Le blog de René G. Thirion
Lors de sa
première apparition au Parlement européen, Herman Van Rompuy, président européen
permanent, élu probablement sous une amicale pression de Nicolas Sarkozy er d’Angela Merckels, a été insulté par le chef de file des europhobes britanniques.
Nigel Farage - c’est le nom de ce député
européen et co-président du groupe Europe libertés démocratie (ELD) – lui a
adressé un virulent « Je ne veux pas être impoli, mais vraiment, vous avez le charisme d'une serpillière humide et l'apparence d'un petit employé de banque ».
Dans le fond, il exprimait crûment ce que la presse internationale avait dit avec des gants, lors de son élection.
Le cadeau fait au Royaume-Uni en désignant en même temps une illustre inconnue, Catherine Ashton au poste de Haut
Représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité n’a pas suffit à calmer l’ire de ce politicien britannique.
.« Moins connue qu’Herman Van Rompuy, il faut le faire, non ? », a-t-il précisé dans
son intervention.
Discours de Nigel Farage
Il doit se rendre compte, comme beaucoup, que l’arrivée de ce personnage qui, sur le temps limité à quelques mois d’un mandat de 1er ministre belge, a prouvé largement son manque de réactivité face aux groupes de pression de son gouvernement et son art de dissimuler les impasses qui attendent son pays natal.
Il semble craindre que le couple Sarkozy-Merckels, patrons actuels des deux grandes puissances au sein de l’Union, ne profite de sa faible personnalité et du Traité de Lisbonne pour imposer leur suprématie sur les pays associés, et notamment sur le Royaume-Uni qui est toujours en pied en dedans et un pied en dehors de l’Europe.
Dans son discours, il a aussi adressé à Herman Van Rompuy un vibrant « Vous venez de Belgique, qui est plutôt un non-pays. » Et là, il faut bien avouer qu’il est difficile de lui trouver un manque de lucidité !Discours de Nigel Farage
Jeu 25 fév 2010
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