Le blog de René G. Thirion
Il semblerait que tous les peuples ne soient pas égaux en matière de leur volonté de
gérer leur territoire. C'est la conclusion à tirer des attaques violentes contre le résultat de la votation suisse sur le droit d'ériger dans le pays des minarets. J'ai bien dit
minaret et non mosquée Le minaret, c'est une
architecture traditionnelle pour appeler à la prière dans les pays musulmans et nullement une obligation coranique.
Madame Navanethem Pillay, le haut
commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme a dénoncé mardi l'interdiction par référendum des minarets en Suisse, estimant que cette décision est « discriminatoire, et risque de
mettre la Suisse en contradiction avec ses engagements internationaux" en matière de droits de l'homme.
"J'hésite à condamner un
vote démocratique, mais je n'ai aucune hésitation à condamner les campagnes attisant la peur de l'étranger dans de nombreux pays, dont la Suisse, qui permettent de tels résultats",
a –elle ajouté.
Le haut commissaire a rappelé que
le Comité des droits de l'homme de l'ONU avait averti le 3 novembre dernier qu'une interdiction des minarets constituerait une violation des engagements souscrits par la Suisse dans le
cadre de la Convention de l'ONU pour les droits civils et politiques.
Que je sache, le référendum
portait sur la construction de minarets (constructions typiquement orientales) et non sur l’existence de mosquées en Suisse. Pour tout citoyen belge ou français, les constructions qui ne
s’inscrivent pas dans le paysage traditionnel local, ne peuvent recevoir de permis de construire ou sont détruites tel le temple du Mandarom à Castellane (Haute Provence).
Et ce n’est que justice ! En
Suisse, comme dans d’autres pays européens, les citoyens ne peuvent pas prendre de liberté avec les plans d’aménagement du territoire. En Wallonie, il y a des obligations à respecter même
dans la couverture des maisons.
Je connais quelques Suisses et je
sais l’attachement qu’ils éprouvent envers leurs paysages légendaires. Accuser ce pays neutre qui a accepté tous les fugitifs pendant la dernière guerre, me semble être un procès
inique.
Et tant qu’à faire, cette
fonctionnaire sud-africaine d’un « machin » aussi peu efficace pour la paix que le défunte Société des Nations, ne pourrait-elle pas intervenir en faveur des églises chrétiennes
en terre d’Islam. Mieux, dénoncer les massacres de chrétiens dans ces paradis islamiques ?
Pauvres Suisses ! 57% d’entre eux ont paraît-il peur de l’étranger parce
qu’ils s’opposent à une modification culturelle de leur pays ! Quelle insulte au droit des peuples à disposer de leur sort. Un droit que les Sud-Africains ont réclamé pendant
des années et qu’ils ont obtenu. Ce qui était bon pour eux ne serait donc pas bon pour les européens ?