle prit le nom de Société Générale de Belgique au début du XXe siècle.

C’est en janvier 1988, qu’une offre d’achat fut lancée sur la société par Carlo De Benedetti qui entendait en devenir le principal actionnaire. Le holding finira par tomber dans l’escarcelle de Suez, avec la collaboration d’une coalition d'actionnaires belges, emmenée par la compagnie d'assurances "AG", dirigée par Maurice Lippens.

C’est ce même Maurice Lippens qui devra démissionner de Fortis avant son sauvetage par l’État belge et son rachat par BNP Paribas.

Mais comme on le voit, toutes ces tribulations financières ne semblent pas avoir un impact trop négatif sur les avoirs personnels de notre monarchie.

Comme quoi le « premier des Belges » et sa famille ne sont pas tributaires des dotations si généreusement accordées par un peuple qui s’interroge sur sa capacité d’assurer un minimum vital au plus humble des sujets du royaume.

Source : Le Point.fr

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : C'est du belge
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /2010 10:08

C’est le quotidien Le Soir qui le révèle ce vendredi Sherif Abdoelrahman, un illustre inconnu mais qui a été conseiller de Marc Verwilghen l'ancien ministre de l'Economie (Open VLD) bénéficie d’un traitement de faveur.

Commissaire adjoint de la structure qui gère la participation belge aux Expositions universelles, dont celle de Shanghai, qui s'ouvre le 1er mai prochain,  il est même inconnu de celles et ceux qui travaillent sur ce dossier, alors qu'il est censé être "en poste" depuis le 1er août 2007. 

L'homme n'a pas assisté aux dernières réunions du comité de suivi, alors que l'inauguration du pavillon belge se rapproche, Il percevrait pourtant chaque mois, 3.600 euros net, ce qui depuis 32 mois, lui fait un total de 115.200 euros « dans la poche ».

Son désintérêt pour le dossier, avec un déficit de 4.000 heures de travail, fait aujourd'hui grincer des dents dans les couloirs du SPF Economie, poursuit le journal qui rappelle que Robert Urbain, ancien ministre PS, nommé commissaire général pour Shanghai 2010, recommandé par Elio Di Rupo et choisi par le gouvernement Verhofstadt avait quant à lui jeté l'éponge un après sa désignation, le 1er août 2007. Cette "non-présence" avait déjà coûté 77.000 euros, soit 22 mois, rémunérés 3.500 euros net.

Il semblerait que cette présence onéreuse de la Belgique sera aussi coûteuse en avantages attribués à des « favoris » qu’en représentation de la Belgique.

Ne parle-t-on pas de rigueur budgétaire ?
Oui, mais cela dépend pour qui !
Pas pour les créatures des appareils de parti !

Lire notre article paru en 2009 sur le pavillon belge à Shanghai

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 14:03

Une photo est souvent plus explicite que de longs commentaires, aussi le graphique ci-contre vous montrera le désastre de plus en plus prévisible qui nous attend, quoi qu'en disent nos politiciens somnifères.

L’on a coutume d’entendre chez les défenseurs de l’état belge que la dette publique belge est peu importante par rapport à celles d’autres pays de la communauté européenne et notamment, celle de la France.

Le hasard d’une recherche Internet m’a fait tomber sur un graphique publié par très sérieux FMI (Fonds Monétaire International) et la Commission européenne sur une projection de la dette publique des états par rapport au produit intérieur brut.

Si l’on prend le classement 2009, l’Italie se classe première devant la Grèce et la Belgique. La projection pour 2014 place la Grèce en tête, ce qui s’avère dans les faits des deux premiers mois de 2010. Pratiquement à égalité, l’on retrouve l’Italie, mais plus inquiétant, la Belgique se classe en 4e position directement après l’Irlande.

Il est à remarquer que les critiques sur la gestion française de la crise sont souvent exagérées.

Que ce soit pour 2007, 2009 ou la projection de 2014, la Belgique reste l’État parmi ceux repris sur la liste, le plus mal placé juste devant la Grèce et l’Italie.

Les journalistes et économistes belges, si souvent prompts à louer la gestion du royaume, devraient quand même se rendre compte que la Belgique n’est pas si loin de la situation de la Grèce et que nous pourrions, nous aussi, voir le crédit belge décoté sur le marché international, au point de devoir lui appliquer des mesures aussi drastiques que celles qui sont et devront encore être appliquées en pays hellénique.

Peut-être Yves Leterme pense-t-il  à cela lorsqu’il propose la création d'un ministère des Finances ou d'une agence commune de la dette (AED) pour la zone euro afin de gérer des problèmes comme ceux soulevés par la crise grecque ?

Mais en attendant, l'on continue à saupoudrer de l'argent que nous n'avons plus vpartout tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, comme à la grande époque.

Le Belge dort sur un volcan en voie de s'éveiller !

Stat2009DettePublique.JPG

 

 

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 10:54

Rudy Demotte , ministre-président  de la Région  wallonne  qui avait déclaré qu’il aimerait appeler sa région plutôt Wallonie, semble regretter ma témérité d'une déclaration aussi osée !

"Je n'ai pas parlé d'identité wallonne mais bien de confiance. Il faut donner confiance aux Wallons pour qu'ils aient confiance en eux-mêmes", a-t-il expliqué vendredi dans un entretien sur Bel-RTL.

Face aux critiques du MR sur le sujet, il a clarifié sa position.

"Je n'ai pas parlé d'identité mais d'image. Les Wallons ont besoin d'être soutenus et de savoir qu'ils valent quelque chose. Ils sont trop souvent victimes d'auto dénigrement. Il faut leur montrer, notamment au travers de «  success-stories », qu'ils valent quelque chose. C'est une forme de « coaching » pour les Wallons. »

Ce Wallon picard (voir son site) tremblerait-il à l’idée que la Wallonie pourrait un jour revendique une identité forte ?

Que cette identité la pousserait à exiger de rejoindre les Régions de France, au lieu de rester lamentablement amarrée à une jetée belge en voie de délabrement, sous les coups de boutoirs de lames de fond flamandes ?

Veut-il faire « risette » aux Flamands auxquels il semble tenir particulièrement pour sauver la région ?

Craint-il de déplaire à son excellence le président de son parti qui ne cesse d’envoyer des signaux de vassalité par rapport à la monarchie et à la Belgique fédérale ?

Pitoyable ! Lamentable ! C’est avec ce genre d’eau tiède façon « Tartarin de Tarascon » qu’il veut rendre la fierté à ses compatriotes ?

Mais ses déclarations devraient ouvrir les yeux de tous les Wallons un tant soit peu observateurs. Le « Je n'ai pas parlé d'identité, mais d'image » démontre à suffisance que la seule chose qui l’intéresse est bien plus la forme que le fond !

La méthode Coué figurerait-elle parmi ses ouvrages de chevet ?
La seule chose que l’on peut affirmer, c’est que l’auto hypnose n’a jamais changé les monde extérieur !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 11:34

Une citation déposée sur le site de Liège-France par un correspondant anonyme qui rappelait que Jacques Brel avait dit « La Belgique, c'est un terrain vague où des minorités se disputent au nom de deux cultures qui n'existent pas. »a fait réagir et a inspiré une de ses lectrices.

À son propos, elle juge et condamne le chanteur.

« Le cas de Brel est spécial », dit-elle dans son commentaire, «  Il aimait son "plat pays" pour ses paysages et son architecture, mais rejetait sa culture. Il est le type même du fransquillon flamand devenu bruxellois, espèce détestable en voie de disparition. (…) La phrase de Brel est à mettre sur le compte du surréalisme belge. En quelque sorte, cet homme bourré de talent et très cultivé n'appartenait à aucune culture, ni flamande, ni wallonne, C'est un des derniers produits de la "belgitude", cette fausse culture qui a de moins en moins d'adeptes, sauf peut-être à Bruxelles. - 13 février 2010 20:04 »

Cette chère dame, pseudo psychologue de nature, pense que la culture ne peut pas s’enrichir des racines locales, du terroir où l’individu a grandi,  mais doit correspondre à une norme politiquement correcte.

Bien sûr, le grand Jacques était en partie de Flandre et alors !!!

Jean Giono et Marcel Pagnol n’étaient-ils pas de Provence et de grands écrivains français ?

Le fait de n’être pas un « francophone uniformisé » empêche-t-il d’être un grand  chanteur ou poète d’être Français dans son expression de la vie et des hommes ?

 

Certains rattachistes m’effraient, car leur haine de la Belgique les entraîne à renier ceux qui y sont nés sous prétexte que leur carte d’identité n’est pas celle de la République.

 

Ils n’ont pas l’intelligence de séparer le mot « carte » de sa notion administrative et le mot « identité » qui fait que chaque être humain est attachant du fait de sa diversité. L’on finirait par croire qu’une certaine conception dépassée du sol et du sang les hante quelque part dans leur cerveau. Ce qui explique aussi leur tendresse pour certains nationalistes flamands.

La République française est un modèle qui se base sur des valeurs d’Égalité, de Liberté et de Fraternité. Celui qui accepte d’y agréer est déjà digne de se réclamer de la France, mais c’est son amour de sa langue et de sa culture qui en fera son fils à part entière.

 

Alors, j’en ai assez de ce mépris qui consiste à reprocher à quelqu’un son lieu de naissance et d’oublier l’option volontaire qu’il fait dans son libre arbitre.

Albert Camus disait cette vérité « Ma patrie, c'est la langue française ! ».  

C’est de cette patrie spirituelle qu’un vrai rattachiste doit s’inspirer. C’est celle qui crée une identité de beauté, une communion d’esprit, un élan vers un avenir commun et une union avec ses frères de pensée.


Alors Brel, un Flamand ? Un Bruxellois ? Un Belge ? Non, un vrai Français même si une certaine nostalgie du plat pays lui avait ébloui l’âme.

Mais comme j’aime la France et ses chanteurs, même d’origine italienne, je conclurai par  ces quelques vers chantés par Serge Reggiani :

« (…) J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons, ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses... »


BrelFlandre.JPG

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /2010 16:13

Yves Leterme, premier ministre fédéral a déclaré ce jeudi que la Belgique était  « prête à prendre ses responsabilités" pour venir en aide à la Grèce, dans le cadre d'un effort coordonné des pays de la zone euro ».

« Je suis pour un effort coordonné au niveau européen", a-t-il dit à quelques journalistes présents.

« Tout soutien financier est toutefois conditionné à un effort crédible d'Athènes pour ramener son déficit public à des proportions plus raisonnables », a-t-il ajouté. Toutefois, il s'est montré réticent à une intervention du Fonds monétaire international (FMI), sans toutefois l'exclure catégoriquement.

Ce premier ministre, a-t-il eu les conseils éclairés de sa nounou qui s’occupe de l’institutionnel, mais qui préside également le conseil d’administration de la banque DEXIA, ou envisage-t-il que la même question pourrait se poser d’ici peu à la Belgique ?

Car si la situation de la Grèce est préoccupante sur le plan budgétaire, les journalistes belges toujours bien orientés citent également l’Espagne, le Portugal et l’Italie. Mais ils semblent oublier dans quel état sont les finances d’une Belgique en état de délabrement accentué.

Ces déclarations d’un Leterme relèvent du dicton « Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ».

Le déficit de la Belgique fédérale est en hausse constante, le gouvernement se contentant de saupoudrer un peu partout le peu d’argent qui rentre dans les caisses.

Ne parlons même pas des trous prévisibles de la sécurité sociale et du problème des pensions. Nos gouvernants nous parleront de la crise économique mondiale pour les excuser.

Mais la police et les pompiers manquent de moyens, la justice n’est plus à même d’exécuter toutes ses condamnations, l’enseignement se fait dans ses locaux, parfois à la limite de l’insalubrité et nos routes sont devenues des véritables pistes de savane qui se transforment en pistes de la toundra dès qu’il y a le moindre flocon de neige.

Nous sommes en état de faillite virtuelle et ce n’est pas la présence d’un Van Rompuy à la présidence de l’Europe qui nous épargnera se déclaration le temps venu ?

Je comprends donc sa peur de l’intervention musclée éventuelle du FMI. L’on sait que les mesures drastiques qu’il impose au pays en redressement sont cruelles et brutales.

Et cette intervention, si elle se faisait chez nous non seulement créerait non seulement des troubles sociaux indescriptibles, mettrait en grave danger la carrière (confortable) debout nos politiques qui nous jouent des berceuses depuis des années et risquerait de faire exploser ce royaume divisé.

Demain, il risque d’être trop tard pour réagir . Quand les élus honnêtes de toutes tendances vont-ils se révolter contre cette tragi-comédie d’un état totalement aux mains des présidents de partis ?

C’est la question que l’on se pose avec une angoisse grandissante !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 12:15

C’est fait, L’Europe, par l’entremise  du jury de sélection des capitales européennes de la Culture, a choisi sa Miss Culture 2015 belge.

Enfin « choisi » est un terme surréaliste pour un concours où il n’y a qu’une ville candidate, les autres ayant été gentiment (ou moins gentiment) priée de ne pas se présenter !

Un concours réservé à une seule candidate, voilà qui ne relève pas d’un exemple d’émulation citoyenne européenne.

Bien sûr, je peux comprendre que le meilleur moyen de gagner est d’éliminer tous les concurrents avant l’épreuve, mais cela est-il éthique qu’un jury dit « indépendant » accepte cette parodie ?

Quand il n’y a qu’un seul candidat, il ne devrait pas y avoir remise de prix puisque la compétition n’a pas eu lieu.

La bonne manière  de gagner le championnat européen pour le Standard serait donc de se présenter seul sur le terrain et gagner faute d’équipe adverse à lui opposer ?

Je vois déjà certains titres publiés dans les médias avec la même considération.

 « Notre champion cycliste belge gagne le Tour de France, étant le seul sur la ligne de départ »
ou
« Participez à notre grande tombola promotionnelle dotée d’un prix d’un million d’euro. Il n’y aura qu’un seul participant admis et gagnant : VOUS ! »

Cette acceptation d’un jeu truqué est un déshonneur de plus pour l’Europe et une piteuse image pour la Ville de Mons et son bourgmestre. « A vaincre sans péril, l’on triomphe sans gloire » disait le héros du Cid. Mais dans le cas de ce concours qui n’en était pas un, il n’y a ni gloire, ni victoire. Juste la réception d’un titre non mérité puisqu’il n’avait pas lieu d’être donné. Un accord politique intérieur conclus n’est pas un critère d’attribution pour un jury.

Le jury de sélection des capitales européennes de la Culture, s’il avait eu un tant soit peu le respect de ce concours, aurait dû refuser d’attribuer le titre à un seul candidat.

Mais il y a longtemps que l’Europe et que la politique belge s’écartent du citoyen et de ses sentiments profonds !

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 08:09

Dans son entretien de dimanche avec Pascal Vrébos sur RTL-TVI, Joëlle Milquet , présidente du CDH,  a montré la limite de sa culture française. En exemple d'humanisme, elle a cité la résolution du problème des "sans-papiers".

Il était bon de rappeler les définitions du mot "humanisme" à cette égérie politique qui le confond avec compassion. Vous la trouverez ci-dessous.

En prônant une solution humaine à ce problème, elle ne s'occupe pas de leur épanouissement que je sache, mais juste d'un peu de confort matériel.

S'occuper du problème de ces illégaux est peut-être faire preuve de charité, mais certainement pas d'humanisme.

De là, à en arriver à se poser des questions sur la véritable orientation idéologique du CDH, il n'y a qu'un pas. Comme sa présidente confond allègrement des notions, sinon opposées mais néanmoins différentes, son message n'est-il pas trop brouillon?

A la question du journaliste de quel humanisme, elle se targuait, celui du 17e siècle, celui des lumières, elle se projeta dans un humanisme futur de pacotille, celui des dames patronnesses, revues et modernisées par la mondialisation.

A force de jouer à la bonne Samaritaine, son argumentation devient celle du bazar parisien du même nom, l'on y trouve pratiquement tout et pour tous les goûts.

Et c'est là, peut-être son désir réel, convaincre tout le monde que sa présidence est la plus éclairée de toutes, surtout depuis qu'elle a transformé un parti chrétien en parti "humaniste". Cela permet de ratisser large et d'avoir même une parlementaire voilée!

Définitions de humanisme, nom masculin

Théorie qui vise l’épanouissement de l’être humain.

Mouvement des humanistes de la Renaissance.

[PHILOSOPHIE] Formation de l’esprit humain par la science ou la littérature.

 

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 08:06

C'est un article de Bernard Demonty et de Dirk Vanoverbeke, paru dans Le Soir de ce jour qui le dit.

Un nouveau mot est entré dans le vocabulaire flamand : "wallonisering",  la wallonisation. " Peu amène pour le Sud, il désigne une économie bureaucratisée, en proie a une poussée de chômage incontrôlable. Derrière le mot, il y a le doute, qui s'installe en Flandre. Le modèle a-t-il vécu ?" s'interrogent-ils.

" Et le concept, sinon le mot « wallonisation », si dénigrant soit-il pour le Sud, est sur toutes les lèvres. Il apparaît dans le discours médiatique, patronal, mais aussi politique." ajoutent-ils.

L'on savait qu'Yves Leterme avait parlé de la Wallonie comme un sac de cailloux sur le dos de la Flandre. On subissait depuis longtemps l'image projetée par nos voisins du nord de paresse, de manque de volonté, de besoin d'assistanat et aussi d'incapacité intellectuelle d'apprendre une autre langue des Wallons.

Aujourd'hui, ces messieurs, si fiers de leurs réalisations et de leurs capacités intellectuelles commencent à douter de la gestion politique de la Flandre et pour désigner cette incapacité parle de "wallonisering".

Quel mépris pour nous ! Quel projection pour insister sur nos incapacités notoires.
Il est vrai que la gestion wallonne laisse à désirer fortement, mais de là à créer le mot qui tue !
Mais ces Flamands, si orgueilleux de leur personne, oublient-ils qu'une grosse partie du drame wallon provient de la flamandisation de la Belgique.

D'accord pour notre bêtise aussi. Les syndicats francophones manifestent contre la fermeture d'Opel Anvers, mais les gens de Sidmar ont-ils arrêté le travail par solidarité avec les fermetures d'Arcelor-Mittal  en Wallonie ?
 
Le principal défaut des Wallons ? Une certaine naïveté devant l'inélégance flamande

Par René G. Thirion - Publié dans : Mouvements d'humeur - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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